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GRESLEY Henri

Ancien sénateur Inamovible

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 27 mai 1879
  • Fin de mandat le 2 mai 1890 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

1879 , 1880 , 1881 , 1883 , 1884 , 1885 , 1886 , 1890

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)

avant 1889

GRESLEY (HENRI-FRANÇOIS-XAVIER), sénateur de 1879 à 1890 et ministre, né à Vassy (Haute-Marne) le 9 février 1819, mort à Paris le 2 mai 1890, entra à 19 ans à l'Ecole polytechnique, et en sortit dans l'état-major en 1820. Lieutenant au 57e de ligne, puis au 7e lanciers, il devint, en 1841, aide de camp du général Herbillon, commandant de Constantine, et, toujours en Afrique, passa capitaine en 1845, chef d'escadron en 1855, lieutenant-colonel en 1861 et colonel en 1865 ; il avait pris part à plusieurs campagnes, et à Zaatcha (1849), avait été blessé d'un coup de feu. Quand le général Herbillon fut rappelé en France, le colonel Gresley entra dans les bureaux arabes, fut nommé chef du bureau politique d'Alger en 1862, et occupa ce poste jusqu'en 1870. Il rentra en France au moment de la guerre franco-allemande, devint chef d'état-major du général Duhesme, général de brigade (12 août 1870) après Froeschwiller, et vint à Châlons réorganiser le 12e corps d'armée. Fait prisonnier à Sedan, il fut interné en Allemagne, et, après la paix, commanda une brigade d'infanterie de la division Lacretelle, lors de la lutte contre la Commune. Le duc d'Aumale, nommé commandant du 7e corps à Besançon, le prit pour chef d'état-major (1873) ; en 1875, M. Gresley fut promu général de division, puis chef d'état-major général au ministère de la Guerre. Conseiller d'Etat en service extraordinaire (14 avril 1876), il défendit devant les Chambres, comme commissaire du gouvernement, les projets militaires. Mis en disponibilité à l'avènement du ministère de Rochebouët (décembre 1877), le général Gresley fut le candidat des gauches à l'élection d'un sénateur inamovible, le 15 novembre 1878 ; il échoua contre M. Numa Baragnon, qui l'emporta de 4 voix. Il rentra dans l'activité en acceptant du maréchal de Mac-Mahon le portefeuille de la Guerre (13 janvier 1879) ; là, il remplaça neuf commandants de corps d'armée dont les pouvoirs étaient légalement expirés, ordonna l'exécution de la Marseillaise dans les cérémonies officielles, réglementa la présence des piquets d'honneur aux obsèques religieuses, organisa les comités directeurs de l'infanterie et de la cavalerie, etc. Il donna brusquement sa démission le 20 décembre 1879, à l'issue de la discussion d'une interpellation qui lui avait été désagréable. Le 27 mai précédent, il avait été élu, par le Sénat, sénateur inamovible, en l'emplacement de M. de Greffülhe, décédé, avec 151 voix sur 249 votants. A sa sortie du ministère, il reçut le commandement du 5e corps, à Orléans. Grand-officiel de la Légion d'honneur du 8 février 1880, décoré de la médaille militaire, il a été retraité comme général de division le 21 mars 1884. A la Chambre haute, où il siégea au centre gauche, il a rarement pris part autrement que par ses votes aux travaux parlementaires. Il a soutenu les ministères républicains, et a voté cependant contre l'expulsion des princes ; la lente maladie qui a amené sa mort le tenait depuis longtemps déjà éloigné du Sénat.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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Le Sénat vers 1950
Etat-civil
Né le 9 février 1819
Décédé le 2 mai 1890
Profession
Général
Département
Inamovible
  • Mis à jour le 19 avril 2014