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ALDUY Paul

Ancien sénateur des Pyrénées-Orientales

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 1er octobre 1992 (non réélu)

Fonctions antérieures

  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

ALDUY (Paul)

Né le 4 octobre 1914 à Lima (Pérou)

Décédé le 24 janvier 2006 à Perpignan (Pyrénées orientales)

Député des Pyrénées-Orientales de 1956 à 1981

Sénateur des Pyrénées orientales de 1983 à 1992

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958,

tome I, p. 367-369)

Secrétaire général du Centre de la réforme républicaine, Paul Alduy est réélu aux législatives de novembre 1958. Dès janvier 1959, il soutient au Parlement le gouvernement Debré contrairement à la ligne d'opposition de la SFIO. Par ailleurs, lors des municipales de mars 1959, il remporte la mairie de Perpignan contre le maire Félix Depardon soutenu par le parti socialiste. Il renforce son implantation en étant élu conseiller général du canton de Perpignan-Est (jusqu'en 1976). Il se rapproche de la majorité gaulliste (via les gaullistes de gauche comme Louis Hamon) et sera réélu à Perpignan en 1965 sur une liste d'union avec l'UNR et le MRP. Ne pouvant plus compter sur l'appui militant de la SFIO, il crée en 1960 un parti local, l'Association démocratique et socialistes (ADS).

Aux législatives de 1962, Paul Alduy est réélu au second tour comme candidat ADS. Il s'inscrit au groupe du Rassemblement démocratique qui rassemble au centre-gauche le Parti radical, l'UDSR et le Centre républicain. Après s'être rapproché un temps du Centre démocrate au comité directeur duquel il figure en février

1966, il retrouve le socialisme via le club Convention des Institutions Républicaines (CIR) piloté par François Mitterrand. Il y aura toujours entre les deux hommes une relation d'amitié forte mais parsemée de tensions. Aux législatives de 1967, Paul Alduy est élu sous son étiquette mais rejoint dès mars 1968 le groupe FGDS. C'est sous cette bannière qu'il est reconduit lors des législatives anticipées de juin 1968. Après le congrès d'Epinay, le maire de Perpignan est élu comme candidat PS aux législatives de 1973.

Mais alors que Paul Alduy avait soutenu le Programme commun en 1972, il refuse en mars 1976 l'alliance électorale PS/PCF à l'occasion des cantonales, malgré l'insistance de François Mitterrand qui le reçoit à deux reprises dans son appartement parisien. Il est exclus du PS « pour comportement opportuniste et antiunitaire ». A la recherche d'une formation de substitution, il participe en septembre 1976 aux journées d'étude de la Fédération socialiste démocrate (FSD), petit parti fondé en juin 1975 par les animateurs du Centre d'études pour le socialisme, tendance réformiste d'anciens socialistes exclus. A l'Assemblée, il siège parmi le groupe des Réformateurs, des centristes et des démocrates sociaux et soutient l'action du Président de la République lors des législatives de 1978. Finalement, il rejoint l'UDF via une de ses plus petites composantes, le Parti social démocrate français dont il est, avec André Santini, un des cofondateurs. Ces changements d'étiquette ont beau être critiqués par ses adversaires, ils ne nuisent pas à la popularité de l'intéressé. Il est vrai que Paul Alduy satisfait efficacement les différentes communautés de Perpignan. Il accueille dès 1962 les Pieds-Noirs dont il défend les intérêts au Parlement et qu'il loge dans le quartier nouveau du Moulin-à-Vents. Il protège la communauté gitane, soutient la communauté juive et valorise la culture catalane. Faisant preuve d'un pragmatisme à toute épreuve, il reçoit dans sa ville toutes les personnalités politiques : Charles de Gaulle, François Mitterrand, Valéry Giscard d'Estaing, Jean-Marie Le Pen, et préside lors des élections présidentielles

les comités de soutien locaux de François Mitterrand (1974), Valéry Giscard d'Estaing (1981) et Raymond Barre

(1988).

Victime de la vague rose, il est battu aux législatives de 1981. Sans mandat parlementaire de 1981 à 1983, il reste maire de Perpignan et conseiller général. C'est donc un élu bien implanté dans sa ville et son canton qui est élu aux élections sénatoriales de septembre 1983 avec 436 voix sur les 778 suffrages exprimés, profitant de la désunion de la gauche. Membre du groupe de l'Union centriste, il rejoint la commission des affaires culturelles qui le nomme rapporteur pour avis des crédits dévolus à l'action culturelle. Chaque année, il profite du débat sur la loi de finances pour intervenir en faveur de l'action culturelle française dans le monde. Il réclame plus de moyens pour les alliances françaises et les établissements scolaires français à l'étranger, souhaite l'augmentation des bourses accordées aux étudiants étrangers et la hausse du nombre d'attachés linguistiques et culturels, et attend du Gouvernement qu'il favorise la francophonie. Il vote la loi du 9 septembre 1986 relative aux conditions d'entrée et de séjour des étrangers en France, la loi du 1er décembre 1988 relative au revenu minimum d'insertion, la loi constitutionnelle du 25 juin 1992 ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne ».

Elu conseiller régional du Languedoc-Roussillon en mars 1986, à la tête d'une liste d'union UDF-RPR, Paul Alduy poursuit également son action en qualité de maire de Perpignan. Durant les 30 années passées à la tête du conseil municipal de cette ville, il multiplie les projets urbanistiques pour moderniser et dynamiser la cité catalane : palais des congrès et de la jeunesse, maisons des jeunes et de la culture, nouveaux abattoirs, groupes scolaires primaires, secondaires et techniques, université, complexe socio-éducatif de la « Zone verte », voies rapides desservant l'autoroute, usine de traitement des ordures ménagères, marché de Production, forum Saint- Martin, centre culturel, nouvelle gare routière, aéroport de Rivesaltes sans compter les 6 000 logements sociaux du Moulin-à-Vent au milieu desquels il habite. A partir de 1989, il lance quatre nouveaux chantiers : le Grand Saint-Charles (plateforme agroalimentaire et de négoce international), le Polygone Nord (plateforme industrielle), la ZAD Torremila (zone d'activité aéroportuaire) et la technopole Latitude 42 (instituts de formation, centres de recherche et entreprises de pointe).

Paul Alduy est battu aux élections sénatoriales du 27 septembre 1992. Au second tour, il n'obtient que

72 voix, à peine deux de plus que le communiste Jean Vila. L'année suivante, âgé de 79 ans, Paul Alduy a la satisfaction de voir son fils, Jean-Paul Alduy, prendre sa suite à la mairie de Perpignan, à l'occasion d'élections municipales anticipées. En 2001, Jean-Paul Alduy devient également sénateur des Pyrénées-Orientales, mandat qu'il conserve jusqu'en 2011.

Paul Alduy meurt le 24 janvier 2006. Il était chevalier de la Légion d'honneur depuis 2004.

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Photo de M. Paul ALDUY, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 4 octobre 1914
Décédé le 23 janvier 2006
Profession
Ancien conseiller d'ambassade - Préfet honoraire
Département
Pyrénées-Orientales