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Préparation de la Conférence « Rio+20 » : les sénateurs entendent la position de l’Equateur


Jeudi 29 mars 2012

Le président de la commission du développement durable, Raymond Vall (RDSE, Gers), la présidente du groupe de travail « Négociations internationales – Climat Environnement », Laurence Rossignol (SOC, Oise) et Ronan Dantec (ECOLO, Loire-Atlantique) ont rencontré mercredi 28 mars au Sénat, Maria Fernanda Espinosa, Ministre de la coordination du patrimoine de l’Equateur.

Evoquant la position de son pays et celle de ses voisins latino-américains en vue du sommet international « Rio+20 » en juin prochain, la ministre Espinosa a pointé trois sujets essentiels : la question du financement des engagements, la réflexion sur une nouvelle gouvernance en matière de développement durable et le débat actuel sur l’économie verte. Sur ce dernier point, elle a rappelé que, comme l’a montré la réunion préparatoire régionale pour l’Amérique latine et les Caraïbes en septembre 2011, le concept d’économie verte ne fait pas consensus dans la mesure où il risque de se substituer au concept, plus large, de développement durable, qui inclut les dimensions sociale et environnementale. Il n’est pas souhaitable que les débats à Rio portent exclusivement sur l’économie verte.

La Ministre Espinosa a également présenté l’Initiative Yasuni-ITT qui consiste, pour l’Equateur, à s’abstenir d’extraire les 900 millions de barils de pétrole situés sous le parc naturel Yasuni dans le but de préserver sa biodiversité exceptionnelle et d’éviter une déforestation massive. Le projet prévoit de faire porter la moitié du coût de cette non-exploitation de 20 % des réserves en pétrole du pays par la communauté internationale via des certificats de non-exploitation que les Etats, les ONG ou les entreprises pourront acheter. Elle a insisté sur la dimension avant tout pédagogique de cette initiative, qui a donné naissance au nouveau concept d’émissions nettes de gaz à effet de serre évitées, ainsi que sur sa dimension éthique. En effet, cette initiative soulève les problèmes de la co-responsabilité planétaire pour les biens publics mondiaux et de la définition d’une nouvelle matrice énergétique pour aborder l’économie post-pétrolière.

Raymond Vall, Laurence Rossignol et Ronan Dantec ont fait état du très grand intérêt porté par la commission à l’ensemble de ces questions et ont indiqué qu’elle enverrait une délégation à la Conférence « Rio+20 ».  

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