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Cyber-débat avec Christian Demuynck, Sénateur Seine-Saint-Denis

 

Mat : Est-ce qu’être sénateur est un plaisir ou une corvée ?

C'est un plaisir et une corvée ! cela peut être l'un et l'autre selon le sujet ou le problème à traiter.

Bernard : La croissance de l’insécurité en France : mythe ou réalité ?

C'est une réalité, mais qu'on ressent selon le lieu où l'on vit.

Fabienne : L’insécurité se limite-t-elle à certains quartiers ?

Non, elle ne se limite pas à certains quartiers, elle est plus importante dans certains lieux.

Drio : Ce sont les petits délits ou la grande délinquance qui posent le plus de problèmes ?

Pour les citoyens que nous sommes, ce sont les petits délits qui sont les plus désagréables à supporter car ce sont ceux que l'on observe ou que l'on subit.

Fred : Vous pouvez nous dire où ?

Dans toutes les zones sensibles recensées par le ministère de l'intérieur, les grands centres urbains.

Aswer : Quels sont les pouvoirs du maire dans une ville comme la vôtre en matière de sécurité ?

Je n'ai pas de pouvoir de police dans mon département, car en Ile de France, c'est du ressort du Préfet.

Didier : En tant que sénateur, comment intervenez vous par rapport à ce problème ?

Dans le débat budgétaire sur le budget du Ministère de l'intérieur, en faisant des suggestions et en essayant d'obtenir des crédits supplémentaires pour la police.

Athos : Que pensez-vous de l’action de J.P Chevènement depuis qu’il est à l’Intérieur ?

Il pourrait faire mieux car le développement de la police de proximité qu'il a décidé apportera des bons résultats dans les quartiers les moins difficiles. Par contre, dans ceux où la délinquance est organisée, elle aura peu d'effet.

Karim : Avec une police débordée, une justice lente et des prisons surchargées, comment trouver des solutions à l’insécurité ?

En restructurant la police et la justice !

Lucie : On parle souvent de la responsabilité des parents en matière de délinquance des mineurs. Qu’en pensez-vous ?

Les parents sont les premiers concernés même s'ils ne sont pas les seuls et l'expérience tentée dans l'Oise, en supprimant les allocations familiales aux familles déficientes, a permis une baisse de la délinquance.

Karim : La surveillance vidéo permanente, y êtes-vous favorable ?

Dans certains lieux oui, mais en règle générale, non, c'est une atteinte à la vie privée.

Laetitia : Comment jugez-vous l’action de la police dans votre département ?

Exemplaire malgré les moyens et les effectifs dont elle dispose.

Gilles : Dans le 93, est-ce qu’il y a des zones de non-droit ?

Oui, bien sur !

Mohammed : Bonjour, le problème de la sécurité mérite-t-il toute l'importance qu'on lui porte ou n'est ce qu'un mythe utilisé par certains partis pour attiser les haines et se faire un public facile. La sécurité mérite-t-elle d'être la 2e priorité nationale ?

Oui bien sûr, parce qu'il n'y a pas de liberté sans sécurité, il suffit de se promener dans certains quartiers pour constater qu'elle n'est pas assurée.

Steve : La délinquance est-elle selon vous issue en majorité des populations immigrées dans le 93 ?

Les immigrés ont leur part dans le domaine de l'insécurité, mais quantifier est une autre histoire.

Mohammed : En focalisant sur le problème de la délinquance ne risque-t-on pas d'obtenir un système à l'américaine ou la répression bien que très forte est inefficace.

C'est faux ! la répression à New York est forte et la délinquance a chuté d'une manière spectaculaire.

Yann : La loi veut imposer 20 % de HLM dans toutes les communes : quel sera son effet en matière de sécurité ?

Plus de concentration, plus de problèmes, y compris ceux de l'insécurité .

Hector : Pensez-vous que les travaux d’intérêt général puissent être une peine dissuasive en matière de petite délinquance ?

Oui, si elle est appliquée, ce qui n'est pas le cas !

Mohammed : Que pensez-vous de la peine de mort et de ses résultats ?

Je ne suis pas persuadé que les États américains où elle est appliquée soient plus sûrs en matière de sécurité.

Virgile : Peut-on modifier la réputation du 93. Si oui comment ?

Oui, on peut la modifier en parlant de ce qui va bien ! des jeunes qui travaillent, des familles qui souhaitent s'en sortir, c'est une minorité qui fait l'image du 93.

AlainL : Concrètement, vous êtes pour ou contre la peine de mort ?

Plutôt pour quand on est certain de la culpabilité de la personne et de l'atrocité des crimes qu'elle a commis.

Mike : Neuilly-Plaisance, ça craint ou non ?

C'est plutôt calme.

Laziz : Croyez-vous à la réhabilitation des gens qui ont commis des crimes graves ?

Oui.

Yariv : Y-a-t-il encore des différences entre la gauche et la droite en matière de sécurité ?

Oui, la gauche considérant que la prévention doit être développée uniquement, et que la répression doit être quasi-inexistante, la droite est plus pour un équilibre prévention - répression sans complexes.

Lex : Vos adversaires du PCF vous paraissent-ils laxistes en matière de sécurité dans le 93 ?

Oui, bien sur, ils excusent tout sous couvert de difficultés sociales.

Tina : cet équilibre répression-prévention, comment souhaitez - vous y parvenir ?

Chaque délit doit être puni, quelle que soit sa gravité.

John : Pensez-vous que la chute de la criminalité à New York peut servir de modèle pour la région parisienne ?

Comme modèle, oui, et au niveau de l'application, c'est plus compliqué, à Paris, c'est le préfet qui a l'autorité de police, et non pas le maire, comme tout est volonté politique.

Kalach : Que pensez vous de l'attitude de M. Gayssot concernant la sécurité routière ?

Le projet de loi sur la Grande Vitesse est une mesure qui rappelle la lutte des classes.

Kalach : Que pensez-vous de la dépénalisation des drogues douces ?

Je suis totalement contre.

Alan Querel : La violence dans les banlieues est-elle une fatalité ?

Non, c'est une volonté politique de laisser faire ou de se battre contre.

Kalach : la lutte des classes dans la loi Gayssot. Pourquoi ?

Parce que ce sont les véhicules les plus couteux qui risquent de dépasser la vitesse limitée.

Simon : Si vous étiez ministre de l’Intérieur quelles seraient les trois premières mesures que vous adopteriez ?

Faire en sorte qu'il y ait un redéploiement des effectifs de l'administration vers le terrain, de leur donner les moyens en véhicules, ordinateurs, etc, et en augmentant conséquemment la prime de fidélisation (prime accordée à ceux qui sont dans les quartiers difficiles).

Jim : Il faut augmenter les impôts alors ?

Non, pas du tout ! il y a un tas d'économies faisables sur le budget de l'état.

Alan Querel : Qui a intérêt à laisser faire et à ne pas combattre l'insécurité ?

Les libéraux et les Rousseauistes qui considèrent que l'homme naît bon et que c'est la société qui le corrompt.

Jim : vous n'êtes pas libéral alors. Socialiste peut-être ?

Je suis libéral au contraire, libéral, ça veut dire que l'on fait ce que l'on veut en respectant les autres, et que l'on est responsable de ses actes.

Merci beaucoup Christian Demuynck, le mot de la fin ?

C'est une très bonne expérience à renouveler !