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Communiqué du 21 mai 2008



Comment mieux assurer la présence culturelle française à l'étranger ?
 s'interroge
M. Adrien Gouteyron dans le cadre d'une mission de contrôle

M. Adrien Gouteyron (UMP, Haute-Loire), rapporteur spécial de la mission « Action extérieure de l'Etat », au nom de la commission des finances du Sénat, présidée par M. Jean Arthuis (UC-UDF, Mayenne), achève une mission de contrôle budgétaire sur l'action culturelle française à l'étranger, en application de l'article 57 de la LOLF, qui le conduira au Caire du 1er au 3 juin 2008. Cette mission est fondée sur le constat préoccupant que notre pays est redevenu, depuis 2004, importateur net en matière de production culturelle. L'apprentissage de la langue française dans les pays non francophones tend également à marquer le pas, y compris en Europe. Un indicateur récent montre ainsi que le pourcentage de documents de la Commission européenne rédigés à l'origine en français est passé de 26,3 % en 2004 à 12,3 % en 2007.

A partir d'un échantillon de pays (Allemagne, Argentine, Etats-Unis, Japon, Pologne), et de plus d'une vingtaine d'auditions, M. Adrien Gouteyron s'interrogera dans un rapport à paraître en juin 2008 sur l'intégration dans la panoplie de l'action publique des instruments de la diplomatie culturelle du 21e siècle. Il note que le modèle des « alliances françaises » est né à la fin du 19e siècle,  que les centres culturels ont pris leur essor à partir de la seconde moitié du 20e siècle et que les outils de rayonnement actuels ne sont pas en mesure d'exercer une action déterminante dans le domaine, en particulier, des industries culturelles. Il devrait revenir sur la répartition des rôles respectifs du ministère des affaires étrangères, du ministère de  la culture et du ministère de l'éducation nationale, ainsi que sur la frontière, aujourd'hui artificielle, entre notre politique de création sur le territoire national et notre politique de diffusion culturelle à l'étranger.

Dans le domaine majeur des bourses de création et des résidences d'artistes à l'étranger (Casa Vélasquez à Madrid, Villa Kujoyama à Kyoto, ateliers de création à New-York, Villa Médicis à Rome), M. Adrien Gouteyron devrait plaider pour une mise en cohérence des différents programmes existants, gérés aujourd'hui de manière éclatée entre ministère des affaires étrangères et ministère de la culture, en prévoyant une harmonisation des procédures de sélection des artistes concernés, et une meilleure adéquation entre les pays de résidence, les formules (résidences collectives ou bourses individuelles) proposées, et les besoins de créateurs. S'agissant de la Villa Médicis, qui a une nature mixte de centre culturel et de résidence d'artistes[1], il pourrait proposer son intégration dans le réseau culturel à l'étranger et une spécialisation de son programme de résidence d'artistes dans deux domaines où Rome est encore ville d'excellence : musique et histoire de l'art.

                Contact presse : Olivier Graftieaux,   o.graftieaux@senat.fr,    01 42 34 25 38

[1] Cf. sur ce sujet le rapport de M. Yann Gaillard, rapporteur spécial de la mission « Culture » au nom de la commission des finances : rapport d'information n° 274 (2000-2001) « La villa Médicis: le mythe et les réalités »