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Communiqué du 25 juillet 2008



L’épizootie de fièvre catarrhale ovine (FCO),

l’une des plus graves crises sanitaires dont il faut tirer les enseignements pour l’avenir

Mme Nicole Bricq (Soc, Seine-et-Marne), rapporteure spéciale de la mission « Sécurité sanitaire », au nom de la commission des finances, présidée par M. Jean Arthuis (UC-UDF, Mayenne), vient de rendre public son rapport sur la gestion de l’épizootie de fièvre catarrhale ovine, disponible sur le site internet du Sénat à l’adresse suivante :

www.senat.fr/noticerap/2007/r07-460-notice.html

La fièvre catarrhale ovine (FCO) ou « langue bleue du mouton » est une maladie animale qui touche tous les ruminants, mais ne se transmet pas à l’homme. Son introduction inattendue au nord-est de l’Europe, au mois d’août 2006, est à l’origine de l’une des plus graves crises sanitaires que la France a connue depuis les cinquante dernières années, causant des pertes économiques importantes pour les filières ovine et bovine.

Si Mme Nicole Bricq a noté le contexte très contraint dans lequel le ministère de l’agriculture et de la pêche a dû agir, notamment en raison de l’absence, dans un premier temps, de vaccins, elle a néanmoins constaté, au travers de ses déplacements, les difficultés posées par la stratégie vaccinale retenue et son application sur le terrain. Elle s’interroge également sur la gestion budgétaire de la crise, soulignant l’insuffisance des crédits destinés à la lutte contre les maladies animales. Elle déplore, en outre, les limites de la coopération européenne en la matière.

Pour Mme Nicole Bricq, l’épizootie de FCO doit être l’occasion de tirer des enseignements pour mieux anticiper et mieux gérer les crises sanitaires à venir, ce qui suppose notamment de procéder rapidement à une évaluation des premières campagnes de vaccination, de renforcer les systèmes d’alerte et de surveillance entomologique du territoire et de mettre en place des systèmes d’information efficaces. Ces mesures ne peuvent néanmoins être pleinement efficaces, notamment face aux risques émergents, que si elles s’inscrivent dans un cadre européen renforcé. C’est pourquoi, ces thèmes gagneraient à être inscrits à l’agenda de la Présidence française de l’Union européenne.

Contact presse : Olivier Graftieaux, 01 42 34 25 38, o.graftieaux@senat.fr