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DAUZIER Louis

Ancien sénateur du Cantal

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 20 octobre 1929
  • Réélu le 10 janvier 1939
  • Fin de mandat le 21 octobre 1945

Extraits de la table nominative :

1930 , 1931 , 1932 , 1934 , 1935 , 1936 , 1937 , 1938 , 1939 , 1940

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

DAUZIER (Louis, AMANT), né le 1" juillet 1873 à Arpajon-sur-Cère (Cantal), mort le 6 avril 1946 au Bousquet, près d'Arpajon-sur-Cère.

Sénateur du Cantal de 1929 à 1945.

Louis, Amant Dauzier naquit à Arpajon-sur-Cère (Cantal), fils de Louis, chapelier, et de Catherine Loganne, le 1" juillet 1873. Après ses études primaires, on le mit en apprentissage. Quand il fut reçu maître-tailleur, il s'établit à son compte à Aurillac et peu après, le 4 décembre 1896 épousa une Aurillacoise, Marie Aubert, de quatre ans son aînée, qui devait lui donner quatre enfants.

Il n'avait pas vingt-sept ans que le maire d'Aurillac, le docteur Francis Fesq, « républicain avancé », le priait déjà de faire partie de la liste qu'il se disposait à conduire à la bataille pour les élections municipales du 11 novembre 1901. Le tailleur accepta cet hommage qu'on rendait à son intelligence, à son jugement, à sa jeune valeur : il fut élu. Il lui fallut attendre dix ans - novembre 1911 - pour devenir premier adjoint, mais non pas du même maire (à Fesq avait succédé François Volpilhac, un professeur de philosophie radical-socialiste). Et, huit ans plus tard, en novembre 1919, Volpilhac battu, c'est Louis Dauzier qui devint maire d'Aurillac : il ne quittera plus l'écharpe jusqu'en mai 1935.

De ce temps aussi - 1919 - date le début de sa carrière à l'Assemblée départementale. Aux élections du 14 décembre, le conseiller général du canton sud d'Aurillac, ce même Volpilhac auquel il a succédé dans la charge de maire ne se représente pas. Dauzier se porte, radical-socialiste. Il l'emporte nettement sur un chirurgien, Chibret, qui se réclame du « bloc national » : 2.048 voix contre 1.134. L'ampleur même de ce succès semble décourager la concurrence : point d'adversaire pour Dauzier aux renouvellements qui suivent. Pas moins de 2.556 voix sur 2.621 votants le 19 juillet 1925 et 3.139 sur 3.810, le 18 octobre 1931.

Ayant ainsi dans son département ce qu'il appelle une position, Louis Dauzier vise plus haut. Le 9 janvier 1921, il se présente aux élections sénatoriales, mais les temps ne sont pas encore venus : il est battu.

Dauzier attendra- donc le renouvellement de 1929. Entre temps, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur, le 23 septembre 1924. En 1929, la lutte promet d'être chaude. Inutile, semble-t-il, de songer à battre le premier des sortants, François Marsal, républicain de gauche, qui a un nom, qui fut Ministre des- Finances. Quant au second, le docteur Cazals, républicain de gauche aussi, ce n'est pas d'hier qu'il représente le département : longtemps député avant d'être sénateur. Contre ces deux-là, Louis Dauzier, radical-socialiste, part hardiment à la bataille avec son colistier Henri Brunel, républicain radical, tous deux «candidats des gauches ». Ils veulent, disent-ils, l'entière laïcité de l'Etat et de l'enseignement national ; ils sont partisans de «l'application du plan Young et de la ratification des accords de La Haye » qui font enfin espérer la création d'une Europe fédérée définitivement pacifique ; surtout, ils voient qu'il est urgent de a faire rapporter le décret pris récemment par M. Hennessy, Ministre de l'Agriculture, interdisant l'usage du seigle dans la panification, décret funeste dont les agriculteurs ont déjà ressenti les effets ». Au premier tour, le 20 octobre 1929, c'est François Marsal qui arrive en tête, avec 284 voix, mais Dauzier n'est pas loin : 270 voix, et, derrière, déjà Brunel a distancé Cazals : 239 suffrages contre 177. Sur quoi le second tour apporte une nouvelle surprise, à savoir que Dauzier dépasse François Marsal. Avec 290 voix, il est élu. En outre Brunel s'est rapproché de François Marsal à pas plus de deux voix : 280 contre 282. Au troisième tour, il le dépasse : 290 contre 282. Les deux sortants sont battus par la gauche.

Au Luxembourg, où il s'inscrit au groupe de la Gauche démocratique, c'est d'abord à la Commission de l'enseignement, dont il est membre en 1930, 1931 et 1932, que Louis Dauzier consacre l'essentiel de son activité, mais c'est surtout à partir de 1933, où il est enfin membre de la Commission de l'agriculture, que ses avis rencontrent toute l'attention qu'ils méritent. Il ne tarde pas à passer pour un expert en tout ce qui regarde l'électrification rurale et la vicinalité.

Au renouvellement du 23 octobre 1938, les deux colistiers heureux de 1929 appellent les électeurs à se prononcer pour eux, contre la réaction, incarnée en l'espèce par un Castellane, de la famille de Boni, l'illustre dandy qui fut le premier gentilhomme français à épouser une riche héritière américaine (miss Florence Gould) et se trouva bien puni, comme on sait, d'avoir, suivant son mot « ainsi essuyé les plâtres ». Dauzier et Brunel, qui sont pour la liberté, pour l'ordre, le travail et la propriété, pour les lois sociales, pour l'équilibre budgétaire, rappellent qu'ils n'ont ni l'un ni l'autre ménagé leurs efforts en faveur des paysans « qu'il s'agisse disent-ils, de la défense des produits laitiers, du marché de la viande, du développement de l'élevage, de l'écoulement des lentilles, etc. ».

Au premier tour, sur 574 votants, c'est Dauzier qui arrive en tête, avec 270 voix, mais Castellane (250 voix) est déjà loin devant Brunel (191). Au second, Dauzier, 306 voix, est élu. Au troisième, Brunel ne peut plus rien contre Castellane, lequel le devance de cinquante voix tout juste.

Au Luxembourg, Dauzier retrouve sa place à la Commission de l'agriculture où ses avis furent toujours du même poids. Puis c'est la guerre, la défaite. Le 10 juillet 1940, à Vichy, il est de ceux qui disent oui au projet de loi constitutionnelle que Laval présente.

Il regagne alors son département natal et le 5 avril 1946, il meurt au Bousquet sa commune de naissance. Il avait 73 ans.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

DAUZIER (Louis)

Né le 1er juillet 1873 à Arpajon-sur-Cère (Cantal)

Décédé le 6 avril 1946 à Arpajon-sur-Cère

Sénateur du Cantal de 1929 à 1945

Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome IV, p. 1253 et 1254.

Louis Dauzier approuve la révision constitutionnelle du 10 juillet 1940 ; il se retire ensuite dans son village natal, où il meurt le 6 avril 1946.

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Photo de M. Louis DAUZIER, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 1er juillet 1873
Décédé le 6 avril 1946
Département
Cantal
  • Mis à jour le 17 avril 2014