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COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 28 NOVEMBRE 2002


 

PÊCHE : LE SÉNATEUR ALAIN GÉRARD DÉNONCE LE CATASTROPHISME DE LA COMMISSION EUROPÉENNE

Choqué par l'annonce, faite par le commissaire européen M. Franz Fischler, de son intention de réduire de 80 % la pêche au cabillaud, à l'églefin et au merlan, M. Alain Gérard, rapporteur pour avis du budget de la pêche au Sénat, dénonce le catastrophisme de Bruxelles.

Il considère comme provocateur le chiffre considérable de 80 %. « Il n'est pas innocent que cette annonce de la Commission intervienne un mois avant la fin prévue des négociations sur la réforme de la politique commune de la pêche. La France et les pays du groupe des amis de la pêche ne doivent pas céder au catastrophisme du commissaire Fischler », a‑t‑il déclaré.

Il rappelle que la validité des estimations du Conseil international pour l'exploration de la mer (CIEM) est loin d'être unanimement reconnue. Surtout, il conteste l'opportunité de prendre aujourd'hui des mesures de réductions aussi drastiques, susceptibles de durcir le climat déjà difficile des négociations en cours sur la réforme de la PCP.

Il estime que cet événement prouve bien qu'il est indispensable de ne pas transférer du Conseil Européen à la Commission le pouvoir de fixer les limitations de capture, le Conseil apparaissant comme le seul rempart contre toute dérive technocratique.

Il s'inquiète, en effet, de la brutalité des nouvelles propositions de Bruxelles, dont la mise en oeuvre déstabiliserait les professionnels de la pêche. C'est pourquoi il réaffirme la nécessité de rendre pluriannuels les totaux admissibles de capture (TAC), seul moyen d'éviter des variations annuelles violentes et ingérables pour les pêcheurs.

Enfin, il insiste sur l'indispensable renforcement des contrôles de l'application des mesures limitant les captures et sur la promotion des engins de pêche sélective, qui sont autant de moyens de préserver la ressource halieutique, et d'éviter le recours à des mesures aussi brutales que celles proposées par la Commission européenne.