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Communiqué du 14 novembre 2007



Mise au point du rapporteur du Sénat sur la loi Pécresse :

« Étudiants, prenez le temps de lire la loi et cessez de vous laisser manipuler ! »

 
Choqué par les propos tenus à la tribune d’amphis universitaires par certains étudiants, ou non étudiants d’ailleurs, et relayés par les médias, M. Jean-Léonce Dupont (UC-UDF-Calvados), rapporteur de la loi sur les universités pour la commission des affaires culturelles du Sénat, présidée par M. Jacques Valade (UMP – Gironde), engage les étudiants à se méfier de la forte désinformation qui circule à propos de ce texte.

Il souhaite clairement rappeler la réalité des dispositions de la loi du 10 août 2007 sur les libertés et responsabilités des universités, et, par conséquent, rétablir la vérité :

- Non, cette loi n’instaure pas la sélection : chaque étudiant reste libre de s’inscrire dans l’établissement universitaire et dans la formation de son choix.

- Oui, il sera mieux informé, éclairé et conseillé pour effectuer ce choix, grâce à une procédure d’ « orientation active », liée à une préinscription. Cette démarche permet un choix de filière plus conscient et tend à éviter échec et amertume.

- Non, cette réforme ne prévoit pas d’augmentation des frais d’inscription. Cette question, taboue en France, devra cependant être débattue sereinement, comme dans les autres pays. Dans tous les cas, elle a été exclue de la réforme engagée l’été dernier.

- Oui, les universités pourront gérer leur budget avec davantage d’autonomie et de souplesse. Elles pourront recevoir plus facilement des fonds « non étatiques », ce qui devrait leur permettre de compléter notamment les ressources de leurs laboratoires de recherche, au travers de coopérations avec le monde économique local, national, voire international.

- Non, la loi ne prévoit pas la « suppression des filières qui n’intéressent pas le patronat ». Le choix des filières appartient plus que jamais aux universités.

- Oui, la loi confie clairement aux universités une mission d’orientation et d’insertion professionnelle et elle les oblige à créer un bureau d’aide à l’insertion professionnelle.

- Oui, la composition des conseils d’administration des universités comprend une plus forte participation de personnalités extérieures, dont au moins un chef d'entreprise ou cadre dirigeant d'entreprise et au moins un autre acteur du monde économique et social. Ces personnalités pourront notamment les aider à mieux remplir leurs missions, à enrichir leur offre de formations susceptibles de permettre aux jeunes diplômés de trouver un emploi, plutôt que de développer les « formations‑impasses » qui éloignent les étudiants des universités ou entretiennent l’amertume des diplômés concernés.

M. Jean-Léonce Dupont conclut : « cette loi a justement pour objectif de conforter les universités afin de mieux assurer l’avenir des futurs jeunes diplômés et de soutenir la recherche française. »

 

La loi et le dossier législatif: www.senat.fr/dossierleg/pjl06-367.html

Contact presse : Astrid Poissonnier 01 42 34 22 90  a.poissonnier@senat.fr