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de LUR-SALUCES Thomas

Ancien sénateur de la Gironde

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 5 janvier 1879
  • Réélu le 5 janvier 1888
  • Fin de mandat le 8 août 1891 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

1879 , 1880 , 1881 , 1882 , 1883 , 1884 , 1885 , 1886 , 1888 , 1890 , 1891

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

LUR-SALUCES THOMAS JOSEPH HENRY, COMTE DE), député de 1876 à 1879, et membre du Sénat, né à la Réole (Gironde) le 11 décembre 1808, fils du comte Ferdinand-Eugène de Lur-Saluces (V. p. haut), suivit d'abord la carrière militaire, entra à Saumur en 1825, et fut nommé sous-lieutenant au 14e chasseurs en 1829. Démissionnaire le 10 septembre 1831, il tenta une première fuis, sous Louis-Philippe, d'aborder la carrière politique en se présentant, le 1er août 1846, à la députation dans le 9e collège de la Gironde (La Réole) : il y obtint 206 voix contre 214 à l'élu, M. Mazet. Maire de Preignac de 1838 à 1841, membre du conseil municipal de Bordeaux de 1841 à 1846, chef d'escadron de l'artillerie de la garde nationale de Bordeaux en 1848, membre du conseil général de la Gironde pour le canton de l'odensac (1860-1874), il fit, sous l'Empire, de l'opposition au gouvernement dans le conseil général, et se présenta, le 1er juin 1863, comme candidat indépendant au Corps législatif dans la 3e circonscription de la Gironde, où il réunit 5,982 voix, contre 18,651 à l'élu officiel, M. Emile Péreire; puis, le 24 mai 1869, dans la 6e circonscription du même département qui lui donna 5,305 voix, contre 19,097 à l'élu officiel, M. Jérôme David. Rallié au gouvernement républicain, M. de Lur-Saluces, qui est un des grands propriétaires de la Gironde, avait déclaré en 1874 se retirer de la vie publique en donnant sa démission de conseiller général, lorsque les républicains de la 4e circonscription de Bordeaux le déterminèrent à accepter la candidature, le 20 février 1876 : il fut élu député par 10,917 voix (20,211 votants et 27,334 inscrits), contre 9,311 à M. de Carayon-Latour, légitimiste, représentant sortant. M. de Lur-Saluces siégea à gauche et fut des 363. Réélu, après la dissolution de la Chambre, au second tour de scrutin, le 18 octobre 1877, par 12,519 voix (23,105 votants, 28,454 inscrits), contre 6,915 à M. de Carayon-Latour et 3,551 à M. Gras, bonapartiste, il reprit sa place dans la majorité, soutint le ministère Dufaure, et, le 5 janvier 1879, quitta le Palais-Bourbon pour le Luxembourg, étant devenu sénateur de la Gironde, par 347 voix sur 667 votants. Il se fit inscrire au groupe de la gauche républicaine de la Chambre haute, et vota pour l'article 7, pour les lois Ferry sur l'enseignement, pour la modification du serment judiciaire, pour la réforme du personnel de la magistrature, pour le divorce, pour les crédits de l'expédition du Tonkin, pour les ministères de gauche qui se succédèrent au pouvoir. Réélu sénateur, le 5 janvier 1888, par 700 voix sur 1,262 votants, il se prononça pour la nouvelle loi militaire, et, en dernier lieu, pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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1889-1940

LUR-SALUCES THOMAS JOSEPH HENRY, COMTE DE), député de 1876 à 1879, et membre du Sénat, né à la Réole (Gironde) le 11 décembre 1808, fils du comte Ferdinand-Eugène de Lur-Saluces (V. p. haut), suivit d'abord la carrière militaire, entra à Saumur en 1825, et fut nommé sous-lieutenant au 14e chasseurs en 1829. Démissionnaire le 10 septembre 1831, il tenta une première fois, sous Louis-Philippe, d'aborder la carrière politique en se présentant, le 1er août 1846, à la députation dans le 9e collège de la Gironde (La Réole) : il y obtint 206 voix contre 214 à l'élu, M. Mazet. Maire de Preignac de 1838 à 1841, membre du conseil municipal de Bordeaux de 1841 à 1846, chef d'escadron de l'artillerie de la garde nationale de Bordeaux en 1848, membre du conseil général de la Gironde pour le canton de l'odensac (1860-1874), il fit, sous l'Empire, de l'opposition au gouvernement dans le conseil général, et se présenta, le 1er juin 1863, comme candidat indépendant au Corps législatif dans la 3e circonscription de la Gironde, où il réunit 5,982 voix, contre 18,651 à l'élu officiel, M. Emile Péreire; puis, le 24 mai 1869, dans la 6e circonscription du même département qui lui donna 5,305 voix, contre 19,097 à l'élu officiel, M. Jérôme David. Rallié au gouvernement républicain, M. de Lur-Saluces, qui est un des grands propriétaires de la Gironde, avait déclaré en 1874 se retirer de la vie publique en donnant sa démission de conseiller général, lorsque les républicains de la 4e circonscription de Bordeaux le déterminèrent à accepter la candidature, le 20 février 1876 : il fut élu député par 10,917 voix (20,211 votants et 27,334 inscrits), contre 9,311 à M. de Carayon-Latour, légitimiste, représentant sortant. M. de Lur-Saluces siégea à gauche et fut des 363. Réélu, après la dissolution de la Chambre, au second tour de scrutin, le 18 octobre 1877, par 12,519 voix (23,105 votants, 28,454 inscrits), contre 6,915 à M. de Carayon-Latour et 3,551 à M. Gras, bonapartiste, il reprit sa place dans la majorité, soutint le ministère Dufaure, et, le 5 janvier 1879, quitta le Palais-Bourbon pour le Luxembourg, étant devenu sénateur de la Gironde, par 347 voix sur 667 votants. Il se fit inscrire au groupe de la gauche républicaine de la Chambre haute, et vota pour l'article 7, pour les lois Ferry sur l'enseignement, pour la modification du serment judiciaire, pour la réforme du personnel de la magistrature, pour le divorce, pour les crédits de l'expédition du Tonkin, pour les ministères de gauche qui se succédèrent au pouvoir. Réélu sénateur, le 5 janvier 1888, par 700 voix sur 1,262 votants, il se prononça pour la nouvelle loi militaire, et, en dernier lieu, pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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Photo de M. Thomas de LUR-SALUCES, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 11 décembre 1808
Décédé le 8 août 1891
Profession
militaire
Département
Gironde
  • Mis à jour le 03 septembre 2014