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SATINEAU Maurice

Ancien sénateur de la Guadeloupe

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 14 novembre 1948
  • Réélu le 18 mai 1952
  • Fin de mandat le 8 juin 1958 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1889-1940  (Extrait du «Jean Jolly»)
1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1889-1940

SATINEAU (MAURICE), né le 18 septembre 1891 à Baie Mahault (Guadeloupe).

Député de la Guadeloupe de 1936 à 1942.

Né à la Guadeloupe, Maurice Satineau fit ses études en France, avant d'embrasser la carrière de journaliste. Il fut successivement directeur de La Dépêche Africaine et du quotidien La Voix du Peuple. En 1936, il se présente pour la première fois aux élections législatives, dans son département d'origine, sous l'étiquette de l'union républicaine et sociale. Arrivé en tête, le 26 avril, avec 5.824 voix, il est élu au second tour, le 3 mai, par 9.929 voix contre 6.460 à son concurrent, Boisneuf, sur un total de 28.119 inscrits.

A la Chambre, il se spécialise dans les questions maritimes. Membre de la commission d'administration générale, de la commission des comptes définitifs et de la commission du travail, il présente, en 1935, un rapport sur le projet de loi portant règlement définitif du budget de la Marine marchande. Le 8 décembre 1939, il demande à interpeller le gouvernement sur sa politique coloniale.

Le 10 juillet 1940, à Vichy, il vote la loi accordant les pleins pouvoirs au maréchal.

Extrait du « Dictionnaire des Parlementaires français », Jean Jolly (1960/1977)

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1940-1958

SATINEAU (Maurice)

Né le 18 septembre 1891 à Baie-Mahault (Guadeloupe)

Décédé le 13 septembre 1960 à Paris

Député de la Guadeloupe de 1936 à 1942

Sénateur de la Guadeloupe de 1948 à 1958

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VIII, p. 2965)

Maurice Satineau, qui s'était prononcé le 10 juillet 1940 en faveur de l'attribution du pouvoir constituant au Maréchal Pétain, renoue avec la vie politique lors de son élection au Conseil de la République en deuxième position sur la liste conduite par Eugénie Eboué-Tell pour le Rassemblement du peuple français, qui remporte au deuxième tour les deux sièges à pourvoir, lui-même recueillant alors 256 voix sur 583 suffrages exprimés.

Le 18 mai 1952 à l'occasion du renouvellement de son siège de sénateur de la Guadeloupe, il prend la tête de la liste du Rassemblement républicain qui obtient les deux sièges à pourvoir au second tour du scrutin, lui-même obtenant 278 voix des 557 suffrages exprimés.

Au Conseil de la République, il rejoint d'abord le groupe d'Action démocratique et républicaine dont il démissionne le 11 janvier 1949 au profit du groupe du Rassemblement des gauches républicaines au sein duquel il siège, encore pendant deux ans, à l'intergroupe gaulliste.

Au cours de ses deux mandats, il appartient aux commissions de la marine (1948-1955), du ravitaillement (1948-1952), du travail (1952-1958), de la France d'outre-mer (1955-1958). Il siège également comme membre suppléant à la commission de la reconstruction à partir du 15 janvier 1953. Enfin, ses collègues l'élisent secrétaire du Conseil de la République le 3 octobre 1957.

N'ayant recours à aucun des instruments du contrôle et de l'initiative parlementaires, il intervient cependant à deux reprises en séance publique dans les discussions des projets de loi relatif aux circonscriptions électorales des départements d'outre-mer (1949) et concernant les élections au conseil général de la Guadeloupe (1954). Maire et conseiller-général de Sainte-Anne, son activité politique durant cette période s'accompagne de la publication de plusieurs articles dans la presse : La Voix du Peuple et La Dépêche Africaine, dont il est le directeur politique, ainsi que l'organe de l'Intergroupe parlementaire de la France d'outre-mer France-Tropiques dans lequel il marque en octobre 1953 son opposition à la ratification du traité de la Communauté européenne de Défense en déclarant : « Quelle serait la situation des Etats associés, des pays de protectorat qui font partie de l'Union française par des accords passés uniquement avec la France ? La France a-t-elle moralement et juridiquement le droit de les apporter à la Communauté européenne de Défense, sans leur consentement exprès, sans leur adhésion individuelle à cette Communauté. Nous pouvons ajouter qu'une telle décision pourrait amener les populations qui font confiance à la France, mais à elle seule, de demander leur indépendance et de provoquer pour cela des troubles dans l'Union française. Ce serait alors un argument considérable donné aux séparatistes ».

Ayant demandé un congé en juin 1958, Maurice Satineau ne prend pas part au vote des pleins pouvoirs et de la révision constitutionnelle. Lors des dernières élections au Conseil de la République, il est battu de justesse à l'issue du deuxième tour par le candidat de la gauche guadeloupéenne Lucien Bernier qui le devance d'une seule voix. Il rencontre le même insuccès aux élections sénatoriales d'avril 1959.

Il meurt à Paris le 13 septembre 1960 à l'âge de 69 ans.

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Photo de M. Maurice SATINEAU,
Appartenance politique
Groupe de la Gauche Démocratique et du Rassemblement des Gauches Républicaines
Etat-civil
Né le 18 septembre 1891
Décédé le 13 septembre 1960
Profession
Journaliste
Département
Guadeloupe