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GAILLEMIN Louis

Ancien sénateur des Vosges

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 14 janvier 1936
  • Fin de mandat le 31 décembre 1944 ( Ne se représente pas )

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

GAILLEMIN (Louis), né le 3 août 1880 à Vagney (Vosges).

Député des Vosges de 1934 à 1939.

Sénateur des Vosges de 1939 à 1944.

Alors que la IIIe République trouvait peu à peu son équilibre, naissait à Vagney, dans les Vosges, Louis Gaillemin. Ce n'est pourtant pas vers la politique que le jeune homme se dirigea tout d'abord, mais vers la médecine. Ses qualités le désignèrent vite à l'attention de ses concitoyens et il fut bientôt élu maire de Cornimont. II entra ensuite au Conseil général où il resta jusqu'à sa mort comme vice-président.

Il fut élu député de la circonscription de Remiremont à l'élection partielle du 3 juin 1934, par 11.973 voix sur 16.072 votants, contre M. Maurin. Il s'inscrivit au groupe des républicains indépendants et d'action sociale. Ses compétences le conduisirent tout naturellement à faire partie de la commission d'hygiène à la Chambre. A ce titre, il déposa un certain nombre de rapports, notamment sur la proposition de loi Amat relative à la limitation et au statut des pharmaciens, sur la déclaration obligatoire des maladies contagieuses et sur les organisations des inspections départementales d'hygiène. Il fut également l'auteur de la proposition de résolution du 8 février 1935 tendant à l'attribution d'une médaille d'honneur aux ouvriers ou employés ayant servi trente ans dans la même entreprise.

Aux élections générales du 26 avril 1936, Louis Gaillemin fut réélu sous l'étiquette U.R.D. (Fédération républicaine) par 11.145 voix sur 18.127 votants, devant le communiste Joly 3.200 voix, le socialiste Petitgenet et le radical-socialiste Kaiser. Il ne devait pas terminer son mandat puisque, le 19 février 1939, il était élu sénateur des Vosges au fauteuil de Maurice Flayelle, décédé. Membre du groupe de l'union républicaine et de la commission de l'hygiène et de la prévention sociale, il eut peu d'occasions, dans une période d'inactivité parlementaire, de prendre la parole. En revanche, il déposa un grand nombre de questions écrites sur les sujets les plus divers : travail, agriculture, santé publique, finances, défense nationale et guerre.

Lors du vote du 10 juillet 1940, il se prononça pour la révision des lois constitutionnelles.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

GAILLEMIN (Georges, Jean, Marie)

Né le 9 décembre 1919 à Cornimont (Vosges)

Décédé le 17 mai 1958 à Neuilly-sur-Seine (Seine)

Député de 1952 à 1958 (Vosges)

Georges Gaillemin, né le 9 décembre 1919 à Comimont près de Gérardmer, est le fils du docteur Louis Gaillemin qui fut maire de Comimont, conseiller général et député de Remiremont de 1934 jusqu'à son entrée au Sénat en 1939. Comme son père, il fit des études en médecine et entra dans la Résistance. Tandis que son père était déporté à Neuengamme, Georges Gaillemin participa activement aux combats de la Libération en qualité de médecin FFI. Le 27 octobre 1944, il fut atteint d'une blessure grave qui sectionna la veine jugulaire.

En 1945, Georges Gaillemin est élu conseiller municipal de sa commune natale. Curieusement, il ne se représente pas en 1947 et devra attendre les élections de 1953 pour siéger à nouveau dans l'assemblée communale. Il épouse la petite fille de M. Fayelle, ancien premier président de la Cour des comptes. Dès 1947, il s'inscrit au Rassemblement du Peuple Français. En 1949, il est élu conseiller général du canton de Saulxures-sur-Moselotte dans les Vosges. Aux élections législatives du 17 juin 1951, Georges Gaillemin figure en quatrième position sur la liste gaulliste conduite par Maurice Lemaire. Apparentée à la liste présentée par les Indépendants et le RGR conduite par André Barbier, elle obtient trois des cinq sièges à pourvoir. Le décès du député Jacques Ducreux donne lieu à des élections partielles conformément aux nouvelles dispositions de la loi électorale du 9 mai 1951. Le 23 mars 1952, au premier tour, 14 candidats se disputent les faveurs des électeurs. La force de la vague gaulliste (le 17 juin 1951, la liste était arrivée en tête avec plus de 32 % des suffrages exprimés) bien que déclinante se fait encore sentir. Avec 22 637 voix sur 111 952 suffrages exprimés, Georges Gaillemin arrive en deuxième position derrière le candidat soutenu par les communistes Robert Chambeiron et le modéré Jean Mansuy. Avec 51 684 voix sur 127 414 suffrages exprimés, Georges Gaillemin est élu député des Vosges grâce à une mobilisation contre le candidat du Parti communiste. Il a alors 31 ans.

