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HEMON Louis

Ancien sénateur du Finistère

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 7 janvier 1912
  • Fin de mandat le 4 mars 1914 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

HÉMON (LOUIS-MARIE-RENÉ-MATHURIN), député de 1876 à 1885, né à Quimper (Finistère) le 25 février 1844, fils d'un professeur du collège de cette ville, se fit inscrire au barreau de Quimper, fonda le premier journal républicain du département, le Finistère, et, bien que dispensé du service militaire, prit part à la défense de Paris dans un bataillon de mobiles bretons. Porté sur la liste républicaine du Finistère, aux élections du 8 février 1871 à l'Assemblée nationale, il échoua avec 29,441 voix sur 76,088 votants ; mais il fut plus heureux aux élections générales du 20 février 1876, dans la première circonscription de Quimper, qui l'envoya à la Chambre par 5,219 voix sur 8,685 votants et 11,906 inscrits, contre 3,458 voix à M. Dumarnay, ancien représentant. M. Hémon siégea à la gauche républicaine, et fut des 363. Réélu en cette qualité, le 14 octobre 1877, après la dissolution de la Chambre par le cabinet du 16 mai, avec 6,267 voix sur 9,780 votants et 12,537 inscrits, contre 3,506 voix à M. Bolloré, il reprit sa place à gauche, et soutint les cabinets républicains qui succédèrent au ministère de Rochebouët. Il fut encore réélu, le 21 août 1881, par 5,549 voix sur 9,619 votants et 13,379 inscrits, contre 4,009 voix à M. Roussin. Il siégea à l'Union démocratique, soutint la politique coloniale et scolaire du gouvernement républicain, et parut quelquefois à la tribune, notamment en février 1885, pour parler contre le rétablissement du scrutin de liste. Ce scrutin lui fut en effet fatal : porté, le 4 octobre 1885, sur la liste républicaine du Finistère, il échoua avec 57,053 voix sur 121,966 votants.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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1889-1940

HÉMON (LOUIS, RENÉ, MARIE, MATHURIN), né le 21 février 1844 à Quimper (Finistère), mort le 4 mars 1914 à Paris (5e).

Député du Finistère de 1876 à 1885 et de 1889 à 1912.

Sénateur du Finistère de 1912 à 1914.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. III, p. 332.)

Après son échec, avec toute la liste républicaine, en 1885, Louis Hémon retrouve la 1re circonscription de Quimper où il est élu facilement, le 22 septembre 1889, par 6.954 voix sur 11.788 votants contre 4.782 à Grilleau ; en 1893, il n'a plus d'adversaire et recueille 7.298 voix sur 8.595 votants ; en 1898, il retrouve un adversaire, Chabrol, 5.155 voix, mais compte 7.934 voix sur 13.174 votants ; en 1902, il est serré de plus près par un nouvel adversaire, Servigny, 6.959 voix, mais obtient 7.519 suffrages sur 14.550 votants ; en 1906, il est de nouveau seul en lice : 9.488 voix sur 13.013 votants. En 1910, un changement dans le découpage des circonscriptions électorales lui fait choisir la 3e circonscription de Quimper où il bat aisément Masson, 3.543 voix, avec 8.935 voix sur 13.390 votants.

Siégeant dans les rangs républicains, Louis Hémon, qui avait dit à ses électeurs : « ... je ne suis indifférent à aucun des intérêts de nos populations agricoles, ouvrières, maritimes. Elles peuvent compter sur mon dévouement dans l'avenir comme dans le passé », soutint fidèlement ce programme. Il fut en effet exclusivement le député de son arrondissement breton, défendant les intérêts des agriculteurs, des pêcheurs, de l'industrie sardinière. Il connut son heure de succès lorsqu'il prit la parole le 4 mars 1897 contre la validation de l'élection de l'abbé Gayraud, député de Brest, tonnant contre l'ingérence du clergé dans les élections : la Chambre décida l'affichage de son discours.

Le renouvellement sénatorial de 1912 lui ouvrit les portes de la Haute Assemblée. Elu le 7 janvier 1912, au second tour, par 661 voix sur 1.317 votants, il s'inscrit au groupe de l'union républicaine. Son passage au Sénat fut bref et il ne put que participer, en 1913, à la discussion d'une proposition de loi tendant à la protection des pêches maritimes.

Il meurt à l'âge de 70 ans, le 4 mars 1914, à Paris.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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Le Sénat vers 1950
Etat-civil
Né le 21 février 1844
Décédé le 4 mars 1914
Profession
Avocat
Département
Finistère
  • Mis à jour le 23 octobre 2014