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CHEVÉ Jacqueline

Ancien sénateur des Côtes-d'Armor

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elue le 21 septembre 2008
  • Fin de mandat le 15 mars 2010 (décédée)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe Socialiste
  • Membre de la délégation aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

CHEVÉ (Jacqueline)

Née le 21 août 1961 à Merdrignac (Côtes-du-Nord) Décédée le 15 mars 2010 à Paris

Sénateur des Côtes-d'Armor de 2008 à 2010

C'est sur les terres de la Bretagne intérieure, à Merdrignac, au sud des Côtes-du-Nord, que Jacqueline Chevé voit le jour le 21 août 1961. Fille d'un instituteur militant socialiste, elle hérite de ses convictions politiques et sociales. Très jeune, elle s'engage dans le monde associatif pour venir en aide aux plus vulnérables. D'abord animatrice socio-culturelle, elle prend ensuite la direction de la mission locale de Loudéac, organisme chargé de l'insertion professionnelle et sociale des jeunes.

Son engagement social l'amène à s'investir dans la politique. Jacqueline Chevé devient ainsi collaboratrice parlementaire de Didier Chouat, député socialiste de la troisième circonscription des Côtes- d'Armor, de 1997 à 2002. Très engagée dans le milieu associatif à Loudéac, notamment à l'Amicale laïque, elle obtient son premier mandat électif dans cette cité située à l'ouest de sa commune natale, en plein Arcoat : elle fait son entrée au conseil municipal de Loudéac en 2002.

Menant de front action sociale et carrière politique, elle devient directrice du foyer-logement de Lamballe en 2002. Puis elle est élue conseiller régional de Bretagne en 2004 sur la liste d'Union de la gauche conduite par l'ancien secrétaire d'État à la Mer Jean-Yves Le Drian. Réélue conseiller municipal en mars 2008 sur la liste du socialiste Robert Rault, elle brigue ensuite un mandat parlementaire aux élections sénatoriales du 21 septembre

2008. Candidate sur la liste d'union du Parti socialiste et du Parti communiste français, elle est élue sénateur des Côtes-d'Armor dès le premier tour avec 914 des 1 605 suffrages exprimés. La liste sur laquelle elle se présente remporte les trois sièges sénatoriaux à pourvoir dans les Côtes-d'Armor : le maire socialiste de Bourbriac Yannick Botrel et le sénateur communiste sortant Gérard Le Cam sont également élus, avec respectivement 926 et 880 voix.

Dès son entrée au Palais du Luxembourg, Jacqueline Chevé démissionne de sa fonction de directrice du foyer-logement de Lamballe afin de se consacrer entièrement à la vie politique, et quitte le conseil municipal de Loudéac auquel elle avait été réélue en mars 2008. À la Haute assemblée, elle s'inscrit au groupe socialiste. Son engagement social la porte tout naturellement à rejoindre la commission des affaires sociales ainsi que la délégation du Sénat aux droits des femmes et à l'égalité des chances entre les hommes et les femmes.

Il n'est également guère étonnant qu'au cours de son mandat sénatorial l'élue costarmoricaine se fasse surtout entendre sur les questions sociales les plus diverses, à commencer par celles qui concernent la famille. Jacqueline Chevé se préoccupe en particulier de l'adoption. Elle dépose ainsi, en 2009, des propositions de loi à ce sujet et, notamment, sur l'adoption par les partenaires liés par un pacte civil de solidarité. Elle signe également des propositions de loi sur la reconnaissance des unions, conclues dans un autre État de l'Union européenne, sans considération de l'orientation sexuelle (2008), sur les violences conjugales et leurs conséquences sur les enfants (2009) et sur l'autorisation et l'encadrement de la gestation pour autrui (2010).

Elle s'attache aussi à défendre les plus vulnérables. En 2008, elle s'exprime ainsi à propos des logements locatifs sociaux, de la revalorisation du minimum vieillesse, du droit à la retraite anticipée pour carrière longue, de la situation des hôpitaux et des personnes handicapées. En 2009, elle dépose également des propositions de loi sur la lutte contre le logement vacant, sur l'instauration d'une aide au départ en vacances pour les enfants, et sur

le financement des régimes d'assurance vieillesse des fonctions publiques hospitalière et territoriale. Nommée secrétaire de la commission spéciale sur le crédit à la consommation en 2009, elle présente la même année un texte visant à encadrer ce dernier et à instaurer un crédit social en faveur des ménages modestes.

Également désireuse de réduire les inégalités salariales, elle dépose en 2008 une proposition de loi sur l'encadrement des rémunérations des dirigeants d'entreprises et la réforme de leur statut, puis une autre en 2009 tendant à créer une contribution exceptionnelle de solidarité des entreprises ayant réalisé des bénéfices records. Elle présente de même, en 2010, un texte relatif aux règles de cumul et d'incompatibilité des mandats sociaux dans les sociétés anonymes.

Outre les questions sociales, l'élue bretonne se soucie régulièrement du fonctionnement des institutions et de la vie politique. Elle dépose plusieurs propositions de loi relatives au vote des Français de l'étranger : sur l'élargissement du collège électoral des sénateurs les représentant (2008 et 2009), sur leur vote électronique et par correspondance pour l'élection présidentielle et les référendums (2008) et sur la composition de leur Assemblée (2009). Elle présente aussi des textes sur l'application de l'article 68 de la Constitution relatif au statut pénal du président de la République et sur la création d'un Observatoire parlementaire des fichiers (2009).

Elle s'intéresse enfin à des sujets très variés, qu'il s'agisse de l'aménagement de l'entrée des villes, de la concentration dans le secteur des médias, de l'institution d'une taxe de sûreté portuaire (2009) ou de la réforme de la garde à vue (2010). Elle s'abstient sur la loi généralisant le revenu de solidarité active et réformant les politiques d'insertion en 2008 et ne prend pas part au vote de la loi favorisant la diffusion et la protection de la création sur Internet en 2009. Membre du groupe sénatorial d'amitié France-Afrique de l'Ouest, elle est également secrétaire du groupe France-Canada.

Affectée par une longue maladie, Jacqueline Chevé se bat contre elle pendant plusieurs années tout en poursuivant sa carrière politique. La maladie a finalement raison d'elle le 15 mars 2010 : elle y succombe à l'âge de quarante-huit ans, au lendemain du premier tour des élections régionales lors desquelles elle se représentait en dixième position sur la liste conduite dans les Côtes-d'Armor par le président socialiste du Conseil régional de Bretagne, Jean-Yves Le Drian. Elle est alors remplacée au Sénat par son suppléant Ronan Kerdraon, maire socialiste de Plérin.

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Photo de Mme Jacqueline CHEVÉ, ancienne sénatrice
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Née le 21 août 1961
Décédée le 15 mars 2010
Profession
Directrice de foyer logement
Département
Côtes-d'Armor