COMPTES RENDUS
Compte rendu de la réunion du mardi 2 novembre 2004
Lors de son assemblée générale du mardi 2 novembre 2004, le groupe d'information a procédé à la désignation de son Bureau qui se trouve ainsi composé :
Président d'honneur :
M. Claude HURIET
Président :
M. Louis de BROISSIA (UMP - Côte-d'Or)
Vice-Présidents :
Mme Michèle ANDRE (SOC - Puy-de-Dôme)
M. Jean-François HUMBERT (UMP - Doubs)
M. Yvan RENAR (CRC - Nord)
M. Yannick TEXIER (UMP - Ille-et-Villaine)
M. Pierre-Yvon TREMEL (SOC - Côtes-d'Armor)
M. Alain VASSELLE (UMP - Oise)
Secrétaires :
M. Philippe NOGRIX (UC - Ille-et-Vilaine)
M. Philippe MADRELLE (SOC - Gironde)
M. Louis de Broissia :
Je vous propose de constituer une délégation pour rendre visite au nouvel ambassadeur de Chine, qui a exprimé le souhait de nous rencontrer. Je rappelle que nous avions des relations rudes mais franches avec son prédécesseur, M. Wu.
Cette délégation sera composée des membres du Bureau et de tout autre membre du groupe qui le souhaitera. Je crois qu'il est important que nous disions aux autorités chinoises combien la gestion de la question tibétaine peut leur coûter cher en termes d'image.
Par ailleurs, le Dalaï Lama m'a écrit pour me dire qu'il souhaite recevoir à Dharamsala, au mois d'avril 2005, une délégation de notre groupe d'information. Le billet d'avion entre Paris et New-Delhi resterait à notre charge. Nous serons accueillis par l'ambassadeur de France en Inde, puis participerons à une réunion du Parlement tibétain en exil avant d'être reçus par le Dalaï Lama.
La date exacte reste encore à définir, une lettre de confirmation vous sera envoyée. Nous retrouverons vraisemblablement sur place une délégation du groupe d'études sur le Tibet de l'Assemblée nationale.
M. Tashi Phuntsok, représentant du Dalaï Lama en France :La troisième délégation envoyée en Chine par le Dalaï Lama vient d'avoir à nouveau des échanges avec les autorités chinoises. L'écart entre les positions est encore très grand, mais le dialogue doit continuer. Les organisations non gouvernementales pro-tibétaines seront reçues demain à l'Elysée, après le voyage du Président de la République en Chine. Toutes ces associations contribuent à ce qu'existe un dialogue au plus haut niveau.
Jean-Paul Ribes :
Nous avons la chance d'avoir Kalseng Dolma parmi nous aujourd'hui. Elle fait partie de la jeune génération qui est née en exil. Elle a eu le courage de revenir au Tibet avec un message audiovisuel du Dalaï Lama, en échange duquel elle a recueilli les confidences des gens. Beaucoup ont décidé de témoigner de leur attachement au Dalaï Lama à visage découvert, malgré les risques encourus. Fallait-il les filmer ? Il nous faudra demeurer vigilant, au cas où les autorités chinoises décidaient de réprimer ces témoins. C'est un film touchant, mais il faut dépasser le niveau émotionnel pour atteindre le niveau politique, qui est celui de l'existence d'un peuple dont le Dalaï Lama est bien le dirigeant légitime. C'est avec cet homme que la Chine doit dialoguer.
Le groupe d'information a alors procédé à la projection du film de François Prévost et Hugo Latulippe « Ce qu'il reste de nous ».
Kalsang Dolma, une tibétaine réfugiée au Québec, franchit l'Himalaya. Elle porte un message filmé du chef spirituel et politique des Tibétains. Les familles se rassemblent autour du petit écran et, pour l'une des premières fois, la parole de ce peuple sous l'emprise de la douleur traverse le silence et parvient jusqu'à nous.
Ce film-choc a été tourné à l'insu des autorités chinoises lors d'une dizaine d'incursions clandestines sur le territoire du Tibet entre 1996 et 2004.
Louis de Broissia :
Je crois qu'il serait du plus grand intérêt de faire connaître davantage ce film, par exemple en organisant une projection au Centre national de la cinématographie.