Au Palais Bourbon, Georges Gaillemin est nommé au cours de la deuxième législature membre de différentes Commissions : Commission du suffrage universel, Commission du travail et de la sécurité sociale, Commission de la famille, de la population et de la santé publique, Commission de la production industrielle ainsi que membre de la Commission des immunités parlementaires dont il est le secrétaire en 1953. En 1955, il est nommé Secrétaire d'âge de l'Assemblée nationale. Le député des Vosges intervient à plusieurs reprises pour attirer l'attention du gouvernement sur la crise qui affecte l'industrie textile. Elle se traduit notamment dans son département par un chômage important qu'il convient de réduire en cherchant des débouchés pour l'industrie cotonnière dans les exportations et sur le marché de l'Union française, ce qui serait, précise-t-il, le 1er juillet 1952, « la légitime contrepartie des efforts consentis par la France dans ces territoires ».

Après que le général de Gaulle eut rendu aux parlementaires leur liberté, Georges Gaillemin resta non-inscrit avant de demander en janvier 1955 son inscription au groupe d'Action Républicaine et Sociale. Au niveau local, il se rapproche peu à peu d'André Barbier, chef de file des Indépendants et prend par ses votes à l'Assemblée des positions conservatrices. Après avoir soutenu le gouvernement Laniel jusqu'au bout, il vote contre l'investiture de Pierre Mendés France, le 17 juin 1954. Le 30 août, il approuve la question préalable qui enterre le projet de la Communauté Européenne de Défense. Le 29 décembre, il s'abstient lors du scrutin sur la question de confiance posée pour l'adoption du projet de loi portant ratification des accords de Paris. Le 4 février 1955, il refuse sa confiance au gouvernement Mendés France, puis soutient son successeur Edgar Faure.

La dissolution de l'Assemblée nationale, le 2 décembre 1955, rend plus âpres les discussions entre les composantes vosgiennes de la coalition gouvernementale. Pour des raisons de santé, André Barbier avait fait connaître son intention de ne pas demander le renouvellement de son mandat. La presse avait alors présenté Georges Gaillemin comme son successeur. Quatrième sur la liste de Maurice Lemaire en 1951, il ne pouvait espérer être réélu sauf à conduire sa propre liste. Il obtint l'investiture du Centre national des indépendants et paysans et de l'Action Républicaine et Sociale tandis que Maurice Lemaire conduisait de son côté une « liste présentée par les Républicains sociaux ». Georges Gaillemin s'assura le soutien de Henri Ruer, vice-président de la Fédération des syndicats agricoles, qu accepta de figurer en deuxième position sur sa liste. Enfin, un apparentement fut conclu entre les trois listes gouvernementales : celles conduites par Georges Gaillemin, Maurice Lemaire et celle du MRP.

Avec 20 943 voix sur 180 615 suffrages exprimés, la liste de Georges Gaillemin arrive en quatrième position. Georges Gaillemin s'inscrit au groupe des Indépendants Paysans d'Action sociale (IPAS). Il est nommé membre de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique ainsi que de la Commission de la Défense nationale dont il est élu secrétaire en 1957. Au nom de cette Commission, il est l'auteur de nombreux rapports. En 1957 et 1958, en qualité de rapporteur pour avis des crédits militaires, Georges Gaillemin présente, non sans critiques, le projet de loi de finances pour 1958. Le 12 mars 1956, il vote contre le projet de loi autorisant le gouvernement à prendre toutes mesures exceptionnelles afin de rétablir l'ordre en Algérie. De même, le 19 juin 1956, fait-il parti des 98 députés qui votent contre le projet de loi concernant l'évolution des territoires d'outre-mer.

Le jeudi 15 mai 1958, Georges Gaillemin qui s'apprêtait à conduire une délégation parlementaire à Formose en sa qualité de président du groupe d'amitié France-Chine fut terrassé à Orly d'une congestion cérébrale probablement liée à l'hypertension chronique due à ses blessures de guerre. Le samedi 17 mai, Georges Gaillemin décédait à l'hôpital américain de Neuilly sans avoir repris connaissance.

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Photo de M. Louis GAILLEMIN, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 3 août 1880
Décédé le 15 octobre 1960
Profession
Médecin
Département
Vosges
  • Mis à jour le 25 octobre 2014