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LEROUX Aimé

Ancien sénateur de l'Aisne

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 26 mai 1889
  • Réélu le 7 janvier 1894
  • Fin de mandat le 3 janvier 1903 ( Ne se représente pas )

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

1889-1940

LEROUX (HENRI, Aimé), né le 14 octobre 1825 à Notre - Dame - de - Liesse (Aisne), mort le 19 mars 1904 à Laon Aisne).

Représentant de l'Aisne de 1871 à 1876.

Député de l'Aisne de 1876 à 1881.

Sénateur de l'Aisne de 1889 à 1903.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 119.)

N'ayant pas sollicité la reconduction de son mandat de député aux élections générales du 21 août 1881, on aurait pu croire qu'Aimé Leroux avait renoncé à la vie politique, lorsque le 26 mai 1889 il est appelé, par 739 voix contre 615 à Deviolaine, candidat constitutionnel, à succéder au Sénat à l'amiral Jaurès, sénateur inamovible décédé.

Cette confiance lui est confirmée de nouveau par le collège électoral sénatorial de l'Aisne qui lui accorde 833 voix sur 1.363 votants, dès le premier tour de scrutin, à l'occasion du renouvellement triennal de la Haute Assemblée, le 7 janvier 1894.

Fidèle au combat qu'il a mené naguère à la Chambre des députés pour assurer la République, Aimé Leroux prend place au Palais du Luxembourg parmi les élus du groupe de la gauche républicaine. Si, curieusement, cet homme de prétoire préfère le, travail de commission à la tribune du Sénat, la qualité de ses convictions comme le libéralisme de son jugement n'en apparaissent pas moins dans le soutien nuancé qu'il manifeste par ses votes aux options républicaines. Ainsi dans ce qui sera la grande querelle du début du siècle : les rapports entre l'Eglise et l'Etat et la. dévolution des biens des congrégations, le verra-t-on s'abstenir de voter l'affichage du discours de Waldeck-Rousseau prononcé le 14 juin 1901 devant le Sénat à l'occasion des délibérations sur les « associations », discours qui définit précisément la philosophie de ces rapports, puis refuser d'adopter la théorie « des biens sans maître » concernant l'actif des congrégations mais, par contre, voter l'ordre du jour favorable à Emile Combes lorsque les interpellations développées le 30 octobre 1902 par Gourju et de Chamaillard mettent en cause la loi sur les associations à propos de son application en Bretagne.

Ce parfait honnête homme, éprouvant la lassitude de l'âge ainsi qu'en témoignent les nombreux congés qu'il est amené à demander, renonce à solliciter un nouveau mandat au renouvellement de 1903. Il s'éteindra le 19 mars de l'année suivante à 79 ans.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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Pour toute remarque, veuillez contacter : anciens-senateurs@senat.fr

Le Sénat vers 1950
Etat-civil
Né le 14 octobre 1825
Décédé le 19 mars 1904
Profession
Avocat
Département
Aisne
  • Mis à jour le 31 juillet 2014