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Recherche nucléaire : le Sénat interroge M. François JACQ, Administrateur général du CEA


Mercredi 23 octobre 2019

Le 27 juillet dernier, le Sénat et l’Assemblée nationale convenaient d’un accord sur le projet de loi relatif à l’énergie et au climat.

À l’initiative de la commission des Affaires économiques du Sénat, ce texte assignait à l’État la nécessité d’« impulser une politique de recherche et d’innovation ».

Depuis lors, le Gouvernement a annoncé le renoncement au démonstrateur de 4e génération ASTRID, en septembre, et le report de neuf ans de la mise en service du réacteur expérimental Jules HOROWITZ, en octobre.

Attentive à ce qu’un effort de recherche public suffisant soit consenti en matière d’énergie nucléaire, qui constituera encore la moitié de notre mix électrique en 2035, la commission a entendu sur ces points François JACQ, Administrateur général du Commissariat général à l’énergie atomique et aux énergies alternatives.

L’Administrateur général a rappelé en ces termes l’intérêt de l’énergie nucléaire dans l’atteinte de notre objectif de « neutralité carbone » : « Nous avons un raisonnement au CEA – je le redis s’il en était besoin – consistant à dire que, de notre point de vue, le nucléaire est aujourd’hui une partie de la solution à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. C’est le cadre et nous nous inscrivons dans une perspective de nucléaire durable ».

S’agissant du projet ASTRID, il a indiqué : «  Nous avons préféré, non pas arrêter le programme mais surseoir à la réalisation d’un des éléments de ce programme, qui aurait été un démonstrateur coûteux et dont on pense – dont je pense – qu’il serait venu trop tôt. »

En ce qui concerne le projet Jules HOROWITZ, il s’est exprimé ainsi : « C’est un projet qui – je l’admets et le dis très clairement –, comme un certain nombre de projets nucléaires, a connu des difficultés ; c’est un projet très ambitieux et qui le reste. »

La commission des Affaires économiques sera très attentive à l’évolution des projets précités et exercera, en matière de recherche nucléaire comme sur les autres sujets énergétiques, un « devoir de vigilance » afin de s’assurer que les objectifs de la future loi « énergie-climat » soient suivis d’effet.

Contact(s) presse :

    Mathilde DUBOURG
    01 42 34 25 11