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BRUN Pierre

Ancien sénateur de la Seine-et-Marne

Election

  • Elu le 8 juin 1958
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Elu(e) sénateur de la cinquième République)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

BRUN (Pierre)

Né le 21 août 1900 à Paris

Décédé le 2 mars 1976 à Avon (Seine-et-Marne)

Sénateur de Seine-et-Marne en 1958

Après des études secondaires au collège de Meaux, Pierre Brun suit les cours de l'école d'agriculture de Grignon, et obtient son diplôme d'ingénieur agronome en 1922.

Il accomplit ensuite ses deux années de service militaire, d'abord à Saint-Cyr, puis à Angers, dans le service de la météorologie.

Il s'installe alors à Châtelet-en-Brie, dans la Seine-et-Marne, pour diriger une exploitation forestière qu'il reprend à son compte en 1930.

Dès 1929, il entre au conseil municipal de sa commune de résidence, dont il devient maire. Il est reconduit dans cette fonction sans interruption jusqu'à ce qu'un de ses fils lui succède après quarante ans de mandat.

Gestionnaire dynamique et avisé, il adapte ce petit bourg rural à la vie moderne : modernisation des écoles, électrification des hameaux écartés, création d'une maison de retraite.

Il est secrétaire de l'Union départementale des maires, et dirige le journal régional : La République de Seine-et-Marne.

Il entre au conseil général de Seine-et-Marne en septembre 1945, et en devient président en octobre 1953.

Fort de cette bonne implantation locale, il se présente en Seine-et-Marne comme candidat isolé aux élections du 8 juin 1958 au Conseil de la République ; il est élu au 2e tour, avec 594 voix sur 1225 suffrages exprimés.

Il est membre du groupe du centre républicain d'action rurale et sociale, et siège aux Commissions de l'intérieur et de la presse.

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Ve République

BRUN (Pierre)

Né le 21 août 1900 à Paris

Décédé le 2 mars 1976 à Avon (Seine-et-Marne)

Sénateur de Seine-et-Marne de 1958 à 1959 et de 1968 à 1976

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome II, p. 529)

Siégeant au Palais du Luxembourg depuis juin 1958, Pierre Brun sollicite un nouveau mandat le 26 avril 1959. Candidat sur la liste d'Union des républicains de Seine-et-Marne conduite par André Boutemy, il n'est pas réélu : il n'obtient que 566 voix sur 1 297 suffrages exprimés au second tour.

A la suite de cette défaite électorale, il se consacre à ses mandats locaux en Seine-et-Marne. Maire de Châtelet-en-Brie depuis 1929, il occupe cette fonction jusqu'en 1971, date à laquelle il se retire et voit l'un de ses fils, Richard, lui succéder. Pierre Brun préside par ailleurs l'union des maires de Seine-et-Marne de 1959 à 1971. Il est en outre constamment réélu conseiller général dans le canton de Châtelet-en-Brie de 1945 jusqu'à sa mort. Au Conseil général de Seine-et-Marne, dont il quitte la présidence en octobre 1958, il siège au sein de la commission des finances de 1961 à 1967, avant de présider celle de la construction et de l'urbanisme de 1967 à 1973, puis celle des affaires culturelles jusqu'en 1976.

Pierre Brun porte un intérêt plus particulier aux questions d'équipement de son département, situé à proximité de l'agglomération parisienne. Il entre ainsi au conseil d'administration du District de la région de Paris, dès sa création en 1962. Il en assure la vice-présidence en 1963 et 1964 puis la présidence de 1966 à 1967. Il est également président-directeur général de la Société d'équipement de Seine-et-Marne, émanation du Conseil général, à partir de 1966.

Il retrouve son siège de sénateur de la Seine-et-Marne deux années plus tard. Candidat aux élections du 22 septembre 1968 sur la liste d'Union pour la promotion économique et sociale de la Seine-et-Marne, il est élu dès le premier tour, avec 744 voix sur 1 424 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il est rattaché administrativement au groupe de l'Union des démocrates pour la République (UDR). Il siège au sein de la commission des affaires sociales jusqu'en octobre 1974, puis il est nommé membre de la commission des affaires culturelles.

Pierre Brun consacre une grande partie de son activité de sénateur à l'amélioration des conditions de travail : il s'intéresse à la formation professionnelle, à l'information des travailleurs concernant les services de l'emploi, à la sécurité des ouvriers des mines et des carrières, ainsi qu'à la protection des professions agricoles contre les accidents du travail. Il s'investit également dans la recherche de rapports nouveaux entre les partenaires sociaux. Au nom de la commission des affaires sociales il rapporte plusieurs projets de lois tendant à mettre en oeuvre l'actionnariat du personnel : à la Régie nationale des usines Renault (1969), dans les banques nationales et les entreprises nationales d'assurances, de même qu'à la Société nationale industrielle aérospatiale et à la Société d'étude et de construction des moteurs d'aviation (1972).

Cherchant à promouvoir une plus grande justice sociale, Pierre Brun défend l'amélioration de la condition des anciens combattants et victimes de guerre, ainsi que celle des veuves civiles. Mais c'est essentiellement la situation des personnes handicapées qui retient son attention. Il prend ainsi la parole en 1971 dans la discussion des projets de loi concernant les établissements recevant des mineurs, des personnes âgées, des infirmes, des indigents valides et des personnes accueillies en vue de leur réadaptation sociale. En avril 1972, il est nommé par le Sénat membre du Conseil supérieur pour le reclassement professionnel et social des travailleurs handicapés. En outre, en juin 1972, il rapporte une proposition de loi visant à étendre la priorité accordée en matière de marchés publics à certains organismes d'handicapés.

Président de l'Automobile-Club de l'Ile-de-France à partir de 1969, puis de la Fédération française des clubs automobiles de 1970 à 1974, dont il est ensuite le président d'honneur, Pierre Brun intervient régulièrement au Sénat sur les problèmes automobiles : la mise en fourrière des véhicules, la vignette automobile, la procédure de retrait du permis de conduire ou la TVA imposée à l'achat de véhicules. Il préconise un contrôle régulier obligatoire des véhicules automobiles, de même que l'interdiction de l'introduction en France des épaves automobiles.

Il prend également la parole en séance publique sur des sujets variés : l'exportation des sciages de chêne, les distributions de prix aux enfants des écoles - dont il souhaite la reprise -, le budget de l'ORTF, les laboratoires d'analyses médicales, les tarifs postaux ou la fusion de l'école nationale de Grignon avec l'Institut agronomique, sujet cher à cet ingénieur agronome. Il se prononce par ailleurs en faveur de la loi portant création et organisation des Régions en 1972, de la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973, de la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité en 1974, de la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse, la même année, et de la loi portant réforme du divorce en 1975.

Officier de la Légion d'honneur et des Palmes académiques, chevalier du Mérite agricole et du Mérite social, il a présidé plusieurs associations de son département : l'OEuvre des pupilles de l'École publique de Seine-et-Marne, la Fédération départementale des syndicats d'électrification de Seine-et-Marne, et les Assurances mutuelles incendie de Seine-et-Marne.

Lorsqu'il meurt en 1976, à l'âge de soixante-quinze ans, Guy Millot lui succède au siège de sénateur de la Seine-et-Marne.

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Photo de M. Pierre BRUN,
Appartenance politique
Groupe du Centre Républicain d'Action Rurale et Sociale
Etat-civil
Né le 21 août 1900
Décédé le 2 mars 1976
Profession
Ingénieur agronome, exploitant forestier
Département
Seine-et-Marne