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La Grèce et la zone euro, un an après


Jeudi 16 juin 2011

Réunie le 15 juin 2011, la commission des affaires européennes a adopté le rapport de MM. Jean-François Humbert (UMP – Doubs) et Simon Sutour (SOC - Gard) sur la situation économique et financière en Grèce, suite à leur déplacement dans ce pays du 7 au 9 juin dernier.

Le deuxième acte de la crise financière grecque vient souligner les limites de l’intervention financière européenne du printemps 2010 et l’incapacité pour l’Union européenne de rassurer les marchés sur la solvabilité d’un de ses États membres. Les mesures qu’elle a pu adopter en faveur d’une meilleure gouvernance économique peinent, en outre, à convaincre les créanciers des pays dits périphériques, l’effet de contagion ne parvenant pas à être stoppé.

La situation économique et financière de la Grèce devrait néanmoins conduire l’Union européenne à fournir, aux côtés du Fonds monétaire international, une nouvelle aide à Athènes afin, notamment, de lui permettre de continuer à mettre en place les réformes structurelles aptes à réduire son déficit budgétaire et faciliter, dans le même temps, une reprise économique.

Selon les rapporteurs, ce nouveau prêt constitue la moins mauvaise hypothèse tant toute restructuration, « reprofilage » ou rééchelonnement comporte des risques pour le système financier local mais aussi l’ensemble de la zone euro, en dissuadant les investisseurs et en fragilisant un peu plus l’Irlande et le Portugal, qui bénéficient eux aussi d’une assistance financière. Ce deuxième plan d’aide n’en comporte pas moins des risques politiques et sociaux, un durcissement de l’opposition aux mesures d’austérité étant nettement perceptible.

Les institutions communautaires doivent, à cet égard, tenter de redonner un sens positif à l’union monétaire tant celle-ci semble partiellement déconsidérée par les opinions publiques. Le rapport de MM. Humbert et Sutour insiste sur la nécessité de franchir une nouvelle étape en matière de gouvernance de la zone euro, alors qu’un débat de fond doit être engagé sur la valeur même de la monnaie ou la gestion de la dette souveraine. Il convient à cet égard de réfléchir aux conditions d’octroi aides financières à la Grèce, à l’Irlande ou au Portugal, afin de redonner un espoir aux populations concernées, en particulier chez les plus jeunes. Il en va de la crédibilité même du projet européen.

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