Allez au contenu, Allez à la navigation

SEROT Robert

Ancien sénateur élu(e) par l'Assemblée Nationale

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 19 décembre 1946
  • Fin de mandat le 7 novembre 1948 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

SEROT (Robert)

Né le 18 février 1885 à Saint-Dizier (Haute-Marne)

Décédé le 28 mars 1954 à Paris

Député de la Moselle de 1919 à 1942

Sous-secrétaire d'Etat à l'Agriculture du 3 novembre 1929 au 21 février 1930 et du 2 mars au 12 décembre 1930

Membre de la première Assemblée nationale constituante (Moselle)

Conseiller de la République, élu par l'Assemblée nationale, de 1946 à 1948

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1889-1940, tome VIII, p. 2998)

Président du conseil général de la Moselle depuis 1934, Robert Sérot vote, le 10 juillet 1940, l'octroi des pleins pouvoirs au maréchal Pétain.

Après la seconde guerre mondiale, il renoue avec la vie politique nationale lors de son élection à la première Assemblée nationale le 21 octobre 1945. Il figure alors en deuxième position sur la liste d'entente républicaine conduite dans le département de la Moselle par Robert Schuman. Arrivée nettement en tête avec 43,5% des suffrages exprimées, elle obtient quatre des sept sièges à pourvoir.

Inscrit au groupe du MRP, Robert Sérot est membre de la commission des affaires étrangères. En janvier 1946, il dépose deux propositions de résolution relatives à la prorogation du délai imparti aux contribuables pour l'établissement de leur déclaration de patrimoine et à la modification en faveur des petits rentiers âgés ou infirmes des dispositions de l'ordonnance du 15 août 1945 instituant un impôt de solidarité nationale en leur faisant bénéficier d'une majoration supplémentaire d'abattement. En séance publique, il défend notamment les intérêts des expulsés de guerre dont le plus grand nombre se trouve en Moselle et les anciens porteurs de valeurs mobilières à revenu fixe dont les moyens d'existence sont devenus insuffisants par suite de la dévaluation.

Il n'est candidat ni à la deuxième Constituante ni aux élections législatives du 10 novembre 1946. L'Assemblée nationale le désigne en revanche le 8 décembre 1946 pour siéger au Conseil de la République, où il préside le groupe des républicains indépendants. Membre de la commission des affaires étrangères tout au long de son mandat, Robert Sérot fait également partie des commissions du règlement (1946-1947), de la comptabilité et de la France d'outre-mer (1947). Dès le 8 mai 1947, ses collègues le portent à la vice-présidence de la Haute Assemblée, fonction qu'il remplit jusqu'en novembre 1948.

Les six propositions de loi ou de résolution, qu'il dépose entre 1947 et 1948, concernent le droit de contrôle législatif du Conseil de la République, l'accord à Madame la générale Leclerc d'une pension exceptionnelle, l'attribution de prêts par le crédit agricole mutuel pour la reprise de l'activité agricole, la législation sur les loyers des locaux professionnels et d'habitation, le classement hiérarchique des emplois permanents de l'Etat et la retraite des fonctionnaires. En 1948, douloureusement touché par l'annonce du cataclysme qui vient de ravager l'ouest des Etats-Unis et la Colombie britannique, il rédige au nom du Conseil de la République une motion de sympathie à l'adresse de la nation américaine et au peuple canadien. Il intervient dans les discussions d'ordre budgétaire et fiscal mais également sur des sujets aussi divers comme le renouvellement des conseils généraux, les indemnités de fonctions des maires et adjoints, le règlement du Conseil de la République et l'élection par cette assemblée des membres de l'Assemblée de l'Union française ou encore la révision des contrats passés par les collectivités locales et la culture du blé et du seigle.

Candidat au renouvellement de son mandat dans le département de la Moselle, il conduit le 7 novembre 1948 une liste d'entente mosellane qui, sur sa droite, subit la concurrence de la liste du Rassemblement du peuple français menée par René Schwartz, qui remporte les trois sièges à pourvoir. La même année, il est cependant élu par le Conseil de la République conseiller de l'Union française, mandat qu'il conserve jusqu'à son décès le 28 mars 1954.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Robert SEROT,
Appartenance politique
Groupe des Républicains Indépendants
Etat-civil
Né le 18 février 1885
Décédé le 28 mars 1954
Profession
Ingénieur agronome
Département
élu(e) par l'Assemblée Nationale