Allez au contenu, Allez à la navigation

VARLOT Henri

Ancien sénateur de la Saône-et-Loire

  • IVème République

    Ancien sénateur de la
    IVe République

Election

  • Elu le 7 novembre 1948
  • Réélu le 18 mai 1952
  • Fin de mandat le 8 juin 1958 (Ne se représente pas)

Extraits de la table nominative :

Biographie

1940-1958  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

1940-1958

VARLOT (Henri)

Né le 7 janvier 1894 à Louhans (Saône-et-Loire)

Décédé le 23 août 1969 à Louhans (Saône-et-Loire)

Sénateur de Saône-et-Loire de 1948 à 1958

Henri Varlot, dont le père est tailleur et la mère couturière, est né à Louhans en Saône-et-Loire en 1894.

Au terme de ses études secondaires au collège de garçons de Louhans, il obtient un baccalauréat ès sciences puis s'inscrit à l'école supérieure de pharmacie de Paris.

Mobilisé en 1914 pour participer au premier conflit mondial, sa courageuse conduite au front lui vaut une citation à l'ordre de la division en 1917 ainsi que la croix de guerre.

Rendu à la vie civile, il reprend ses études et obtient son diplôme de pharmacien de première classe en 1920. Il décide alors de revenir à Louhans pour y exercer sa nouvelle profession. Militant durant l'entre-deux-guerres dans les rangs du parti radical-socialiste de Saône-et-Loire, il est élu conseiller municipal de sa commune en 1929 puis conseiller d'arrondissement en 1937.

Lorsque la seconde guerre mondiale éclate, il sert comme pharmacien lieutenant avant d'être nommé adjoint au maire de Louhans en 1941. Arrêté par la milice le 15 mai 1944, il est incarcéré à Chalon-sur-Saône puis à Mâcon avant que l'avancée des armées alliées le libère. En 1945, il devient maire de Louhans puis conseiller général de Saône-et-Loire.

Henri Varlot assure à cette époque la vice-présidence de l'association des maires de son département, fonction à laquelle viennent s'en ajouter beaucoup d'autres parmi lesquelles les vice-présidences en Saône-et-Loire de la fédération du parti radical et de la fédération des oeuvres laïques et les présidences à Louhans du comité d'arrondissement de la Croix-rouge française et de la société d'agriculture et d'horticulture. Sur le plan professionnel, sa réussite alliée à l'estime de ses pairs le conduisent également à siéger au conseil régional de l'ordre des pharmaciens de Bourgogne et Franche-Comté avant de présider en 1947 le syndicat départemental des pharmaciens de Saône-et-Loire.

Fort de son enracinement local, Henri Varlot se présente aux élections sénatoriales du 8 décembre 1946 en seconde position derrière Julien Satonnet sur la liste du Rassemblement des Gauches Républicaines. Avec 311 voix des 1172 suffrages exprimés, cette liste n'obtient qu'un seul des trois sièges à pourvoir et Henri Varlot n'est donc pas élu. Récemment nommé chevalier à titre civil dans l'ordre de la légion d'honneur, il se porte à nouveau candidat au Conseil de la République le 7 novembre 1948. Il figure toujours en seconde position derrière Julien Satonnet sur la liste du RGR. C'est avec 667 voix des 1479 suffrages exprimés au second tour du scrutin qu'il opère son entrée à la Haute Assemblée.

A son arrivée au Conseil de la République, il rejoint le groupe RGR, au sein duquel il siègera en 1949 à l'intergroupe du RPF, et s'inscrit aux commissions de la famille et de la reconstruction.

De 1948 à 1958, Henri Varlot dépose une proposition de résolution sur les mesures à prendre en faveur des populations victimes des inondations de 1953 ainsi que huit rapports dont sept au nom de la commission de la famille. En séance publique, il intervient à une quinzaine de reprises et propose plusieurs amendements.

Dans ses interventions, en qualité de rapporteur de la commission de la famille dont il sera vice-président à partir de 1955, il s'exprime notamment sur l'interdiction de l'emploi de gaz toxiques dans la désinfection des locaux (1949), l'extension des prestations familiales en faveur des enfants partant en vacances (1951), la répression du trafic de stupéfiants, l'exercice de la pharmacie d'officine (1953, 1955), l'organisation du laboratoire national de santé publique (1956).

Mais Henri Varlot prend part à d'autres discussions portant sur divers textes budgétaires et est également rapporteur de la commission de la reconstruction sur la proposition de résolution concernant l'aide à apporter aux économiquement faibles en matière de logement. En 1953, il devient aussi membre suppléant de la commission de l'éducation nationale.

Il a été entre-temps reconduit à son siège de sénateur de Saône-et-Loire aux élections du 18 mai 1952 en troisième position de la liste conduite par Henri Maupoil du parti radical et radical-socialiste et du rassemblement des gauches républicaines qui obtient au second tour les trois sièges à pourvoir ; lui-même recueillant 575 voix des 1458 suffrages exprimés.

Mais en juin 1958, après s'être prononcé en faveur des pleins pouvoirs et de la révision constitutionnelle, il décide de ne pas solliciter le renouvellement de son mandat tirant les conclusions de son récent échec lors des élections cantonales au bénéfice de l'indépendant Xavier Perrier-Michon.

Afficher le texte

Avertissement : les extraits de tables nominatives et biographies sont issus d'une reconnaissance automatisée des caractères ; merci de nous signaler toute erreur ou coquille.

Photo de M. Henri VARLOT,
Appartenance politique
Groupe de la Gauche Démocratique et du Rassemblement des Gauches Républicaines
Etat-civil
Né le 7 janvier 1894
Décédé le 23 août 1969
Profession
Pharmacien
Département
Saône-et-Loire