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DUJARDIN Augustin

Ancien sénateur de la Somme

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 8 décembre 1946
  • Fin de mandat le 7 novembre 1948 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

DUJARDIN (Augustin)

Né le 10 mai 1896 à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais)

Décédé le 31 juillet 1980 à Amiens (Somme)

Conseiller de la République de la Somme de 1946 à 1948

Né dans une modeste famille du Pas-de-Calais, Augustin Dujardin commence à travailler à la mine dès l'âge de 13 ans.

Mobilisé en 1916, il revient du front mutilé de guerre et titulaire de la Croix de guerre.

Il s'installe alors dans la Somme, à Abbeville, et entre à la compagnie des chemins de fer du Nord. Il s'affilie à la CGTU en 1922, et devient secrétaire-adjoint de ce syndicat pour les cheminots d'Abbeville, en 1926. Cette même année, il rejoint les rangs communistes et se distingue rapidement pour son dynamisme et sa combativité ; aussi est-il nommé en 1930 secrétaire de la cellule d'Abbeville. En 1933, appelé à Amiens par le Parti, il siège au comité de la région Somme et Oise au bureau régional, ainsi qu'au secrétariat fédéral de la Somme.

Dans le même temps, il devient secrétaire à la propagande du syndicat CGT des cheminots d'Amiens, membre du bureau de l'union régionale unitaire et du conseil national de la fédération des cheminots.

Il anime également la section d'Abbeville du Secours rouge, et assure le secrétariat du comité antifasciste d'Amiens. Le Parti en fait son candidat à l'occasion de plusieurs scrutins : cantonales de 1931 à Abbeville, municipales de 1935 à Amiens, législatives de 1936 dans la 3è circonscription de cette ville.

Il est finalement élu conseiller général d'Amiens Sud-Est en octobre 1937.

Lors de la déclaration de guerre, en 1939, il est placé en affectation spéciale aux chemins de fer du Nord, puis passe à la clandestinité après l'armistice. Il est alors chargé d'organiser des groupes de résistance au sein des cheminots, ce qui lui vaut d'être arrêté en mai 1941.

D'abord interné au camp de Châteaubriant, près de Nantes, il est transféré à celui de Voves, en Eure-et-Loir, en mai 1942.

Les privations qu'il y subit le conduisent à l'hôpital de Chartres, d'où il s'évade en août 1943.

Il est alors nommé responsable de la CGT clandestine pour l'Oise, en novembre, ainsi que du Front national ; il crée notamment des milices patriotiques au sein des cheminots résistants.

Membre du comité départemental de libération de l'Oise, il prend ensuite la tête du CDL de la Somme.

En 1945, il est élu vice-président du conseil général de ce département ; il est également candidat en cinquième et avant-dernière place sur chacune des listes présentées par le Parti communiste aux deux Assemblées constituantes, puis aux législatives du 10 novembre 1946, mais n'est pas élu.

Il est alors candidat, toujours dans la Somme, aux élections du 8 décembre 1946 au Conseil de la République et, avec 333 voix sur 982 suffrages exprimés, remporte le siège à pourvoir.

Dans cette Assemblée, il siège à la Commission de l'intérieur, et à celle des moyens de communication, et prend notamment part aux débats sur plusieurs textes importants : amnistie, protection de la liberté du travail, réorganisation des compagnies républicaines de sécurité en 1947 ; institution de la compagnie nationale Air France, statut des déportés et internés politiques, redressement économique et financier, en 1948.

Lors des élections du 7 novembre 1948, il est candidat au renouvellement de son mandat, à la tête de la liste d'Union républicaine et résistante, mais n'obtient, au second tour, que 163 voix sur 1452 suffrages exprimés.

En revanche, il siège sans interruption au conseil municipal d'Amiens de 1944 à 1959, et au conseil général de la Somme de 1947 à 1971.

Lors des élections législatives du 2 janvier 1956, Augustin Dujardin participe à la campagne communiste dans la Somme et figure en sixième et dernière position sur la liste du Parti, qui remporte deux des six sièges à pourvoir.

Poursuivant activement son activité militante, il siège au conseil national de la fédération CGT des transports et au comité directeur de la fédération communiste de la Somme. Il renonce progressivement à ces différentes activités dans les années 1970, et disparaît en 1980, à Amiens, à l'âge de 84 ans.

DUJARDIN (Augustin)

Né le 10 mai 1896 à Montigny-en-Gohelle (Pas-de-Calais)

Décédé le 31 juillet 1980 à Amiens (Somme)

Conseiller de la République de la Somme de 1946 à 1948

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome III, p. 415-416)

Battu aux élections sénatoriales du 7 novembre 1948, Augustin Dujardin conserve son mandat de conseiller municipal d'Amiens jusqu'en 1959, et de conseiller général de la Somme jusqu'en 1971.

Âgé de 75 ans, il se retire de la vie politique et décède neuf ans plus tard.

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Photo de M. Augustin DUJARDIN,
Appartenance politique
Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 10 mai 1896
Décédé le 31 juillet 1980
Profession
Cheminot
Département
Somme