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Sahel : une approche globale pour relever le défi de la sécurité


Mercredi 3 juillet 2013

Les sénateurs Jean-Pierre CHEVÈNEMENT (RDSE, Territoire de Belfort) et Gérard LARCHER (UMP, Yvelines), co-présidents du groupe « Sahel» du Sénat, livrent dans leur rapport « Sahel : Pour une approche globale » une analyse fouillée et lucide sur une région en crise, où le centre de gravité de la menace terroriste se déplace dangereusement vers le Nord Niger et le Sud Libyen. Cette menace concerne au premier chef les pays de la région (Afrique de l’Ouest, Maghreb) mais aussi la France et les pays européens.

« Alors que les soldats maliens et tchadiens vont défiler sur les Champs Élysées le 14 juillet et que les troupes françaises passent le relais aux Casques bleus de l’ONU au Mali, n’oublions pas qu’il faut maintenant traiter les racines profondes d’un demi-siècle de crises maliennes », estime Jean-Pierre CHEVÈNEMENT. Élections, réconciliation, décentralisation, gouvernance, développement : le rapport formule des recommandations pour le long terme. Au sein de la région, « l’Algérie partage nos objectifs pour la stabilisation de son voisinage », estime Jean-Pierre CHEVÈNEMENT, considérant qu’il faut « intensifier et poursuivre le dialogue ». Le rapport s’inquiète des répercussions possibles de la crise sahélienne pour la sécurité européenne, et invite à approfondir la réflexion sur la montée de l’islamisme radical et du terrorisme djihadiste, notamment en Afrique de l’Ouest : « Nous devons penser globalement ce problème, pour lui apporter des réponses cohérentes », juge Jean-Pierre CHEVÈNEMENT.

Au-delà du Mali, le rapport estime que les chocs multiples qui déstabilisent le Sahel (pauvreté, explosion démographique, montée de l’islamisme radical, trafics, terrorisme, piraterie…) appellent une approche et une réponse globales, articulant sécurisation militaire, réforme de la gouvernance politique et promotion d’un développement économique et social à l’échelle régionale.

Le rapport décrit la montée des menaces dans le vaste espace saharo-sahélien et s’inquiète d’un nouvel enkystement terroriste possible au sud-ouest libyen. « Le Livre blanc 2013 ne dit rien sur notre dispositif militaire prépositionné en Afrique ! » regrette Gérard LARCHER. « A quelques jours des derniers arbitrages sur la loi de programmation militaire, et alors que les périls montent partout dans la bande sahélo-saharienne, ce n’est pas le moment de réduire notre présence militaire » prévient-il. Le rapport formule des propositions précises pour consolider, de manière à assurer la sécurité collective, en accord avec les États concernés, les points d’appui militaires français en Afrique. « Nos bases doivent être un levier pour faire monter en puissance une capacité de défense africaine, ce qui est notre objectif.» estime Gérard LARCHER, dans la perspective du sommet de chefs d’États africains du 7 décembre prochain sur la sécurité.

« Le Président de la République a eu raison de dire que nous n’en avons pas terminé avec le terrorisme au Sahel », conclut Jean-Louis CARRÈRE (SOC, Landes), Président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées. « La déstabilisation de cette zone est aujourd’hui une menace très importante pour l’Europe. Une prise de conscience est nécessaire. ».

Le rapport a été adopté à l’unanimité de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat.

 

Pour lire le rapport 
(version intégrale disponible en ligne le 4 juillet au matin) :

  

1Ce groupe est composé de : MM. Jean-Pierre Chevènement et Gérard Larcher, co-présidents, MM. Jacques Berthou, Alain Gournac, Joël Guerriau et Rachel Mazuir, sénateurs.

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