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Communiqué du 7 mars 2006



LE SÉNAT PRÉOCCUPÉ PAR LES CONSÉQUENCES DE LA GRIPPE AVIAIRE SUR LA FILIÈRE AVICOLE

A l'occasion de la séance de questions orales, M. Jean Boyer (UC-UDF - Haute-Loire) a interrogé M. Dominique Bussereau, ministre de l'agriculture et de la pêche sur la grippe aviaire, qui suscite beaucoup d'inquiétude chez la filière avicole. Le sénateur souhaitait connaître le plan d'action gouvernemental en la matière et l'accompagnement prévu pour soutenir ce secteur.

 Dans sa réponse, le Ministre a rappelé que le gouvernement a choisi la prévention dans la transparence que des  mesures de protection avaient été mises en place progressivement depuis l'été, telles le confinement, la surveillance vétérinaire, l'interdiction des rassemblements d'oiseaux. Une demande de vaccination préventive dans certaines zones a également été demandée au niveau européen.

Constatant que  la consommation était en baisse, et qu'une sorte de psychose s'installait, jusque chez des élus, le ministre a reconnu qu'il fallait aider cette filière. Pour cela, 20 millions d'euros seront dégagés pour les éleveurs professionnels, des avances pouvant être versées dès aujourd'hui. De plus, des mesures spécifiques seront prises pour les éleveurs de l'Ain. D'autre part, pour l'aval de la filière, le ministre a indiqué que 30 millions d'euros seront mobilisés, le décret d'avance sera pris aujourd'hui même et des mesures de chômage partiel autorisées.

Enfin, le ministre a ajouté que le Premier ministre recevrait bientôt les professionnels, et qu'une campagne d'information serait lancée, montrant ainsi le Gouvernement restait solidaire de la profession.

M. Jean-Claude Gaudin, vice-président du Sénat et maire de Marseille, qui présidait cette séance de questions a souligné que « Face aux excès, parfois, des médias, les parents demandent à leurs enfants de ne pas manger de poulet à la cantine. Il a en outre ajouté : "Dans ma ville,  45.000 repas de cantine sont fournis chaque jour. Si les enfants refusent de manger du poulet, cela nous pose un réel problème. Nous devons, me semble-t-il, expliquer encore mieux la situation. »

Contact presse : Stéphanie Garnier 01 42 34 25 12 ou 25 13 s.garnier@senat.fr