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VICTOR SCHOELCHER (1804-1893)

 

Victor Schoelcher naît à Paris le 22 juillet 1804 au sein d'une riche famille de fabricants de porcelaine. C'est en qualité d'associé de la manufacture qu'il effectue ses premiers voyages en Amérique et découvre les réalités de l'esclavage. Il se détache dès 1832 des activités commerciales pour se consacrer entièrement à la défense des grandes causes qui ne cesseront d'animer sa vie. Opposé à la Monarchie de Juillet, il participe à la création de journaux républicains qui lui servent de tribune dans son combat abolitionniste. Dès l'avènement de la Seconde République , il réussit, en dépit des oppositions, à imposer le fameux décret d'abolition de l'esclavage dans tous les territoires français en 1848. Élu représentant de la Martinique puis de la Guadeloupe à l'Assemblée Nationale, son opposition au coup d'État du 2 décembre 1851 le contraint à l'exil. Il ne regagne la France que dans la tourmente de 1870 et choisit de représenter la Martinique après les élections de 1871.

Le 16 décembre 1875, il est élu sénateur inamovible, se fait inscrire à l'Union républicaine, puis à l'extrême gauche où il siège à côté de Victor Hugo.
Il poursuit au Sénat les combats qu'il a toujours menés en faveur des justes causes.
« J'ai l'honneur de déposer sur le bureau du Sénat une proposition ayant pour objet l'abolition de   la peine de mort ». C'est en ces termes qu'en juin 1876, vingt-sept ans après l'avoir déjà défendue devant l'Assemblée législative, il tente, en vain, d'apporter la preuve « de l'inefficacité de la peine de mort comme peine répressive » qui n'est pour lui qu'« un restant de la féroce loi du talion ».
Dans le cadre de la discussion budgétaire de 1876, il interroge le ministre des travaux publics sur l'avancement du dossier relatif au chauffage des voitures de chemin de fer de 3ème classe dont il avait obtenu la couverture en 1850.
En 1877, il dépose une proposition de loi interdisant la bastonnade, peine en usage dans les bagnes, « châtiment que l'humanité défend ». Considérant qu'il s'agit d'une mesure disciplinaire qui relève du domaine règlementaire, le texte est rejeté par la commission d'initiative parlementaire.


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Dossier : Victor Schoelcher, sénateur philantrope