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DARDEL Georges

Ancien sénateur de la Seine

Election

  • Elu le 8 juin 1958
  • Fin de mandat le 26 avril 1959 (Elu(e) sénateur de la cinquième République)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)
Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

DARDEL (Georges)

Né le 13 avril 1919 à Valletot (Eure)

Décédé le 1 er octobre 1982 à Puteaux (Hauts-de-Seine)

Sénateur de la Seine en 1958

Georges Dardel entre dans la vie active en 1937 comme agent-comptable à la SNCF. Il rejoint rapidement les rangs de la SFIO, et c'est sous cette étiquette qu'il est élu au mois d'octobre 1947 conseiller municipal de Puteaux ; il accède à la mairie l'année suivante, puis au conseil général de la Seine lors de cantonales partielles en 1953.

L'emprise croissante qu'il acquiert sur la fédération départementale de la SFIO se traduit, lors des sénatoriales du 8 juin 1958, par sa place en tête de la liste de ce parti, qui emporte trois des vingt sièges à pourvoir, avec 383 voix sur 3 112 exprimés.

Sa place éminente dans le département est confirmée par sa réélection au Sénat, l'année suivante, après son accession à la présidence du conseil général de la Seine.

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Ve République

DARDEL (Georges)

Né le 13 avril 1919 à Valletot (Eure)

Décédé le 1er octobre 1982 à Crans-sur-Sierre (Suisse)

Sénateur de la Seine puis des Hauts-de-Seine de 1958 à 1977

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome III, p. 255)

Siégeant au Palais du Luxembourg depuis juin 1958, Georges Dardel se présente aux premières élections législatives de la Ve République, en novembre de la même année, dans la 34e circonscription de la Seine (Neuilly-Puteaux). Candidat de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), le maire de Puteaux, par ailleurs président de l'Union des villes et communes de France depuis 1957 et membre du comité directeur de l'Association des maires de France depuis 1952, recueille 10 985 voix sur 55 393 suffrages exprimés au premier tour. Il est devancé par le candidat de l'Union de la nouvelle République (UNR), Achille Peretti, qui obtient 25 359 voix. Au second tour, Georges Dardel est nettement battu par le maire de Neuilly-sur-Seine : avec 10 465 voix sur 53 592 suffrages exprimés, il perd même des voix par rapport au premier tour, tandis qu'Achille Peretti est élu avec 33 782 voix.

Après cet échec, Georges Dardel sollicite un nouveau mandat sénatorial dans le département de la Seine, le 26 avril 1959. Il conduit alors la liste d'Union des gauches et de défense des libertés communales présentée par la SFIO et le parti radical. Sa liste obtenant deux sièges avec 696 voix sur 1 003 suffrages exprimés, il est réélu en compagnie de son colistier Maurice Coutrot.

En dépit du grave accident de la route dont il est victime en 1967 et qui le contraint à démissionner en 1969 de la mairie de Puteaux à la tête de laquelle il se trouvait depuis 1948, Georges Dardel se représente au Sénat, le 22 septembre 1968. Candidat dans le nouveau département des Hauts-de-Seine, à la tête de la liste d'Union républicaine présentée par les fédérations socialistes et radicales-socialistes, il est reconduit avec 283 voix sur 1 564 suffrages exprimés.

Au Sénat, dès sa réélection d'avril 1959, Georges Dardel, très influent au sein de la fédération de la Seine de la SFIO, siège dans les rangs du groupe socialiste. Toutefois, ses relations avec la SFIO puis avec le Parti socialiste (PS), créé en 1969, sont tumultueuses. Il est ainsi invité à donner sa démission de la SFIO en 1969. Ensuite réintégré, Georges Dardel se voit interdit par le comité directeur du Parti socialiste de se porter candidat lors des élections municipales de mars 1971 contre son ex-adjoint Charles Ceccaldi-Raynaud, devenu maire de Puteaux. Il se présente malgré tout et, au cours de sa campagne, en février 1971, un de ses colleurs d'affiches est tué lors d'une fusillade par des partisans de son adversaire. Plusieurs procès l'opposent alors à Charles Ceccaldi-Raynaud, Georges Dardel étant notamment poursuivi pour « délit d'ingérence » lorsqu'il était maire de Puteaux. Pour se défendre, il publie Quelle justice ? Puteaux = Chicago en 1973. Ce n'est qu'en juin 1977 que les sénateurs adoptent une proposition de résolution demandant la suspension des poursuites engagées contre lui.

