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BETTENCOURT André

Ancien sénateur de la Seine-Maritime

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 25 septembre 1977
  • Réélu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 1er octobre 1995 (ne se représente pas)

Fonctions antérieures

  • Ministre
  • Député

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées
  • Membre du Groupe des Républicains et Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BETTENCOURT (André)

Né le 21 avril 1919 à Saint-Maurice-d'Etelan (Seine-Maritime) Décédé le 19 Novembre 2007 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine)

Député de la Seine-Inférieure puis de la Seine-Maritime de 1951 à 1966, en 1967 et 1968, puis de 1973 à

1977

Secrétaire d'Etat à la présidence du Conseil du 19 juin 1954 au 23 février 1955

Secrétaire d'Etat aux transports de 8 janvier 1966 au 1er avril 1967

Secrétaire d'Etat aux affaires étrangères de 7 avril 1967 à 31 mai 1968

Ministre des postes et des télécommunications de 31 mai au 12 juillet 1968

Ministre de l'industrie de 12 juillet 1968 à 27 juin 1969

Ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé du plan et de l'aménagement du territoire du

27 juin 1969 au 6 juillet 1972

Ministre par intérim des affaires culturelles du 28 septembre 1970 au 7 janvier 1971

Ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères du 6 juillet 1972 au 28 mars 1973

Sénateur de la Seine-Maritime de 1977 à 1995

(Voir première partie de la biographie dans le dictionnaire des parlementaires français 1940-1958,

tome II, p. 361-363)

André Bettencourt poursuit sa carrière politique au Palais Bourbon de 1958 à 1966. Il l'interrompt pour être secrétaire d'Etat aux transports de 1966 à 1967. Réélu aux élections législatives de 1967, il est à nouveau nommé au Gouvernement en qualité de secrétaire d'Etat aux affaires étrangères de 1967 à 1968. A nouveau élu député aux élections législatives organisées à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale en 1968, il abandonne une fois encore le Palais Bourbon pour assumer les responsabilités de ministre des postes et des télécommunications en 1968, puis de ministre de l'industrie de 1968 à 1969, de ministre chargé du plan et de l'aménagement du territoire de 1969 à 1972, et enfin de ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères de 1972 à 1973. Il est alors à nouveau élu député de la Seine-Maritime en 1973 et exerce son mandat jusqu'en 1977

Aux élections sénatoriales du 25 septembre 1977, André Bettencourt se présente en deuxième position sur la liste d'Union des Républicains et des démocrates menée par Jean Lecanuet, qui obtient quatre sièges sur les six à pourvoir. Aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986, il est réélu sur la liste d'Union de la majorité. Il rejoint le groupe sénatorial de l'Union des républicains et indépendants. De 1977 à 1980, il est membre de la commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées qui devient, à partir de

1981, commission des affaires étrangères. Il y siège jusqu'à la fin de son mandat.

En séance publique, André Bettencourt intervient à de nombreuses reprises lors des discussions des projets de loi relatifs à la politique extérieure et à la défense française. En 1978, il demande un effort supplémentaire face à l'insuffisance des moyens d'équipement des forces militaires. Il évoque également les insuffisances du service militaire dont la durée est trop courte et pour lequel les exemptions sont trop nombreuses. Au tournant des années 80, il condamne l'expansionnisme soviétique après l'invasion de l'Afghanistan et appelle les alliés du bloc occidental à faire preuve de concertation. Après les élections

présidentielles de 1981, il critique les relations entretenues par le gouvernement français avec Cuba et la présence de ministres communistes au Gouvernement. En 1989, il salue les initiatives de la France au Liban et souhaite le retrait progressif des troupes syriennes et le retour à la souveraineté du Liban. En 1991, il rend hommage à l'armée française et aux forces de la coalition au Koweït.

André Bettencourt profite également de ses prises de parole en séance publique pour demander un effort en faveur de l'aide au développement et défendre l'idée d'un nouvel ordre économique mondial plus juste, en insistant plus particulièrement sur la situation des jeunes états d'Afrique francophone. En 1989, il se félicite des nombreuses initiatives de la diplomatie française, notamment en faveur d'une solidarité économique avec le tiers-monde.

Fervent défenseur de la construction européenne, il insiste également sur la nécessité d'harmoniser les politiques à l'échelle européenne : sur le plan économique, il se montre favorable à la ratification de l'Acte unique européen. Il demande, dès 1987, la mise en place d'une politique de défense commune s'appuyant sur une coopération militaire franco-allemande. Après l'ouverture du rideau de fer, il met en avant la nécessité de poursuivre et d'approfondir la construction de l'Europe. En 1992, il approuve le projet de loi constitutionnelle ajoutant à la Constitution un titre : « De l'Union européenne ».

André Bettencourt consacre une part de son activité aux questions relatives à l'enseignement. S'il critique, en 1978, la pesanteur et centralisme de l'administration de l'éducation nationale, il se félicite toutefois de l'amélioration du fonctionnement du système éducatif dont il rappelle l'importance dans la lutte contre les inégalités. Il salue également l'élévation globale du niveau de formation de la population active, même si des disparités territoriales demeurent. Il encourage l'ouverture des établissements vers les entreprises et se déclare satisfait, lors de la discussion du projet de loi relatif aux enseignements artistiques en 1987, de l'élévation de l'expression théâtrale, audiovisuelle et chorégraphique au rang de discipline scolaire.

Les questions environnementales n'échappent pas à son champ de compétence. En 1978, il participe à la commission d'enquête chargée d'examiner les décisions prises et les moyens mis en oeuvre par les autorités compétentes françaises, étrangères ou internationales lors de l'échouement du pétrolier Amoco Cadiz sur les côtes bretonnes. Président du Comité de bassin Seine-Normandie de 1974 à 1981 et membre du comité national de l'eau depuis 1980, il rappelle lors du vote des crédits consacrés à l'environnement, à l'occasion de la discussion du projet de loi de finances pour 1983, le rôle des comités de bassin et des collectivités locales dans la politique décentralisée de l'eau. La même année, il rapporte le projet de loi autorisant l'approbation d'un accord international sur les bois tropicaux destiné à lutter contre la régression de la forêt tropicale en encourageant les politiques de reboisement.

André Bettencourt vote contre la loi portant abolition de la peine de mort (1981). En revanche, il approuve la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes (1981), la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions (1982), la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage (1982), la loi relative au revenu minimum d'insertion (1988) et la loi relative aux pensions de retraite et à la sauvegarde de la protection sociale (1993).

Membre depuis le 23 mars 1988 de l'Académie des beaux-arts, il est nommé administrateur de la Casa de

Velazquez en 1990.

A partir de son 60e anniversaire, André Bettencourt se retire progressivement de la vie politique : en

1979, il abandonne tout d'abord son mandat de conseiller général du canton de Lillebonne qu'il exerçait depuis

1947. Dix ans plus tard, il cesse ses fonctions de maire de Saint-Maurice-d'Etelan après avoir été élu conseiller

municipal de cette commune en 1947 puis premier magistrat en 1965. Après avoir présidé le Conseil régional de Haute Normandie de 1974 à 1981, il demeure simple conseiller régional jusqu'en 1992. En 1995, âgé de 76 ans, il ne se représente pas aux élections sénatoriales.

Il meurt le 19 novembre 2007 à l'âge de 88 ans.

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Photo de M. André BETTENCOURT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
Etat-civil
Né le 21 avril 1919
Décédé le 19 novembre 2007
Profession
Chef d'entreprise
Département
Seine-Maritime