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KONE Bégnon-Damien

Ancien sénateur de la Haute-Volta

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 8 juin 1958
  • Fin de mandat le 15 juillet 1959 (Cessation de mandat en application de l'ordonnance n°58-974 du 17 octobre 1958, relative au fonctionnement provisoire des pouvoirs publics)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

KONÉ (Bégnon-Damien)

Né en 1921-1922 à Tengréla (Haute-Volta)

Décédé le 10 février 1986 à Colombes (Hauts-de-Seine)

Sénateur de Haute-Volta en 1958

Issu d'une famille traditionnelle de notables, Bégnon-Damien Koné fait ses études à l'école primaire supérieure de Bingerville où il obtient le CEPS (Certificat d'études primaires supérieures).

En mars 1942, il entre dans l'administration comme commis expéditionnaire avant de devenir secrétaire d'administration. Il milite à la CFTC dont il sera secrétaire général pour la Haute-Volta au début des années cinquante.

En 1952, Bégnon-Damien Koné est élu conseiller de Banfora à l'assemblée territoriale de Haute-Volta puis, le 30 avril, membre du Grand Conseil de l'AOF (Afrique occidentale française) sous l'étiquette « Union Voltaïque ». Il passera dès lors une partie de son temps à Dakar où siège le Grand Conseil. Devant cette assemblée, il défend sa conception d'une Afrique francophone unie, organisée sous une forme fédérale, et cela malgré les menaces de morcellement qui apparaissent déjà nettement.

En mai 1957, Bégnon-Damien Koné n'est pas reconduit au Grand conseil de l'AOF mais il redevient conseiller général de Banfora à la suite des élections du 31 mars 1957.

Le 8 juin 1958, Bégnon-Damien Koné est élu sénateur pour le territoire de Haute-Volta. Son mandat est toutefois de courte durée car il prend fin le 15 juillet 1959 à l'indépendance de la Haute-Volta.

La carrière politique de Bégnon-Damien Koné se poursuit alors dans son pays natal. Il est ainsi président de l'Assemblée nationale de Haute-Volta de 1959 à 1965 où il siège sous l'étiquette du Rassemblement démocratique africain.

Dans le cadre de ses fonctions, il est amené, en 1963, à justifier le refus du bicamérisme par les constituants du nouvel Etat de Haute-Volta : « inévitablement conservatrice et recrutée selon une procédure électorale différente, une deuxième chambre n'aurait pas manqué de retarder le travail législatif en y faisant parfois même obstacle ». Cette condamnation traduit peut-être sa critique du bicamérisme français. Les positions du Conseil de la République, qui avait plusieurs fois voté contre des mesures d'émancipation, avaient en effet en leur temps été jugées rétrogrades par les sénateurs Kalenzaga et Sigué, compatriotes de Bégnon-Damien Koné.

La fin soudaine du régime du Président Yaméogo, le 6 janvier 1965, entraîne dans les jours suivants l'arrestation de Bégnon-Damien Koné qui est mis en résidence surveillée dans un camp militaire pour officiers à Ouagadougou, en compagnie du Président déchu.

Il est condamné le 14 novembre 1969 à cinq ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics, mais est libéré le 5 août 1970.

Bégnon-Damien Koné s'installe alors en France où des raisons de santé le retiennent. Il est réintégré dans la nationalité française.

Grand officier de la légion d'honneur, Bégnon-Damien Koné meurt le 10 février 1986 à Colombes. Il est inhumé, selon la tradition, dans la cour familiale à Tengréla.

KONÉ (Bégnon-Damien)

Né en 1921-1922 à Tengréla (Haute-Volta)

Décédé le 10 février 1986 à Colombes (Hauts-de-Seine)

Sénateur de Haute-Volta de 1958 à 1959

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958, tome IV, pp. 445-446)

Le mandat de Bégnon-Damien Koné prend fin en application de l'ordonnance n° 58-974 du 17 octobre 1958, relative au fonctionnement provisoire des pouvoirs publics. La carrière politique de l'ancien sénateur de Haute-Volta se poursuit alors dans son pays natal. Il est ainsi président de l'Assemblée nationale de Haute-Volta de 1959 à 1965, où il siège sous l'étiquette du Rassemblement démocratique africain.

Mis en résidence surveillée avec le président déchu, Yaméogo, en 1965, il est condamné en 1969 à cinq ans de travaux forcés pour détournement de fonds publics, mais libéré l'année suivante. Il s'installe alors en France, où il décède en 1986, âgé de 65 ans.

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Photo de M. Bégnon-Damien KONE,
Appartenance politique
Groupe du Rassemblement Démocratique Africain (App. Groupe Communiste)
Etat-civil
Né en 1921
Décédé le 10 février 1986
Profession
Secrétaire administratif
Département
Haute-Volta