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CAIVEAU Louis

Ancien sénateur de la Vendée

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 10 septembre 1981 (en remplacement de M. Lionel de TINGUY du POUET, décédé)
  • Elu le 28 septembre 1986
  • Fin de mandat le 27 février 1987 (décédé)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union Centriste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

CAIVEAU (Louis)

Né le 3 octobre 1924 à Saint-Hilaire-de-Riez (Vendée)

Décédé le 27 février 1987 à Challans (Vendée)

Sénateur de la Vendée de 1981 à 1987

Louis Caiveau grandit dans une famille modeste et très attachée à la terre de Vendée. Ses études supérieures le conduisent à l'Institut polytechnique de l'Ouest, à Nantes, où il obtient un diplôme d'ingénierie. A l'heure de créer son entreprise de travaux publics, il choisit la Vendée : il y fonde une société à la Libération et la dirige jusqu'au début des années 1980. Elu conseiller municipal de Saint-Hilaire-de-Riez en 1959, il en devient le maire six ans plus tard. L'entrepreneur nourrit d'ambitieux projets pour sa cité natale. Il fait le pari du tourisme et s'efforce dès lors de doter cette station balnéaire de l'ensemble des équipements nécessaires à son développement : places de campings, colonies de vacances, lotissements où se multiplient les résidences secondaires, équipements sportifs, etc... Son élection au conseil général de la Vendée, en 1970, vient saluer ce dynamisme. Louis Caiveau représente le canton de Saint-Gilles-Croix-de-Vie à l'Assemblée départementale jusqu'à sa mort. Centriste de tempérament et de convictions, il accepte d'être le suppléant de l'ancien ministre Lionel de Tinguy du Pouët pour les élections sénatoriales du 25 septembre 1977. Ce dernier obtient de représenter la Vendée au Palais du Luxembourg grâce au soutien de 659 grands électeurs sur 1 180 au 2e tour de scrutin. Lionel de Tinguy s'impose comme un des meilleurs spécialistes des finances locales au Sénat à la fin des années 1970 mais, victime d'une congestion cérébrale, il meurt au début du mois de septembre 1981. Louis Caiveau lui succède alors comme sénateur de la Vendée.

Il s'inscrit au groupe de l'Union centriste des démocrates de progrès (UCDP) et siège à la commission des affaires sociales du Sénat jusqu'à l'automne 1986. Il consacre sa première intervention dans l'hémicycle du Sénat, le 11 décembre 1981, à la discussion du budget des charges communes. C'est en opposant au gouvernement de Pierre Mauroy qu'il prend la parole. Après avoir ouvert son propos par un hommage à son prédécesseur Lionel de Tinguy du Pouët, il déplore que les crédits prévus pour couvrir les dépenses résultant de l'extension du secteur public soient insuffisants : cette « sous-estimation » est, selon lui, volontaire, car elle permet au pouvoir de gauche de « réduire, dans le budget de 1982, l'incidence du coût des nationalisations sur l'économie ». L'élu vendéen prévoit d'ores et déjà qu'un « correctif futur » devra remédier aux conséquences de ces prévisions trop optimistes. Louis Caiveau critique en outre l'affectation de « 270 millions de francs » à des « mesures nouvelles en faveur des emplois d'initiative locale », alors que les parlementaires n'ont « pas d'informations précises » sur le contenu des mesures en question. Le maire de Saint-Hilaire-de-Riez montre un goût très vif pour le travail législatif et s'intéresse à l'ensemble des questions liées au droit du travail et à la prise en charge des « risques » comme la vieillesse ou la maladie. Il fait surtout figure de spécialiste du budget annexe des prestations sociales agricoles (BAPSA), dont il est rapporteur pour avis pour 1983, 1984, 1985 et 1986. Le 30 novembre 1982, il dénonce ainsi le « désengagement de l'Etat », qui transfère « progressivement aux assurés, exploitants agricoles et autres, la charge financière du BAPSA ». Lors de cette même séance publique, il demande à la ministre de l'Agriculture, Edith Cresson, d'abaisser l'âge de la retraite à 60 ans non seulement pour les salariés agricoles, ce qui devait être fait le 1er avril 1983, mais aussi pour les « exploitants agricoles, dont les conditions de travail sont particulièrement pénibles ».

La commission des affaires sociales le désigne comme rapporteur de deux projets de lois relatifs aux caisses de mutualité sociale agricole en 1983. Le premier texte proroge le mandat des membres des conseils d'administration de ces caisses jusqu'à la fin de l'année 1984 ; le secon, que Louis Caiveau rapporte devant le Sénat le 18 octobre 1983, est d'une autre importance. Il instaure « une participation [...] accrue des salariés agricoles à la gestion de leur système de protection sociale », mais maintient l'« unité institutionnelle » de la Mutualité sociale agricole (MSA). Cette caisse assure en effet « une gestion décentralisée de tous les risques sociaux au sein d'une seule et même structure » et est administrée par des représentants des exploitants individuels, des exploitants employeurs et des salariés.

Louis Caiveau prend part à la discussion du budget du secrétariat d'Etat à la Mer le 28 novembre 1984. Il formule « les plus extrêmes réserves quant à l'adoption de ce budget ». Il reproche au secrétaire d'Etat Guy Lengagne de ne pas soutenir suffisamment l'effort des mareyeurs en faveur d'« une meilleure commercialisation des produits de la mer » et de ne pas prendre la mesure de la concurrence que l'Espagne et le Portugal opposeront aux marins-pêcheurs français quand ces pays entreront dans le Marché commun. Il ne ménage pas non plus le ministre de l'Intérieur lorsqu'il qualifie, le 27 juin 1985, de « véritable hold-up budgétaire [...] la modification unilatérale des règles de régularisation de la dotation globale de fonctionnement pour 1984 » et décrit comme alarmante la situation financière des collectivités locales. Louis Caiveau avait approuvé la loi de décentralisation préparée par Gaston Defferre, mais dans sa version modifiée par le Sénat (26 janvier 1982). Il se réjouit du retour au pouvoir de la droite et du centre au printemps 1986 et invite le gouvernement de Jacques Chirac à définir l'amélioration de la compétitivité des entreprises et le soutien à l'investissement comme les priorités de sa politique économique (11 juin 1986).

Le maire de Saint-Gilles-de-Riez affronte une vive concurrence lors des élections sénatoriales de l'automne 1986. Alors que l'Indépendant Michel Crucis et le gaulliste Jacques Oudin connaissent le succès dès le 1er tour, lui doit attendre un 2e vote pour être confirmé dans son mandat parlementaire. La candidature de l'ancien ministre Vincent Ansquer, membre du assemblement pour la République (RPR), l'a privé de précieux suffrages au 1er tour. Après que ce dernier s'est retiré, Louis Caiveau obtient une écrasante majorité : 1 011 voix sur 1 269 (79,7%).

Il rejoint la commission des affaires économiques de la Haute assemblée en octobre 1986 mais n'a guère le temps d'y donner sa mesure : il est en effet victime d'une malaise cardiaque fatal au début de l'année suivante. Le président du Sénat rend hommage à ce « travailleur, dur à la tâche, opiniâtre », qui « puisait dans un insuccès provisoire de nouvelles forces pour poursuivre plus avant son dessein », lors de la séance publique du 29 avril 1987.

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Photo de M. Louis CAIVEAU, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union Centriste
Etat-civil
Né le 3 octobre 1924
Décédé le 27 février 1987
Profession
Ancien entrepreneur de travaux publics
Département
Vendée