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La commission des affaires étrangères et de la défense à Izmir (Turquie) pour la mise en œuvre de l’accord UE-Turquie sur les réfugiés


Lundi 11 avril 2016

Les sénateurs Claude Malhuret (Les Républicains - Allier) et Leila Aïchi (Écologiste - Paris) se sont rendus à Izmir pour étudier la mise en oeuvre de l’accord UE-Turquie sur les réfugiés.

En mission en Turquie du 4 au 8 avril pour la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat, ils ont pu constater qu'à Izmir, sur la côte égéenne, 202 migrants étaient réadmis depuis la Grèce, en application de l’accord du 18 mars 2016 entre l’Union européenne et la Turquie.
 
Les sénateurs ont rencontré le gouverneur de la région, le commandant des Garde côtes pour l’Égée, ainsi que des représentants du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et d’ONG impliquées dans la gestion de cette crise migratoire.
 
Depuis 2011, la Turquie réalise un effort considérable pour l’accueil des réfugiés syriens. Malgré un flux en constante augmentation, elle a progressivement amélioré les droits de ces réfugiés et la qualité de leur accueil. « Pays d’une population légèrement supérieure à la nôtre, la Turquie compte aujourd’hui 2,7 millions de réfugiés sur son sol, accueillis avec une grande solidarité par la population turque, ce qui mérite d’être salué », a déclaré M. Claude Malhuret. "Néanmoins, les pays de l’Union européenne et la Turquie doivent aujourd’hui veiller à ce que l’accord du 18 mars 2016 soit appliqué dans le respect du droit humanitaire international", a ajouté Mme Leila Aïchi, "afin que toutes les personnes réadmises puissent faire valoir leurs droits". A court terme au moins, l’accord du 18 mars 2016 a permis une diminution importante du nombre de départs de réfugiés de la Turquie vers la Grèce, permettant ainsi probablement de préserver des vies humaines.
 
Au cours de leur déplacement, les sénateurs ont par ailleurs évoqué la situation économique de la Turquie, sa politique étrangère dans le contexte de la guerre syrienne, ainsi que les évolutions indispensables pour la poursuite des négociations d’adhésion avec l’Union européenne. Ils ont également rencontré des journalistes et des universitaires, qui leur ont fait part de leurs vives préoccupations quant à la situation de l’État de droit et des libertés publiques en Turquie.

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