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BOUMENDJEL Ahmed

Ancien sénateur d'Alger

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 12 février 1948
  • Fin de mandat le 7 novembre 1948 (Ne se représente pas)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

BOUMENDJEL (Ahmed)

Né le 22 avril 1908 à Alger

Décédé le 19 novembre 1982 à Alger

Conseiller de la République d'Alger en 1948

Ahmed Boumendjel, aîné d'une famille de sept enfants, est fils d'instituteur. Il suit l'exemple paternel et, après trois années d'études à l'école normale de Bouzaréa, dans le département d'Alger, devient lui-même instituteur.

Il exerce cette profession durant quatre ans puis, en 1936, s'inscrit à la Faculté de droit de Paris. Après l'obtention de sa licence, il devient avocat-stagiaire à Paris.

Parallèlement à cette ascension professionnelle, Ahmed Boumendjel s'engage aux côtés de Messali Hadj au sein de l'Etoile Nord-Africaine, parti dont il devient l'avocat.

Il regagne Alger en 1937 et l'année suivante, y ouvre son propre cabinet d'avocat.

Mobilisé en septembre 1939, il est d'abord cantonné dans le sud tunisien, puis envoyé sur le front métropolitain en mai 1940.

Rentré à Alger après l'armistice, il reprend son cabinet, et est élu en 1941 conseiller municipal d'Alger.

Après le débarquement allié, en 1942, il rejoint Ferhat Abbas au sein de l'Union Démocratique du Manifeste Algérien (UD-MA). Il abandonne alors son cabinet pour se consacrer entièrement au combat politique pour l'indépendance de l'Algérie. Il participe à la création des deux hebdomadaires successifs du parti Egalité, puis République algérienne.

Aux élections au Conseil de la République du 8 décembre 1946, il se présente en deuxième position sur la liste de l'UDMA pour le 2e collège d'Alger, derrière Hadj Saadane qui est alors élu. Après la démission de celui-ci, le 13 novembre 1947, la commission de recensement des votes d'Alger proclame élu pour le remplacer Ahmed Boumendjel, le 12 février 1948.

Il est l'un des quatre membres du groupe du Manifeste algérien. Durant son bref mandat sénatorial - il ne se représente pas aux élections du 7 novembre 1948 - il déploie une vive activité en faveur de mesures plus libérales en Algérie : il dépose ainsi 8 propositions de résolution, et 9 propositions de loi, dont les principales tendent à la réparation des conséquences de la répression exercée lors des mouvements de mai 1945, à l'établissement de la parité de la représentation des deux collèges au sein des conseils généraux et municipaux algériens, à la définition de programmes politiques et économiques propres à assurer la paix sociale en Algérie, et aussi à la restauration de la pleine souveraineté du roi du Maroc.

En séance publique il prend part aux discussions sur l'application de la Constitution dans les TOM, l'immigration de main-d'oeuvre agricole qualifiée, les élections cantonales, et l'abrogation du décret Régnier du 30 mars 1935 sur la répression des infractions à la législation sur la souveraineté française en Algérie. Il avait lui-même réclamé cette suppression dans deux propositions de résolution successives.

Nommé en 1950 conseiller de l'Union française, il regagne Paris, où il reprend son métier d'avocat. Après les troubles du 1er novembre 1954, il appuie l'action du FLN dans la capitale. Révolté par la mort de son frère Ali, avocat à Alger, décédé en mars 1957 après son arrestation par l'armée française, il se résout à gagner clandestinement Tunis, en juillet 1957.

Peu de temps après sont décidées la levée de son immunité parlementaire et la suspension de son traitement de Conseiller de l'Union française.

A Tunis, jusqu'à la fin des hostilités en Algérie, il est porte-parole du GPRA, qu'il représente en 1960 à la tentative de négociation de Melun, puis ensuite à Evian.

Nommé ministre de la Reconstruction et des Travaux publics par Ahmed Ben Bella, il est évincé du gouvernement par ce dernier en décembre 1964. A compter de cette date, il se tient à l'écart de la vie politique algérienne. Il obtient alors un poste à l'UNESCO, qu'il occupe jusqu'en 1969, date de son départ en retraite. Il reprend ensuite par intermittence ses fonctions d'avocat jusqu'à son décès, des suites d'un cancer, en novembre 1982.

BOUMENDJEL (Ahmed)

Né le 22 avril 1908 à Alger (Algérie)

Décédé le 19 novembre 1982 à Alger (Algérie)

Conseiller de la République d'Alger en 1948

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome II, p. 464)

Ahmed Boumendjel est porte-parole du Gouvernement provisoire de la République algérienne pendant la négociation des accords d'Evian, en 1962. Il exerce ensuite les responsabilités de ministre de la reconstruction et des travaux publics jusqu'en 1964, puis travaille à l'Unesco jusqu'en 1969. Il reprend ensuite par intermittence son métier d'avocat et décède à l'âge de 74 ans.

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Photo de M. Ahmed BOUMENDJEL,
Appartenance politique
Groupe de l'Union Démocratique du Manifeste Algérien
Etat-civil
Né le 22 avril 1908
Décédé le 19 novembre 1982
Profession
Avocat
Département
Alger