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COPPENRATH Gérald

Ancien sénateur de la Polynésie française

Election

  • Elu le 8 juin 1958
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Elu(e) sénateur de la cinquième République)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

COPPENRATH (Gérald)

Né le 27 avril 1922 à Papeete (Tahiti)

Sénateur de la Polynésie française en 1958

Le grand-père de Gérald Coppenrath, Gaspard, s'établit à Tahiti en 1879.

Lui-même y fait ses études primaires, puis suit à Poitiers, d'où sa mère est originaire, les cours du collège des jésuites ; il y obtient ensuite une licence en droit et une licence d'anglais.

En 1943, il refuse de participer au service du travail obligatoire et rejoint la résistance ; il combat au sein du maquis « Joël », organisé dans les départements de la Vienne, de la Charente et de la Haute-Vienne.

De retour à Papeete après-guerre, il y exerce le métier d'avocat, de 1948 à 1987 ; il est d'ailleurs bâtonnier de l'Ordre en 1972.

Parallèlement, il dirige l'exploitation agricole familiale et, soucieux d'une meilleure organisation de l'économie du territoire, il préside le syndicat des éleveurs, et la coopérative des producteurs de coprah.

En 1957, il est élu conseiller des Iles du Vent à l'Assemblée territoriale, sous l'égide de l'Union Tahitienne Démocratique.

Puis, le 8 juin 1958, il est facilement élu au Conseil de la République, en recueillant au premier tour 13 des 24 suffrages exprimés ; au sein de cette assemblée, il adhère au groupe des républicains sociaux.

Aux sénatoriales du 26 avril 1959, il est reconduit dans son mandat.

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Ve République

COPPENRATH (Gérald)

Né le 27 avril 1922 à Papeete (Établissements français de l'Océanie) Décédé le 5 novembre 2008 à Papeete (Polynésie française)

Sénateur de la Polynésie française de 1958 à 1962

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958,

tome III, p. 181-182)

Représentant la Polynésie française au Conseil de la République depuis juin 1958, Gérald Coppenrath sollicite le renouvellement de son mandat le 26 avril 1959, lors des premières élections sénatoriales de la Ve République. Membre de l'Union tahitienne démocratique, mouvement créé en avril 1958 et favorable au général de Gaulle lors de son retour au pouvoir, il est réélu par les grands électeurs polynésiens : il recueille 43 des 60 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe de l'Union pour la nouvelle République et siège à la commission des affaires culturelles.

Élu membre suppléant du comité directeur du Fonds d'investissement pour le développement économique et social des territoires d'outre-mer en 1960, le sénateur de la Polynésie française consacre l'intégralité de son activité sénatoriale à sa terre natale. Il dépose ainsi, en 1959 puis en 1961, une proposition de loi tendant à porter à cinq ans le délai ouvert pour exercer l'action en désaveu de paternité pour les enfants nés en Polynésie française, texte qui est adopté en 1962. Il rapporte aussi pour avis, en 1961, le projet de loi de programme pour les territoires d'outre-mer et demande à cette occasion l'attribution de crédits supplémentaires pour l'enseignement, la radiodiffusion et la recherche scientifique en Polynésie française.

Au cours de son mandat, Gérald Coppenrath ne cesse de plaider pour une augmentation de la contribution de la métropole au développement économique et social de son territoire. Ainsi défend-il, en 1959, l'effort budgétaire de l'État en faveur de la Polynésie française, considérant que celle-ci constitue « un patrimoine d'une extrême valeur » pour la France en dépit de son grand éloignement. Il intervient plus particulièrement, en 1960 et

1961, pour transmettre à ses collègues sénateurs le voeu de l'Assemblée territoriale d'une prise en charge par la métropole de l'enseignement secondaire polynésien : ce transfert lui apparaît prioritaire au nom du maintien de la langue française chez les Polynésiens.

Il prend en outre la parole en séance publique sur des sujets variés intéressants la Polynésie française. En

1960, il s'exprime aussi bien sur le régime local de propriété et sur la taxe sur la production des coprahs, dont il demande l'annulation, que sur la mise en chantier d'un navire destiné à la ligne du Pacifique exploitée par les Messageries maritimes, sur les stations de radiodiffusion polynésiennes et sur l'Institut français d'Océanie. En

1961, il intervient également lors de la discussion du projet de loi relatif à l'application, dans les territoires d'outre-mer, des dispositions de la loi du 31 juillet 1959 portant amnistie, ainsi que sur le tourisme en Polynésie.

Absent, il ne prend pas part, en 1960, au vote de la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'État, à la pacification et à l'administration de l'Algérie.

Après avoir quitté l'Union tahitienne démocratique (UTD) en juillet 1962, il fonde l'Union tahitienne- Union pour la nouvelle République. C'est sous cette étiquette qu'il brigue un nouveau mandat sénatorial aux

élections du 23 septembre 1962. Il doit cependant faire face à la candidature de son suppléant, Alfred Poroi, resté fidèle à l'UTD. Ne recueillant que 20 des 62 suffrages exprimés, au premier comme au second tour, Gérald Coppenrath est nettement battu par le maire de Papeete : Alfred Poroi est élu avec 32 voix au second tour après en avoir réuni 29 au premier. Le premier sénateur de la Polynésie française doit ainsi quitter le Palais du Luxembourg quatre ans seulement après y avoir fait son entrée.

Cette défaite électorale ne met cependant pas immédiatement un terme à sa carrière politique : il siège jusqu'en 1967 comme conseiller à l'Assemblée territoriale de la Polynésie française. Il continue parallèlement d'exercer son métier d'avocat jusqu'en 1987, devenant même le premier bâtonnier de l'Ordre des avocats de Papeete en 1972. Spécialisé dans le droit foncier polynésien, il publie en 2003 un ouvrage intitulé La Terre à Tahiti et dans les îles. Histoire de la réglementation foncière. Perspectives d'avenir. Propriétaire de terres agricoles, il préside par ailleurs la coopérative des producteurs de Polynésie française.

Indéfectiblement attaché à sa terre natale, il ne cesse, tout au long de son existence, de réfléchir à la société polynésienne et à son évolution. Il est ainsi l'auteur, en 1967, des Chinois de Tahiti. De l'aversion à l'assimilation (1865-1967) et de La Délégation d'autorité parentale, prélude à l'adoption en Polynésie française, en 1990.

Frère de deux archevêques successifs de Papeete, Michel et Hubert, Gérald Coppenrath transmet par ailleurs son goût de la chose publique à ses enfants. L'une de ses filles, Béatrice Vernaudon-Coppenrath, est ainsi député de la deuxième circonscription de la Polynésie française de 2002 à 2007 et maire de Pirae à partir de

2008, tandis qu'une deuxième de ses filles, Armelle Merceron, se voit confier à plusieurs reprises des responsabilités ministérielles au sein du gouvernement polynésien.

Officier de la Légion d'honneur et chevalier de l'ordre national du Mérite, Gérald Coppenrath s'éteint le

5 novembre 2008, à Papeete, à l'âge de quatre-vingt-six ans.

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Photo de M. Gérald COPPENRATH,
Appartenance politique
Groupe des Républicains Sociaux
Etat-civil
Né le 17 avril 1922
Décédé le 5 novembre 2008
Profession
Avocat
Département
Polynésie française