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L’Office présente deux notes scientifiques sur Mars et sur les lanceurs spatiaux réutilisables


Lundi 21 janvier 2019

L’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques dont le président est Gérard Longuet (Meuse - Les Républicains) et le premier vice-président Cédric Villani (Essonne - La République en Marche) a examiné et adopté deux nouvelles notes scientifiques.

La note scientifique n° 8 sur Mars, nouvelle frontière de l'exploration spatiale, établie par Catherine Procaccia, sénateur (Val-de-Marne – Les Républicains), dresse le bilan des 43 missions d’exploration martiennes et des connaissances scientifiques relatives à cette planète. Elle fait valoir que le vieux rêve de l’exploration humaine de Mars devient un projet crédible mais néanmoins complexe et coûteux et propose donc de privilégier les missions robotisées, de faire de l’exploration humaine un objectif de long terme et de conserver un équilibre de l’exploration entre Mars et le reste du système solaire. La note appelle à conforter le rôle de première puissance spatiale européenne de la France. Elle évoque également la question de la vie sur Mars qui, en dépit de la présence d’eau, paraît peu probable en l’état des connaissances.

La note scientifique n° 9 sur les lanceurs spatiaux réutilisables, établie par Jean-Luc Fugit, député (Rhône - La République en Marche), dresse un constat : on ne peut plus se passer des services rendus par les satellites : télécommunications, défense, météorologie, géolocalisation… L’irruption d’acteurs privés, comme SpaceX, et le « New Space », a entraîné une chute des prix et une concurrence exacerbée, en particulier grâce à la maîtrise de la réutilisation des lanceurs. Le lanceur européen Ariane 6, qui sera opérationnel en 2020, n’est pas réutilisable. Son plan d’affaires n’est par ailleurs pas encore totalement assuré. Le débat continue sur la nécessité de maîtriser les technologies de réutilisation pour assurer à l’Europe le maintien de son rang de puissance spatiale autonome. Au-delà, apparaît le besoin d’une évolution de la gouvernance de la politique spatiale européenne qui permette des choix clairs.

Comme les précédentes notes scientifiques de l’Office, celles-ci se sont appuyées sur la consultation de membres de son Conseil scientifique, de chercheurs spécialistes et d’experts d’origines diverses.

Les notes sont accessibles sur les pages internet de l’OPECST sur les sites de l’Assemblée nationale et du Sénat.

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