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MAGNIEN Gabriel

Ancien sénateur de la Saône-et-Loire

  • IIIème République

    Ancien sénateur de la
    IIIe République

Election

  • Elu le 9 octobre 1898
  • Réélu le 28 janvier 1900
  • Réélu le 3 janvier 1909
  • Fin de mandat le 8 septembre 1914 ( Décédé )

Extraits de la table nominative :

Biographie

avant 1889  (Extrait du «Robert et Cougny»)
1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)

avant 1889

MAGNIN (PIERRE-JOSEPH), député de 1863 à 1870, représentant en 1871, membre du Sénat, ministre, né à Dijon (Côte D'Or) le 1er janvier 1824, fils du suivant, s'adonna à l'industrie du fer et succéda à son père comme maître de forges. Conseiller général de la Côte D'Or en 1861, conseiller municipal de Dijon en 1865, membre de la chambre de commerce, président du tribunal de commerce, il se présenta, le 22 juin 1857, comme candidat d'opposition au Corps législatif dans la 1re circonscription de la Côte D'Or, où il échoua avec 5,615 voix, contre 22,779 au candidat officiel élu, M. Vernier, député sortant. Les élections du 4 juin 1863 ne lui furent pas plus favorables, avec 11,249 voix, contre 20,261 au député sortant réélu, M. Vernier : mais, ce dernier avant été nommé conseiller d'Etat, les électeurs de Dijon, convoqués le 13 décembre 1863, élurent pour député M. Magnin, par 18,712 voix sur 33.988 votants et 42,378 inscrits, contre 15,214 au candidat officiel, M. Jules Saunac. M. Magnin alla grossir le petit groupe de l'opposition, se fit une spécialité des questions de finances, et, à la session de 1865, défendit l'amendement de la gauche réclamant, en présence de l'accroissement constant des budgets, « que le gouvernement restituât à la Chambre le principe fondamental de la spécialité dans le vote des finances. » Réélu, aux élections générales du 24 mai 1869, par 23,531 voix sur 37,879 votants et 44,073 inscrits, contre 14,281 à M. Lombart, bonapartiste, M. Magnin continua de siéger dans l'opposition, qui le porta au bureau comme secrétaire. En cette qualité, il ne quitta pas le président, M. Schneider, le 4 septembre 1870, et reçut sa part des injures qui ne furent pas ménagées à ce dernier. Membre du gouvernement de la Défense nationale le lendemain, il accepta le portefeuille de l'Agriculture et du Commerce, et la charge de pourvoir à l'approvisionnement de Paris ; dans ce but, il fit rentrer le plus qu'il put de céréales et de bestiaux, installa des moulins à vapeur, et, après la capitulation, à la signature de l'armistice, alla en province et parvint à ravitailler Paris. Au cours de cette mission, M. Magnin fut élu, le 8 février 1871, représentant de la Côte D'Or à l'Assemblée nationale, le 2e sur 8, par 63,967 voix sur 73,216 votants et 116,813 inscrits. Il remit sa démission de ministre à l'ouverture de l'Assemblée de Bordeaux (11 février), prit place à gauche et vota pour la paix, contre la pétition des évêques, contre le pouvoir constituant de l'Assemblée, pour le service militaire de trois ans, contre la démission de Thiers, contre le septennat, contre le ministère de Broglie, pour l'amendement Wallon, pour les lois constitutionnelles. Il avait été réélu conseiller général de la Côte D'Or le 8 octobre 1871, pour le canton de St-Jean-de-Losne, et il a, depuis cette époque, présidé l'assemblée départementale qui, en août 1890, l'a chargé pour la 20e fois de diriger ses délibérations. Le 16 décembre 1875, l'Assemblée nationale l'élut sénateur inamovible, le 63e sur 75, par 324 voix sur 590 votants. I1 devint directeur politique du Siècle (il était déjà membre du comité de surveillance), quand M. Jules Simon fut appelé à la présidence du conseil des ministres (janvier 1877). Au Sénat, il prit place à gauche, montra une compétence particulière dans les discussions financières, et fut nommé (29 décembre 1879) ministre des Finances dans le premier cabinet Freycinet. En cette qualité, il répondit (janvier 1880) à M. Lenglé qui réclamait la conversion de la rente, que cette opération appartenait à la seule initiative du gouvernement ; déposa (juin suivant) un projet de dégrèvement des sucres ; tomba avec le ministère le 22 septembre, mais reprit son portefeuille, le lendemain, dans le premier cabinet J. Ferry. En décembre il fit à la tribune un remarquable exposé de la situation financière. Accusé par M. Dréolle (mai 1881) d'avoir favorisé les gros capitalistes par les conditions de l'emprunt en 3 0/0 amortissable, il obtint le vote d'un ordre du jour de confiance à l'humanité de 352 votants. M. Magnin quitta le ministère des Finances à la chute du cabinet, le 13 novembre 1881. Au Sénat, il soutint la politique coloniale et scolaire des ministères au pouvoir. I1 a été nommé gouverneur de la Banque de France le 18 novembre 1881, et il est vice-président du Sénat depuis 1884. En dernier lieu, il s'est prononcé pour le rétablissement du scrutin d'arrondissement (13 février 1889), pour le projet de loi Lisbonne restrictif de la liberté illimitée de la presse, pour la procédure à suivre devant le Sénat contre le général Boulanger.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Robert et Cougny (1889)

