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Vu l’article 34-1 de la Constitution,
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Vu le chapitre XVI du Règlement du Sénat,
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Considérant que les connaissances, savoir-faire et pratiques sociales de la culture du cognac en Charentes constituent un élément majeur du patrimoine culturel immatériel français, fondé sur la transmission intergénérationnelle, la complémentarité des métiers, la mémoire sensorielle, le respect du temps long et l’ancrage territorial ;
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Considérant que cet élément vivant associe la conduite du vignoble, la vinification charentaise, la distillation en alambic charentais, le vieillissement, l’assemblage, l’habillage du produit ainsi qu’un ensemble de métiers d’artisanat, d’équipement, de création, de médiation et de transmission indispensables à sa continuité ;
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Considérant que la culture du cognac s’inscrit, pour les besoins de la présente proposition de résolution, dans un territoire viticole de 90 000 hectares et dans une filière représentant 70 000 emplois directs et indirects, ce qui en fait un pilier de l’économie, de l’emploi, de l’attractivité et de la vitalité des territoires charentais ;
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Considérant que cette culture repose sur une communauté de praticiens, d’artisans, d’entreprises, d’organismes de formation, d’institutions culturelles, de collectivités territoriales et d’amateurs, dont l’engagement commun assure la continuité, la transmission et l’évolution de cet héritage vivant ;
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Considérant que la transmission de cet élément repose sur l’oralité, le compagnonnage, l’apprentissage du geste, l’observation, l’expérience sensorielle ainsi que sur des dispositifs structurés de formation, de recherche et de professionnalisation (apprentissage, lycées viticoles, certifications, recherche appliquée) ;
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Considérant que la culture du cognac contribue à la cohésion sociale, à l’éducation, au dialogue entre les communautés, au développement économique local, à la valorisation des territoires et à la visibilité du patrimoine culturel immatériel ;
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Considérant que cet élément fait face à des menaces réelles tenant notamment au changement climatique, à la raréfaction de certaines ressources et de certains métiers, aux risques de standardisation, à la contrefaçon et à l’affaiblissement possible des mécanismes collectifs de transmission ;
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Considérant que l’élément « Les savoir-faire de l’élaboration du cognac » a été inscrit le 7 février 2020 à l’Inventaire national du patrimoine culturel immatériel de la France et qu’une candidature auprès de la Conférence générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est portée sous l’intitulé « Connaissances, savoir-faire et pratiques sociales de la culture du cognac en Charentes » ;
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Souligne que l’inscription des connaissances, savoir-faire et pratiques sociales de la culture du cognac en Charentes sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité répond à un impératif à la fois patrimonial, culturel, économique, territorial et social ;
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Affirme que la reconnaissance internationale de cet élément renforcerait la sauvegarde conjointe des métiers, des gestes, des paysages, des outils, des lieux, des archives, des mémoires et des formes de transmission qui lui donnent sa cohérence et sa vitalité ;
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Invite le Gouvernement à soutenir activement, en lien étroit avec les communautés concernées, les collectivités territoriales, les organismes professionnels, les établissements de formation et les institutions culturelles, la candidature relative à l’inscription des connaissances, savoir-faire et pratiques sociales de la culture du cognac en Charentes sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité auprès de l’UNESCO ;
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Invite le Gouvernement à renforcer, dans cette perspective, les dispositifs de transmission des métiers du cognac, notamment par l’apprentissage, le compagnonnage, la formation professionnelle, le soutien aux reconversions, l’appui aux métiers rares et la valorisation des savoirs sensoriels et manuels indispensables à la continuité de la filière ;
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Invite le Gouvernement à soutenir les actions de recherche, de documentation, de collecte, de conservation, de médiation et de sensibilisation propres à mieux faire connaître la culture du cognac comme patrimoine vivant et à conforter sa transmission auprès des jeunes générations et du grand public ;
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Invite le Gouvernement à accompagner les initiatives destinées à préserver les ressources naturelles, les paysages culturels et les conditions matérielles de pérennité de cet élément, dans une perspective de développement durable et d’adaptation aux mutations climatiques et économiques ;
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Appelle enfin le Gouvernement à faire de cette inscription une priorité de l’action de la France en matière de patrimoine culturel immatériel, afin d’assurer la reconnaissance, la visibilité internationale et la sauvegarde durable des connaissances, savoir-faire et pratiques sociales de la culture du cognac en Charentes.
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