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RUIN François

Ancien sénateur de la Haute-Savoie

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 7 novembre 1948
  • Réélu le 18 mai 1952
  • Fin de mandat le 8 juin 1958 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

RUIN (François)

Né le 18 octobre 1902 à La Tour (Haute-Savoie)

Décédé le 25 février 1987 à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône)

Sénateur de la Haute-Savoie de 1948 à 1958

Francois Ruin, issu d'une famille de cultivateurs, préfère à la vie agricole les études de comptabilité, laissant ainsi à son frère les rennes de l'exploitation familiale. Il effectue son service militaire au 1er régiment d'infanterie et prépare l'école d'artillerie, avant d'être nommé sous-lieutenant de réserve de l'artillerie coloniale.

Après cette formation militaire, il travaille dans des établissements bancaires de la région puis devient agent général d'assurances. Parallèlement, il débute entre les deux guerres une carrière politique locale qui le mène au poste de conseiller d'arrondissement du canton de Saint Jeoire en 1931 et au poste de conseiller général du même canton de 1934 à 1940. De 1929 à 1935, il est membre du conseil municipal de Bonneville.

En 1939-1940, quand éclate la seconde guerre mondiale, François Ruin devient lieutenant d'artillerie en Moselle puis dans le Nord. Blessé à Dunkerque en mai 1940, il est évacué sur l'Angleterre et rapatrié en octobre.

Après la guerre Francois Ruin retrouve son goût pour les responsabilités politiques et devient adjoint au maire de Bonneville à partir de 1947. En 1948, il est choisi par le MRP pour se présenter aux élections sénatoriales. Il est élu sénateur le 4 novembre en remplacement de Charles Bosson, et rejoint le groupe MRP. Il sera également élu en 1951 conseiller général de Bonneville.

Attaché aux questions sociales et rurales, François Ruin devient, à son arrivée au Palais du Luxembourg, membre de la commission du ravitaillement et de la commission du travail et de la sécurité sociale. Puis en 1949, il est nommé membre de la commission supérieure de la caisse nationale d'assurance en cas de décès et de la caisse nationale d'assurance en cas d'accident.

François Ruin présente dès 1949 un rapport au nom de la commission du travail sur l'extension aux départements de la Guadeloupe, de la Guyane française, de la Martinique et de la Réunion des dispositions de sécurité sociale applicables à la prévention et la réparation des accidents du travail et des maladies professionnelles. Il intervient également sur l'extension de la sécurité sociale aux DOM.

En 1950, il rejoint la commission de l'agriculture et poursuit ses interventions dans le domaine social. Il dépose ainsi un rapport visant à modifier le code du travail, intervient sur le projet de loi relatif aux conventions collectives et au règlement des conflits du travail et la même année, se manifeste sur la proposition de loi concernant les congés des travailleurs de moins de 21 ans.

En 1951, il rejoint la commission de la presse, de la radio et du cinéma, ainsi que la commission de la comptabilité et la commission supérieure de la caisse nationale d'assurances sur la vie. Il intervient sur les dépenses de fonctionnement des services de la radiodiffusion et de la télévision.

En 1952, François Ruin est réélu sénateur. Il devient alors membre suppléant de la commission des affaires économiques et de la commission des pensions. Ses préoccupations restent les mêmes au fil des années, comme le montre un rapport, rédigé au nom de la commission du travail, sur le règlement des contrats d'assurances en cas de décès de l'assuré en temps de guerre. D'autres rapports visant à défendre les travailleurs atteints d'une incapacité absolue de travailler ou à organiser les services médicaux du travail confirment les engagements sociaux de François Ruin.

En 1954, François Ruin présente un rapport sur la ratification par le Président de la République de l'amendement de la constitution sur l'organisation internationale du travail, donnant ainsi une dimension internationale à sa mission.

Après avoir été nommé en 1955 membre de la commission des moyens de communication et membre de la commission chargée de suivre l'élaboration et la mise en oeuvre du deuxième plan de modernisation et d'équipement, François Ruin intervient en 1956 pour promouvoir l'institution d'un fonds national de solidarité et la construction de logements et d'équipements collectifs.

La dernière année de son mandat, François Ruin prend position sur la construction du tunnel routier sous le Mont Blanc. Il est d'ailleurs nommé en 1957 administrateur du tunnel du Mont Blanc.

Les 2 et 3 juin 1958, il vote en faveur des pleins pouvoirs et de la révision constitutionnelle. Il est cependant battu aux élections du 8 juin 1958, alors qu'il se représente sous l'étiquette MRP. Après dix années au Conseil de la République, François Ruin laisse la marque d'un homme de convictions.

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Photo de M. François RUIN,
Appartenance politique
Groupe du Mouvement Républicain Populaire
Etat-civil
Né le 18 octobre 1902
Décédé le 25 février 1987
Profession
Agent d'assurances
Département
Haute-Savoie