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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 21 NOVEMBRE 2001


Les sénateurs redoutent des retards dans la modernisation de l'armée de terre

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, présidée par M. Xavier de Villepin, examinait mercredi 21 novembre les crédits de l'armée de terre inscrits au projet de budget 2002.

Le rapporteur pour avis, M. Serge Vinçon, a souligné que malgré les bons résultats du recrutement des engagés, l'armée de terre n'aurait pas entièrement résorbé, au terme de sa professionnalisation, le sous-effectif qu'elle a connu tout au long des dernières années. Le déficit portera sur les personnels civils, du fait de 1.100 suppressions de postes et de plusieurs centaines d'emplois vacants, ainsi que sur la catégorie des volontaires, dont l'effectif risquait, sur l'année 2001, d'être inférieur de plus de 40 % aux emplois budgétaires. M. Serge Vinçon a préconisé la transformation de plus d'un millier de postes de volontaires en postes d'engagés de l'armée de terre.

Le rapporteur a par ailleurs précisé que l'insuffisance des autorisations de programme prévues en 2002 avait conduit à décaler plusieurs commandes d'équipement, ce qui se répercuterait sur le rythme de modernisation des matériels de l'armée de terre. Citant l'exemple des calendriers de livraison du véhicule blindé de combat d'infanterie (VBCI) ou de l'hélicoptère de transport NH90, il a surtout souligné que l'armée de terre devrait fonctionner durant la majeure partie de la décennie avec des matériels vieillissants, sur-utilisés et trop fréquemment immobilisés, ce qui pourrait se traduire par une limitation des capacités opérationnelles.

En conclusion, il a jugé le budget 2002 plus infidèle encore que les précédents aux engagements de la « revue de programmes » et indifférent aux évolutions du contexte international. Il a observé que tout au long de la législature, les choix s'étaient constamment opérés au détriment de la défense, que ce soit en période de rigueur ou de relative aisance budgétaire, ce qui démontrait à ses yeux qu'elle ne figurait pas au rang des priorités gouvernementales. Déplorant qu'au moment où plusieurs de nos partenaires relèvent leur effort dans un environnement incertain, notre investissement de défense semble invariablement tiré vers le bas, il a recommandé à la commission de donner un avis défavorable aux crédits de la défense pour 2002.