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JOIN-LAMBERT André

Ancien sénateur de l'Eure

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 7 février 1937
  • Réélu le 10 janvier 1939
  • Fin de mandat le 21 octobre 1945

Extraits de la table nominative :

1937 , 1938 , 1939 , 1940

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

JOIN-LAMBERT (ANDRÉ), né le 13 janvier 1875 à Paris.

Député de l'Eure de 1919 à 1936.

Sénateur de l'Eure de 1937 à 1945.

A quelques jours près, André Join-Lambert est l'exact contemporain de la république parlementaire fondée, a-t-on dit, par l'amendement Wallon le 30 janvier 1875. Sa carrière parlementaire elle-même occupe toute la deuxième partie de la IIIe République, de 1919 à 1940, et c'est au dernier tournant de son histoire, en 1936-1937, ayant lui-même passé le cap de la soixantaine, qu'il émigre de la Chambre au Sénat. C'est dire que sa carrière, active mais jamais de premier plan, est particulièrement typique.

Représentatives également d'une certaine conception du mandat parlementaire, son origine bourgeoise et sa formation universitaire et professionnelle. Son père, Arthur Join-Lambert, avait été, durant un demi-siècle, conseiller général du canton de Brionne ; le fils prend la relève à partir de 1919, où il est élu consécutivement conseiller municipal de Livet-sur-Authon, conseiller général de Brionne puis député et sénateur de l'Eure, et il faudra les événements de 1936, puis ceux de 1940 pour interrompre le droit fil d'une carrière apparemment toute tracée.

Comme son père encore - qui avait été auditeur au Conseil d'Etat puis commissaire du gouvernement près le conseil de préfecture de la Seine - André Join-Lambert mena de front, à l'instar de tant d'autres jeunes gens de bonne famille, des études à l'Ecole des sciences politiques et à la Faculté de droit, où il soutint avec succès une thèse relative à l'organisation de la boulangerie sous l'ancien régime.

Il entre à la Compagnie des Chargeurs Réunis, ce qui lui donne l'occasion de visiter l'Amérique du Sud (Argentine, Brésil) et l'Extrême-Orient (Chine et Indochine). Rentré en France, il s'intéresse activement aux questions sociales (prévoyance, assistance, habitations à bon marché).

Mobilisé en octobre 1914 comme sergent, il est blessé et sera démobilisé avec le grade de sous-lieutenant. Il reprend en 1917 l'exploitation familiale agricole à Livet-sur-Authon.

Nanti de tels titres, il est élu très facilement à la Chambre bleu horizon le 16 novembre 1919 à la majorité absolue de 31.535 voix sur 62.344 suffrages exprimés. Son élection sera plus malaisée dans la Chambre du cartel, sa liste n'obtenant que 29.761 voix sur 70.081 suffrages exprimés et deux sièges sur les six à pourvoir. Le retour au scrutin uninominal consolide sa position : les électeurs de la circonscription de Bernay renouvellent son mandat le 22 avril 1928 par 6.508 voix sur 11.260 suffrages exprimés, puis le 1er mai 1932, par 6.089 voix sur 11.132, mais au second tour seulement. Aux élections du Front populaire, il n'avait pas sollicité le renouvellement de son mandat et c'est un candidat de tendance radicale modérée qui fut élu à sa place.

André Join-Lambert, qui adhéra aux groupes de l'entente républicaine démocratique (1919-1928), de l'union républicaine démocratique (1928-1932), de la fédération républicaine (1932-1936), appartenait à ce qu'on appelle la droite classique mais son activité au Parlement, comme en dehors de celui-ci, notamment dans l'organisation des caisses d'épargne, témoigne de préoccupations d'ordre social. Il défend ardemment, tant en commission qu'en séance publique, la législation sociale sur les assurances, les habitations populaires, le soutien des marchés agricoles, tout en prônant cependant une politique de stricte orthodoxie budgétaire.

C'est la même ligne politique qu'il suivra au Sénat, lorsqu'il y sera élu le 7 février 1937, par 571 voix sur 1.007 suffrages exprimés, puis réélu le 23 octobre 1938, par 632 voix sur 1.017 suffrages exprimés. A l'égard du gouvernement de front populaire, sa position sera très critique, défendant la libre entreprise contre « l'emprise sans cesse plus impérieuse de l'Etat » et la « collaboration sociale » contre « l'antagonisme et la haine des classes ».

Le 10 juillet 1940, il vote la loi constitutionnelle attribuant les pleins pouvoirs au gouvernement du maréchal Pétain.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

JOIN-LAMBERT (André)

Né le 13 janvier 1875 à Paris

Décédé le 2 janvier 1967 à Paris

Député de l'Eure de 1919 à 1936

Sénateur de l'Eure de 1937 à 1945

(voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VI, p. 2027)

La Caisse d'Epargne de Paris dont il a été directeur en 1913, le nomme à la présidence de la commission supérieure des Caisses d'Epargne en 1942, fonction qu'il assumera jusqu'en 1963. C'est sous sa présidence et avec sa participation personnelle qu'est élaborée la loi du 24 juin 1950 modifiant le statut des caisses d'épargne. Celles-ci ont désormais la possibilité de prêter aux collectivités locales des fonds pour financer des équipements sociaux.

André Join-Lambert meurt le 2 janvier 1967 à Paris, à près de 92 ans.

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Photo de M. André JOIN-LAMBERT, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 13 janvier 1875
Décédé le 2 janvier 1967
Profession
Directeur de banque
Département
Eure
  • Mis à jour le 24 avril 2014