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DELBOS Yvon

Ancien sénateur de la Dordogne

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 19 juin 1955
  • Fin de mandat le 15 novembre 1956 (Décédé)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

DELBOS (Yvon)

Né le 7 mai 1885 à Thonac (Dordogne)

Décédé le 15 novembre 1956 à Paris

Député de la Dordogne de 1924 à 1940

Membre de la première et de la seconde Assemblée nationale Constituante (Dordogne)

Député de la Dordogne de 1946 à 1955

Sénateur de la Dordogne de 1955 à 1956

Sous-secrétaire d'Etat à l'Enseignement technique et aux Beaux-arts du 17 avril au 11 octobre 1925

Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-arts du 11 octobre au 28 novembre 1925

Garde des Sceaux et Vice-président du Conseil du 24 janvier au 4 juin 1936

Ministre des Affaires étrangères du 4 juin 1936 au 13 mars 1938

Ministre de l'éducation nationale du 13 septembre 1939 au 21 mars 1940 et du 5 au 16 juin 1940

Ministre d'Etat du 22 janvier au 24 novembre 1947

Ministre de l'Education nationale du 26 juillet au 5 septembre 1948 et du 11 septembre 1948 au 2 juillet 1950

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, Tome IV, p. 1310 à 1313)

Opposé à l'armistice du 17 juin 1940, Yvon Delbos s'embarque le 20 sur le Massilia, et gagne Alger, où il se trouve lorsque l'Assemblée nationale accorde, le 10 juillet, les pleins pouvoirs au Maréchal Pétain.

Il regagne la France durant l'été, conscient que sa détermination à combattre l'ennemi y trouvera des moyens d'action.

Il se rallie alors à la Résistance, ce qui lui vaut d'être arrêté en avril 1943, puis déporté au camp d'Oranienburg, jusqu'à son retour en France, le 7 mai 1945.

Il s'efforce alors d'oublier cette terrible épreuve, qui a profondément miné sa santé, en reprenant son action politique au sein du parti radical-socialiste.

Il siège, à partir du mois de juillet 1945, au sein de l'Assemblée Consultative provisoire pour y représenter les prisonniers et déportés.

Puis il est élu, le 21 octobre suivant, à l'Assemblée nationale Constituante, en tête de la liste radicale-socialiste présentée dans la Dordogne. Il y intervient sur le chômage et la reconstruction, ainsi que sur la nationalisation des banques d'affaires.

Il conserve son siège au sein de la seconde Constituante, élue le 2 juin 1946, et en est élu vice-président. Il s'exprime alors sur la Constitution, et l'élection des députés.

Il est réélu lors des législatives du 10 novembre 1946, et accède alors à la vice-présidence du groupe parlementaire radical et radical-socialiste.

Le 22 janvier 1947, Paul Ramadier le nomme comme Ministre d'Etat au sein de son gouvernement, puis il est Ministre de l'Education nationale dans le cabinet André Marie, du 26 juillet au 5 septembre 1948, ainsi que dans le premier cabinet Queuille et le deuxième cabinet Bidault, du 11 septembre 1948 au 2 juillet 1950.

A son retour à l'Assemblée nationale où il siège à la Commission de l'Intérieur, et à celle des Affaires étrangères, il s'exprime sur l'élection des membres de cette Assemblée, puis sur la Communauté européenne du charbon et de l'acier (1951).

En 1952, il vote pour l'investiture du premier cabinet Edgar Faure, le 17 janvier, puis intervient sur l'armée européenne et le réarmement allemand, ainsi que sur l'organisation de la défense des peuples libres d'Europe.

L'année suivante, il se prononce, le 6 janvier, pour l'investiture du cabinet Mayer et s'exprime sur la politique européenne du Gouvernement ; puis, en 1954, vote pour l'investiture du cabinet Mendès - France, et intervient sur l'Indochine, et les accords de Paris.

Entretemps, il avait été candidat à l'élection présidentielle du 17 décembre 1953, obtenant successivement 129, 185 et 225 voix aux trois premiers tours ; il se retire alors de la compétition.

Le 19 juin 1955, il conduit la liste radicale aux élections dans la Dordogne au Conseil de la République.

Il remporte au second tour l'un des deux sièges à pourvoir, avec 611 voix sur 1 220 exprimés.

Membre du groupe du RGR, il siège à la Commission des affaires étrangères, et à celle du suffrage universel, et il est élu délégué de la France à l'Assemblée de la Communauté européenne du charbon et de l'acier.

Mais son mandat sénatorial est de courte durée, puisqu'il s'éteint le 15 novembre 1956 à Paris, à l'âge de 71 ans.

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Photo de M. Yvon DELBOS,
Appartenance politique
Groupe de la Gauche Démocratique et du Rassemblement des Gauches Républicaines
Etat-civil
Né le 7 mai 1885
Décédé le 15 novembre 1956
Profession
Journaliste
Département
Dordogne