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BURRET Robert

Ancien sénateur des Hautes-Pyrénées

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Sénateur le 24 octobre 1960 (en remplacement de M. Antoine BEGUERE, décédé)
  • Fin de mandat le 1er octobre 1965 (non réélu)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe des Républicains et Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

BURRET (Robert, Joseph, Marcel)

Né le 25 août 1906 à Camalès (Hautes-Pyrénées)

Décédé le 8 mars 1985 à Tarbes (Hautes-Pyrénées)

Sénateur des Hautes-Pyrénées de 1960 à 1965

Robert Burret naît au début du XXe siècle à Camalès, dans les Hautes-Pyrénées. Cette commune, à laquelle il devait rester fidèle toute sa vie, est située à une quinzaine de kilomètres de Tarbes. Robert Burret décide très tôt de servir l'Etat dans l'administration du Trésor, puis comme agent du cadastre. Il achève sa carrière comme technicien géomètre principal.

Robert Burret ceint l'écharpe de premier magistrat de Camalès en octobre 1947. Il préside aux destinées de son village natal jusqu'en 1965. La vie politique des Hautes-Pyrénées reste dominée par les radicaux-socialistes dans les années 1950 : en juin 1951 et janvier 1956, deux des trois sièges de députés du département reviennent à cette famille politique. Au Sénat, les Hautes-Pyrénées sont représentées par des radicaux pendant toute la IVe République. Le Conseil général est présidé par des élus se réclamant du radicalisme-socialisme jusqu'en 2008. C'est Jacques Fourcade, député de 1951 à 1959 et président de l'Assemblée de l'Union française, qui fait alors figure de principale personnalité des Indépendants et Paysans dans le département. La propriété de la famille Fourcade se situe à Vic-en-Bigorre, petite ville voisine de Camalès. Il n'est donc pas surprenant que Robert Burret, qui se reconnaît dans la droite modérée, soit considéré comme un proche de Jacques Fourcade.

Le maire de Camalès est élu conseiller général par le canton de Vic-en-Bigorre le 24 avril 1955. Il l'emporte au second tour avec 44,4% des suffrages exprimés sur le sortant radical-socialiste Pierre Bourda (39,1%) et le communiste Paul Dutrey (16,5%). Le 6 juillet suivant, l'élection est toutefois annulée par le tribunal administratif de Pau, au motif que le mandat de conseiller général est incompatible avec toute fonction d'agent salarié ou subventionné par l'assemblée départementale. Or, Robert Burret est agent du cadastre. Une élection cantonale partielle est organisée le 20 octobre 1957. Le maire de Camalès fait montre de détermination en s'y portant candidat. Le premier tour de scrutin lui permet d'arriver en tête devant Pierre Bourda, désormais président de la Fédération radicale-socialiste des Hautes-Pyrénées. Une semaine plus tard, Robert Burret retrouve son siège de conseiller général de Vic-en-Bigorre, grâce au soutien de 51,3% des électeurs. Il devance Pierre Bourda de 83 voix. Le contentieux électoral est rouvert par la Fédération radicale-socialiste du département, qui saisit alors le tribunal administratif de Pau. Les magistrats ne s'en dédisent pas et confirment au contraire leur jugement du 6 juillet 1955 en annulant la seconde élection de Robert Burret pour les mêmes raisons, le 27 novembre 1957. Le maire de Camalès porte alors l'affaire devant le Conseil d'Etat, qui rejette son pourvoi le 15 juillet 1958. Ni Robert Burret ni Pierre Bourda ne se portent candidats à l'élection partielle qui est ensuite organisée dans le canton de Vic-en-Bigorre en juillet 1959. Elle voit le succès du docteur Albert Battoue, qui exerce à Vic-en-Bigorre et est, lui aussi, proche du député Jacques Fourcade.

Les décisions du tribunal administratif de Pau ne dissuadent pas Antoine Béguère, conseiller général et maire de Lourdes, de choisir Robert Burret comme suppléant pour concourir aux élections sénatoriales du 26 avril 1959. Moins d'un an plus tôt, les grands électeurs des Hautes-Pyrénées ont envoyé deux radicaux les représenter au Palais du Luxembourg : Paul Baratgin, président du Conseil général, et Pierre Bourda, adversaire malheureux de Robert Burret aux élections cantonales de 1955 et 1957. Paul Baratgin est réélu sénateur dès le premier tour, le 26 avril 1959. 394 grands électeurs sur 740 lui expriment en effet leur confiance. Entrepreneur bien connu des maires des Hautes-Pyrénées, Antoine Béguère rassemble 281 voix au premier tour. Ce résultat se situe au-delà de l'audience traditionnelle de la droite modérée. Il devance le sortant Pierre Bourda (248 voix). Le maire de Lourdes obtient 378 suffrages sur 727 (52%) lors du scrutin décisif et devient sénateur des Hautes-Pyrénées. Robert Burret, suppléant du nouveau parlementaire, a donc défait Pierre Bourda à trois reprises, en 1955, en 1957 et en 1959, directement ou par personne interposée.

Antoine Béguère n'a guère le temps de donner sa mesure au Sénat, où il appartient au groupe des Républicains indépendants. Il meurt le 23 octobre 1960, pendant un match de rugby auquel il assistait depuis les tribunes, à Lourdes. Robert Burret lui succède alors comme sénateur des Hautes-Pyrénées. Il suit les traces de son prédécesseur en s'inscrivant au groupe des Républicains et en siégeant à la commission des affaires sociales de la Haute Assemblée. Il ne prend pas la parole en séance publique et ne dépose pas de proposition de loi entre 1960 et 1965. Il participe aux travaux de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la répartition des eaux et à leur protection contre la pollution à la fin 1963. L'année suivante, Robert Burret appartient à la commission mixte paritaire chargée de trouver un compromis entre le Sénat et l'Assemblée nationale sur le projet de loi relatif à certains personnels de navigation aérienne. Il approuve la réforme des régimes matrimoniaux le 11 mai 1965.

Candidat aux élections sénatoriales du 26 septembre 1965, Robert Burret est mis en difficulté par la candidature d'Etienne Achille-Fould. Le conseiller municipal d'Oléac-Debat, fils de l'ancien ministre Armand Achille-Fould, lui dispute en effet les voix centristes et modérées. Au premier tour, Paul Baratgin, sénateur sortant, connaît une réélection aisée. Avec 168 suffrages de grands électeurs sur 743, Robert Burret est en revanche devancé par son vieil adversaire radical Pierre Bourda (274 voix). Etienne Achille-Fould a pour sa part recueilli le soutien de 123 grands électeurs. Pierre Bourda prend sa revanche sur Robert Burret à l'occasion du scrutin décisif. 335 voix se portent sur son nom, contre 246 pour le sortant et 175 pour un autre candidat, Pierre Bayrie.

La trajectoire de Robert Burret témoigne de la vivacité des affrontements politiques dans les Hautes-Pyrénées des années 1950-1960. L'ancien sénateur semble avoir quitté définitivement la vie publique au lendemain de son échec. C'est à Tarbes qu'il décède, âgé de 78 ans.

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Photo de M. Robert BURRET, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe des Républicains et Indépendants
Etat-civil
Né le 25 août 1906
Décédé le 8 mars 1985
Profession
Technicien-géomètre
Département
Hautes-Pyrénées