Entretemps, en 1973, il a été exclu du PS qui l'accuse d'avoir soutenu un candidat du Parti socialiste unifié (PSU) contre un candidat socialiste aux élections législatives dans les Hauts-de-Seine. Georges Dardel quitte alors le groupe socialiste du Sénat et devient non-inscrit.

Au cours de son mandat sénatorial, il siège successivement dans plusieurs commissions. Membre de la commission des affaires étrangères de janvier à octobre 1959, il appartient à celle des affaires culturelles d'octobre 1959 à octobre 1962. De 1962 à 1968, il siège de nouveau à la commission des affaires étrangères, puis de 1968 à 1974 à celle des affaires économiques. Enfin, de 1974 à 1977, il est membre de la commission des affaires sociales.

Conseiller général de la Seine de 1953 à 1967 puis des Hauts-de-Seine de 1968 à 1973, président du conseil général de la Seine de 1959 à 1965 et administrateur du District de Paris de 1962 à 1965, Georges Dardel consacre la plupart de son activité sénatoriale aux questions intéressant la région parisienne. Il prend ainsi la parole en séance publique lors de la discussion des projets de loi relatifs à l'organisation de la région de Paris en 1961 et à la réorganisation de la région parisienne en 1964. Membre du conseil d'administration de la Régie autonome des transports parisiens (RATP) de 1954 à 1969, il intervient fréquemment sur les sujets qui concernent les transports en région parisienne : leur financement (1959), les sanctions contre des agents de la RATP, l'institution d'un supplément à la prime de transport (1960) ou l'équilibre financier de la RATP (1968).

Il s'intéresse aussi à la construction de bureaux dans la région parisienne et à l'aménagement de la Défense, quartier d'affaires édifié en partie sur la commune de Puteaux. De 1975 à 1977, il pose des questions orales avec débat concernant la situation et le financement de l'Établissement public d'aménagement de la Défense (EPAD). Il s'indigne en 1975 de la création de bureaux inutilisés alors qu'une partie de la population se trouve sans logement.

Élu délégué suppléant représentant la France à l'Assemblée consultative du Conseil de l'Europe de 1962 à 1971, président de la commission des affaires européennes du Conseil des communes d'Europe de 1954 à 1969, Georges Dardel est un européen convaincu. Il intervient ainsi au sujet de la désignation du futur siège des institutions européennes en 1959 et des ressources des communautés européennes en 1970.

Il participe en outre aux scrutins sur les principaux textes législatifs. Il se prononce en faveur de la loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie en 1960, de la loi portant réforme des régimes matrimoniaux en 1965, de la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances en 1967, de la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité en 1974 et de la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974.

Il vote en revanche contre la loi portant création et organisation des régions en 1972, s'abstient sur la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973 et ne prend pas part au scrutin sur la loi portant réforme du divorce en 1975.

Après avoir siégé durant dix-neuf années au Palais du Luxembourg, Georges Dardel, par ailleurs auteur de L'Homme et la cité de demain en 1960 et de P... comme police respectueuse en 1974, décide de ne pas se représenter aux élections sénatoriales du 25 septembre 1977. Il se retire en Suisse. C'est là, à Crans-sur-Sierre, qu'il s'éteint le 1er octobre 1982, à l'âge de soixante-trois ans.

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Photo de M. Georges DARDEL,
Appartenance politique
Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 13 avril 1919
Décédé le 1er octobre 1982
Profession
Agent-comptable à la SNCF
Département
Seine