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Il faut opposer un refus aux attitudes sexistes qui minimisent la gravité du viol


Mardi 24 mai 2011

Mme Michèle André (soc., Puy-de-Dôme), présidente de la délégation sénatoriale aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les hommes et les femmes élève une mise en garde contre la résurgence, dans les débats actuels, de propos sexistes qui tendent à minimiser la gravité du crime que constitue le viol.

 Il ne devrait plus être possible aujourd’hui à quiconque de nier le traumatisme profond que constitue pour la personne qui en est la victime – une femme le plus souvent – cette violence destructrice.

 Toute tentative d’en minimiser la gravité est d’autant plus odieuse qu’elle méconnait la réalité sociale d’un crime qui représente aujourd’hui 46 % des affaires jugées en cour d’assises.

 D’après les données officielles établies par l’Observatoire national de la délinquance, 10.108 viols ont été enregistrés en France en 2010 et l’on sait qu’en ce domaine seule une faible proportion des agressions donne lieu à plaintes auprès des services de police et de gendarmerie. Selon certaines évaluations, ce serait ainsi quelques 75.000 viols qui seraient commis chaque année dans notre pays.

 Michèle André souhaite que les débats actuels permettent à la société française de prendre conscience de la gravité de cette plaie sociale et de se libérer de la complaisance envers la domination masculine. C’est la seule manière d’aller vers une société moderne et mixte où hommes et femmes vivront en égalité, en liberté et en dignité.

 

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