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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 24 JANVIER 2001


 

ERNEST ANTOINE SEILLIÈRE DÉNONCE AU SÉNAT
" LA FRANCE QUI FREINE "

Entendu au Sénat le mercredi 24 janvier, à l’initiative de M. Jean François-Poncet, (RDSE - Lot-et-Garonne), Président de la Commission des Affaires économiques, au cours d’une audition ouverte à l’ensemble des sénateurs et en présence de M. Jean Delaneau (RI - Indre-et-Loire), Président de la Commission des Affaires sociales, le Président du MEDEF a " tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation de l’image de la France et de son attractivité " pour les investisseurs.

 Dénonçant " la France qui freine ", celle des " réglementations tous azimuts ", d’un Etat " qui ne parvient pas à se réformer ", et des ponctions-record sur les entreprises, il a rappelé que notre pays serait " le dernier en Europe pour la fiscalité de l’entrepreneur en 2003 ".

 Il a détaillé les effets pervers des 35 heures : peu d’emplois créés, plafonnement des revenus des salariés, hausse des conflits sociaux, difficultés de recrutement, coût " gigantesque " pour l’Etat, désaffection des investisseurs étrangers pour la France.

 S’agissant de la refondation sociale, le président du MEDEF a affirmé que " la France qui freine, c’est encore celle qui se mobilise contre l’indispensable évolution, progressive et modérée, du régime des retraites pour sauver le régime de répartition ", celle qui refuse " avec obstination ", de mettre en place les fonds de pension. " Le Gouvernement se dérobe depuis plus de 10 ans " devant la nécessité de traiter cette question, mais le MEDEF a " bon espoir " que, les premières réactions passées, les partenaires sociaux acceptent de " regarder la réalité en face "..

 Ernest-Antoine Seillière a opposé à cette " France qui freine " le nécessaire " élan de créativité " incarné, notamment, par les entreprises et leurs salariés, et appelé de ses voeux un " partenariat " avec les pouvoirs publics.