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1889-1940

MAGNIEN (GABRIEL, ADOLPHE), né le 5 janvier 1836 à Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), mort le 8 septembre 1914 à Plottes (Saône-et-Loire).

Député de Saône-et-Loire de 1885 à 1898.

Sénateur de Saône-et-Loire de 1898 à 1914.

(Voir première partie de la biographie dans ROBERT ET COUGNY, Dictionnaire des Parlementaires, t. IV, p. 220.)

Aux élections législatives du 6 octobre 1889, Magnien bat par 7.295 voix, au scrutin de ballottage, le marquis de Mac-Mahon, monarchiste, qui en obtient 6.213. Il est à nouveau élu en 1893, au premier tour cette fois, par 8.714 voix contre 6.993 à Bufnoir, républicain libéral, et 1.176 à' Montcharmont, républicain.

Il fait partie de plusieurs commissions importantes, dont celle de l'intérieur, où sont étudiées toutes les questions qui concernent les ouvriers mineurs. Il est président de la commission relative à la réorganisation du Conseil d'Etat. Buffet, sénateur inamovible, étant décédé, Magnien présente sa candidature et est élu le 9 octobre 1898, au second tour, par 756 voix sur 1.302 votants.

Il est inscrit au groupe de la gauche démocratique. En 1899, il dépose une proposition de loi portant modification de la loi du 27 décembre 1892 édictant l'assistance obligatoire à la tentative de conciliation pour les différents collectifs entre patrons et ouvriers mineurs. Il est réélu le 28 janvier 1900, au premier tour, par 907 voix sur 1.293 votants.

Son activité est grande au sein des commissions d'initiatives, commission des pétitions - dont il est nommé président en 1900 - et de plusieurs commissions spécialement constituées pour l'examen de projets et propositions de loi. En 1900, il est chargé de rapporter une proposition de loi d'amnistie. Défenseur résolu de l'union avec l'Italie, il dépose en 1907 une motion au sujet du centenaire de la naissance du général Garibaldi.

Ses électeurs lui renouvellent leur confiance le 3 janvier 1909 et il passe au premier tour avec 877 voix sur 1.267 votants.

Jusqu'en 1914 - année de sa mort - il participe surtout au travail des commissions.

Conseiller général du canton d'Autun à deux reprises, il fut président de la commission de l'instruction publique du Conseil général de Saône-et-Loire et il s'attacha à défendre les intérêts des instituteurs. Président de la Société de secours mutuel, l'Union autunoise, il fut le fondateur et le président de la société de tir d'Autun.

Il mourut le 8 septembre 1914 des suites d'une longue et douloureuse maladie, à l'âge de 78 ans dans son domaine de Tremont, à Plottes.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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Photo de M. Gabriel MAGNIEN, ancien sénateur
Etat-civil
Né le 5 janvier 1836
Décédé le 8 septembre 1914
Profession
Avocat
Département
Saône-et-Loire
  • Mis à jour le 27 mai 2015