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BERGEAL Aimé

Ancien sénateur de la Seine-et-Oise
  puis des Yvelines

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Sénateur le 3 avril 1967 (Seine-et-Oise) (en remplacement de M. Pierre METAYER, député) jusqu'au 1er octobre 1968
  • Elu le 22 septembre 1968 (Yvelines)
  • Fin de mandat le 26 septembre 1973 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BERGEAL (Aimé)

Né le 11 janvier 1912 à Lescure-d'Albigeois (Tarn)

Décédé le 26 septembre 1973 à Mantes-la-Ville (Yvelines)

Sénateur de Seine-et-Oise de 1967 à 1968 puis des Yvelines de 1968 à 1973

Fils d'un briquetier, Aimé Bergeal obtient le brevet d'enseignement primaire supérieur à Albi, ce qui lui permet d'entrer dans l'administration des Postes, télégraphes et téléphones (PTT). Après avoir effectué son service militaire en 1933 et 1934, il est nommé en région parisienne en 1935, à Mantes-la-Ville, comme vérificateur. Ne quittant plus cette cité située sur la Seine, au nord-ouest de Paris, jusqu'à la fin de son existence, il gravit les échelons de l'administration des PTT jusqu'à devenir inspecteur central.

Entre temps, rappelé sous les drapeaux en 1939 lorsqu'éclate le second conflit mondial, Aimé Bergeal est démobilisé le 14 juillet 1940 comme sous-officier. Il décide de s'engager en politique à la Libération. Il adhère à la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), redevenue un parti puissant qui obtient 23,4% des suffrages aux élections à l'Assemblée constituante du 21 octobre 1945. Socialiste convaincu, il ne quitte plus ce parti. Elu conseiller municipal de Mantes-la-Ville sous l'étiquette de la SFIO en octobre 1947, il en devient maire en mai 1953. Puis en avril 1955, il est élu conseiller général du canton de Mantes-la-Ville. Il conserve ce siège jusqu'à son décès, sauf de 1967 à 1970 : battu aux élections cantonales d'octobre 1967 par le candidat communiste René Martin, il reconquiert toutefois son fauteuil de conseiller général au scrutin suivant, en mars 1970.

Premier magistrat de Mantes-la-Ville jusqu'à la fin de sa vie, Aimé Bergeal consacre la plupart de son temps à l'administrer. De fait, cette ville se transforme profondément sous l'effet d'une forte expansion démographique : la population triple en vingt ans, passant de 6 000 à 18 000 habitants. Aimé Bergeal s'attache à faire face aux problèmes d'organisation urbaine engendrés par cette croissance rapide, tout en s'efforçant de rendre sa commune agréable à vivre. Il s'emploie ainsi à doter Mantes-la-Ville des nombreux équipements et infrastructures nécessaires.

A ses mandats locaux, Aimé Bergeal ajoute à partir de 1967 un mandat parlementaire : il devient sénateur de Seine-et-Oise le 3 avril 1967 à la suite de l'élection de Pierre Métayer comme député de la troisième circonscription de la Seine-et-Oise. Suppléant du maire des Mureaux, Aimé Bergeal lui succède à la Haute Assemblée. Il demande alors sa retraite anticipée des PTT afin de pouvoir assumer ses différentes charges.

En 1968, il sollicite le renouvellement de son mandat auprès des grands électeurs des Yvelines, nouveau département issu de Seine-et-Oise, et créé officiellement le 1er janvier 1968. La liste de la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) qu'il conduit lors des élections sénatoriales du 22 septembre 1968 recueille 292 voix sur 1 418 suffrages exprimés : Aimé Bergeal est le seul élu de sa liste. Celle d'Union des républicains pour le rayonnement des Yvelines obtient quant à elle 536 voix et deux sièges, qui reviennent au sénateur sortant Edouard Bonnefous et au maire de Versailles André Mignot. Le dernier fauteuil sénatorial des Yvelines est remporté par Jacques Soufflet, sa liste d'Union nationale pour la défense de la République recueillant 446 voix.

Au Sénat, Aimé Bergeal s'inscrit au groupe socialiste. Après quelques mois passés au sein de la commission des finances en 1967, il siège à la commission des affaires économiques d'octobre 1967 à son décès. Il se prononce en décembre 1967 pour la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances, puis vote en juin 1972 contre la loi portant création et organisation des Régions.

Parfait connaisseur de l'administration des PTT dont il est issu, Aimé Bergeal intervient régulièrement en séance publique sur les problèmes qui la concernent, le plus souvent lors de l'examen des lois de finances. Il s'exprime alors aussi bien sur la situation de la Poste en milieu rural que sur celle du personnel ou des services financiers des PTT. Surtout, il ne cesse de déplorer l'absence d'effort budgétaire conséquent en faveur des télécommunications au point de dénoncer en novembre 1969 « la grande misère du téléphone » : « Notre téléphone est malade à cause de l'insuffisance des crédits d'investissement et de l'inadaptation de sa gestion. » Aimé Bergeal s'intéresse également à diverses autres questions qui lui sont familières, telles que la composition des conseils généraux des nouveaux départements de la région parisienne (1967) ou l'exercice de fonctions à mi-temps par les fonctionnaires de l'Etat (1970).

Outre ses mandats électifs, Aimé Bergeal exerce de nombreuses responsabilités locales. Il assure ainsi la vice-présidence du district urbain de Mantes-la-Jolie, la sous-préfecture voisine. Il est également président de la section de la région mantaise de la Ligue des droits de l'homme et membre du comité d'action laïque de Mantes-la-Ville. Fervent pratiquant de sport, il préside aussi le Club athlétique de Mantes-la-Ville et fait construire le stade des Merisiers qui l'accueillera au jour de ses obsèques, puis recevra son nom.

L'activité qu'Aimé Bergeal déploie au service de ses concitoyens lui vaut d'être élevé à la dignité de chevalier des Palmes académiques, chevalier du Mérite social et chevalier du Mérite sportif, et de recevoir la Médaille d'honneur de la Jeunesse et des Sports.

Atteint par une longue maladie, il surmonte une première attaque en 1970 et s'efforce ensuite de continuer à assurer ses diverses charges. Mais, vaincu par le mal qui le mine, Aimé Bergeal s'éteint le 26 septembre 1973, à l'âge de soixante et un ans. Brigitte Gros, maire radicale de Meulan et conseillère générale du canton d'Aubergenville, lui succède au fauteuil de sénateur des Yvelines.

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Photo de M. Aimé BERGEAL, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Né le 11 janvier 1912
Décédé le 26 septembre 1973
Profession
Inspecteur central des Postes et télécommunications
Département
Yvelines