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TRAORE Diongolo

Ancien sénateur de la Haute-Volta

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 18 juin 1952
  • Fin de mandat le 8 juin 1958 (Non réélu(e))

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

TRAORE (Diongolo)

Né en 1914 à Bobo-Dioulasso (Haute-Volta)

Décédé le 18 avril 1971 à Ouagadougou

Sénateur de la Haute-Volta de 1952 à 1958

Diongolo Traoré est né à Samogohiry dans le cercle de Bobo-Dioulasso en Haute-Volta en 1914.

Diplômé de l'école vétérinaire africaine de l'Afrique occidentale française, il sera par la suite vétérinaire africain principal.

Vice-président de la sous-section de l'Union voltaïque depuis 1949, il est appelé à siéger à l'académie voltaïque en 1951. L'année suivante, Diongolo Traoré est élu au conseil général de la circonscription de Bobo-Dioulasso puis se présente en deuxième position sur la liste unique d'Union de défense des intérêts de la Haute-Volta conduite par Christophe Kalenzaga pour les élections à la deuxième section du Conseil de la République, qui remporte des deux sièges à pourvoir.

A la Haute Assemblée, il appartient au groupe des Indépendants d'Outre-Mer et du Rassemblement démocratique africain et fait partie de nombreuses commissions : des pensions, de la production industrielle, du travail et de la sécurité sociale, de la reconstruction, de l'agriculture , des moyens de communication, des boissons et de la presse.

En séance publique, Diongolo Traoré intervient à trois reprises, chaque fois pour défendre les intérêts des territoires africains et de ses habitants. Le 11 mars 1955, dans la discussion de la proposition de loi relative à la réorganisation municipale dans les territoires d'outre-mer, il s'oppose au maintien du double collège servant à diviser les Français d'outre-mer et demande l'octroi de ressources extra-communales pour les communes qui vont être créées afin de leur assurer un bon démarrage. Lors du débat sur le projet de loi-cadre relatif aux territoires africains en juin 1956, il dénonce les inégalités de traitement entre les fonctionnaires du cadre métropolitain et du cadre local servant en Afrique puis livre ses observations sur le développement économique et social des territoires d'outre-mer qui passe, selon lui, par la modernisation des méthodes d'agriculture et l'industrie locale de transformation des matières premières et l'entretien des établissements construits sur le FIDES. Enfin, entendu dans la discussion du projet de loi relatif aux communautés économique et atomique européenne le 23 juillet 1957, c'est au nom des Indépendants d'outre-mer qu'il fait part de ses réserves quant à la libre circulation des travailleurs des six pays dans les territoires d'outre-mer en déclarant notamment : « L'Afrique Noire, ne saurait accepter, sous le couvert du Marché commun, une nouvelle pénétration analogue à celles du XVIème ou du XIXème siècle. Nos partenaires ne peuvent venir qu'en travailleurs et non en politiciens, car il n'y a qu'une politique possible pour nos territoires, c'est celle de la Communauté française ».

Les 2 et 3 juin 1958, il accorde les pleins pouvoirs au gouvernement et approuve la révision constitutionnelle.

Il décide ensuite de ne pas se représenter au renouvellement de son mandat à l'occasion des dernières élections au Conseil de la République.

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Photo de M. Diongolo TRAORE,
Appartenance politique
Groupe des Indépendants d'Outre-Mer
Etat-civil
Né en 1912
Décédé le 18 avril 1971
Profession
Vétérinaire
Département
Haute-Volta