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Le Sénat présente "Coeurs de nature en France" Saison Outre-mer

sur les grilles du Jardin du Luxembourg du 6 décembre 2011 au 15 janvier 2012


Lundi 05 décembre 2011

Coeurs de nature, la plus grande production photo sur la nature en France

Depuis le 15 septembre 2011, le Sénat propose, sur les grilles du Jardin du Luxembourg, l'exposition « Coeurs de nature en France », un voyage photographique au coeur du patrimoine naturel français.

Une initiative des acteurs de la protection de la nature, Réserves naturelles de France, Parcs nationaux de France, le Conservatoire du littoral, l’Office national des forêts et l’Agence des aires marines protégées, avec l’appui du magazine Terre Sauvage et le soutien du Ministère de l’écologie, qui vise à révéler aux publics l’existence des Coeurs de nature de métropole et d’Outre-mer ! 

Douze photographes réunis par l’agence de photojournalisme Sipa Press, guidés pendant trois mois par les hommes et femmes qui protègent ces espaces au quotidien, ont porté leurs regards sur plus de 50 de ces « cœurs de nature ». Le résultat de cette collaboration inédite, 1 500 photographies dont 76 ont été présentées au public cet automne.

Nouvelle saison entièrement dédiée aux coeurs de nature d’Outre-mer ! 

A partir du 6 décembre 2011, 54 photographies inédites renouvellent la majeure partie de l’exposition pour un dernier volet entièrement dédié aux coeurs de nature ultramarins. L’année 2011 est, en France, l’Année des Outre-mer. Par une sorte de clin d’oeil du calendrier, elle prolonge 2010 qui fut l’Année internationale de la biodiversité. C’est dans les territoires ultramarins que la responsabilité de la France en matière de biodiversité est la plus fortement engagée. Les Outre-mer abritent plus d’espèces endémiques (c’est-à-dire qu’on ne retrouve pas ailleurs) que toute l’Europe continentale, de l’Atlantique à l’Oural.

À travers leurs images, les photographes exposés ici révèlent les Coeurs de nature de six de ces territoires répartis dans les trois grands océans – Atlantique, Indien et Pacifique – sous les tropiques et en Antarctique. Des espaces qui jouent – plus encore qu’en métropole – un rôle irremplaçable de réservoirs de biodiversité.

Romulad Meigneux, l’un des douze photographes de Coeurs de nature, évoque ainsi douze jours passés à photographier les moindres recoins du Parc national de la Réunion en mai 2011 : « Les variétés de sites, de faunes, de flores ainsi que le multiculturalisme de l'île me font penser à un diamant à multiples facettes dont l'Océan Indien serait l'écrin. Douze jours à parcourir en tous sens l'île m'ont convaincu qu'il faut absolument protéger et sauvegarder ce bijou... ».On sait malheureusement les terribles dégâts que lui a infligé en octobre dernier un incendie particulièrement ravageur. 

Des coeurs de nature présents sur six territoires

Les coeurs de nature sont pour l’essentiel des réserves naturelles : la plus vaste, celle des Terres australes françaises, couvre 2,27 millions d’hectares !

Ce sont aussi des parcs nationaux. Il y a aujourd’hui trois parcs ultramarins : le parc national de la Réunion, que les incendies d’octobre 2011 ont tristement placé au coeur de l’actualité, le parc national de Guadeloupe et le parc amazonien de Guyane. 

Les réserves biologiques, elles, sont situées dans les massifs forestiers. Placées sous la responsabilité de l’Office national des forêts, leur mission est de protéger les espèces animales ou végétales et leurs habitats. 

En mer, c’est l’Agence des aires marines protégées qui coordonne la protection des sites remarquables tels que le parc naturel marin de Mayotte. Parcs nationaux, réserves naturelles ou biologiques, aires marines, tous sont des espaces naturels remarquables, protégés par une réglementation spécifique. Sauf exception, ils sont ouverts au public qui doit toutefois y observer des prescriptions strictes, adaptées à chaque site.

Entre la terre et la mer, il y a… le littoral. Là, c’est le Conservatoire du littoral qui intervient. Non par une réglementation, mais en acquérant des terrains – qui deviennent alors la propriété inaliénable de l’État –, choisis pour leur caractère remarquable. Le plus souvent, la gestion de ces terrains est ensuite confiée à une réserve naturelle, à un parc national…

Cette nouvelle exposition présente les coeurs de nature de six territoires de l’Outre-mer français, ceux qui comportent des réserves naturelles, un parc national ou parc naturel marin, des réserves biologiques et des sites du Conservatoire du littoral. Pour autant, d’autres territoires auraient pu rejoindre cette liste : pas plus grande que la Picardie, la Nouvelle-Calédonie compte 2 423 plantes, 21 poissons et 61 reptiles uniques au monde, contre respectivement 353, 2 et… 0 pour la métropole. La France recèle 10 % des récifs coralliens et des lagons de la planète, et, à elle seule, la Polynésie française regroupe près de 20 % des atolls*. Des territoires précieux, fragiles, dont on comprendrait qu’ils deviennent demain, à leur tour, des coeurs de nature… 

Dans plusieurs de ces territoires – à Mayotte notamment – de nouveaux projets d’espaces protégés verront bientôt le jour. Loin de la métropole, les coeurs de nature battent intensément ! 

*Source : Comité français de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature)

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