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L’Iran, le renouveau d’une puissance régionale ?

Les propositions de la commission des affaires étrangères du Sénat pour restaurer la relation franco-iranienne à la veille de la visite du Président Rohani


Jeudi 8 octobre 2015

La commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, présidée par M. Jean-Pierre Raffarin (Les Républicains - Vienne), a adopté, mercredi 7 octobre 2015, le rapport "L’Iran, le renouveau d’une puissance régionale ?" du groupe de travail co-présidé par MM. Jacques-Legendre (Les Républicains - Nord) et Daniel Reiner (Socialiste et républicain - Meurthe-et-Moselle), dont étaient également membres Mme Michelle Demessine (CRC-Nord), et M. Joël Guerriau (UDI-UC - Loire-Atlantique).

L’accord trouvé à Vienne le 14 juillet dernier sur le programme nucléaire iranien a changé la donne. Le rapport s’interroge sur la volonté et les moyens de l’Iran, dans l’avenir, de mettre en œuvre sa capacité d’influence au bénéfice de la résolution des crises au Proche et Moyen-Orient, en favorisant la stabilité régionale. Dans cette perspective, il évalue la puissance iranienne, sous ses différents aspects : politique étrangère, capacité militaire, poids économique, société…

Dans le nouveau contexte, la relation franco-iranienne amorce sa restauration. À la veille de la visite en France, annoncée pour le mois de novembre, du président iranien Hassan Rohani, le rapport avance des propositions concrètes visant à densifier le dialogue et les coopérations qu’il est indispensable pour la France d’entretenir avec l’Iran – aux plans politique (avec l’objectif de lutter contre le terrorisme et de favoriser le règlement des crises), économique (en organisant plusieurs partenariats) et culturel (en relançant la coopération culturelle et scientifique entre les deux pays).

Lors de l’adoption du rapport par la commission, M. Jacques Legendre a déclaré : "Il s’agit ainsi de rééquilibrer nos alliances actuelles dans la région. La France n’a pas à prendre parti entre le monde sunnite et le monde chiite. Félicitons-nous de la qualité actuelle de la coopération politique et militaire française avec l’Égypte, l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, mais ne négligeons pas les leviers majeurs d’influence, dans la région, de la relation franco-iranienne, qui s’inscrit dans une longue histoire."

M. Daniel Reiner a ajouté : "Coopérer en faveur de la gestion des crises ou du redémarrage des investissements sur place n’implique en rien d’acquiescer aux principes défendus par la République islamique, ni de se rallier à sa vision du monde. Au contraire, l’enjeu pour la France est de faire rayonner ses valeurs, en poursuivant avec le régime de Téhéran un échange, le cas échéant, critique – que ce soit en matière de diplomatie ou sur les droits de l’Homme."

Le rapport, ainsi que le compte rendu de la réunion de la commission du 7 octobre 2015, seront prochainement disponible sur le site du Sénat : http://www.senat.fr

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