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DUMONT Raymond

Ancien sénateur du Pas-de-Calais

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 1er octobre 1978 (en remplacement de M. Léandre LETOQUART, démissionnaire)
  • Elu le 25 septembre 1983
  • Fin de mandat le 2 octobre 1984 (démissionnaire)

Fonctions exercées au cours de ses mandats de sénateur

  • Secrétaire de la commission des affaires économiques

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe Communiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

DUMONT (Raymond)

Né le 13 octobre 1925 à Saint-Léonard (Pas-de-Calais)

Décédé le 9 mai 2009 à Manosque (Alpes-de-Haute-Provence) Sénateur du Pas-de-Calais de 1978 à 1984

Fils d'un employé de commerce, Raymond Dumont voit le jour le 13 octobre 1925 à Saint-Léonard, dans le Pas-de-Calais. Après avoir passé ses premières années en Angleterre, il obtient le baccalauréat puis étudie à l'École normale d'instituteurs d'Arras. À la sortie de celle-ci, il devient instituteur dans le Pas-de-Calais, successivement à Achicourt, Sallaumines et Outreau.

Parallèlement à sa carrière professionnelle, il s'engage en politique. Devenu membre de la Jeunesse communiste en 1944, il adhère au Parti communiste français (PCF) en 1945. Nommé secrétaire de la section de Boulogne-sur-Mer dès 1946, il exerce son premier mandat électif de 1959 à 1965 comme conseiller municipal de Saint-Étienne-au-Mont, commune située au sud de Boulogne-sur-Mer.

Raymond Dumont voit ensuite ses responsabilités s'accroître au sein du PCF. En 1964, il est élu secrétaire de la fédération communiste du Pas-de-Calais, fonction qu'il occupe jusqu'en 1977. Toujours en 1964, il est élu membre suppléant du comité central du PCF avant d'en être nommé titulaire de 1967 à 1979.

Il siège par ailleurs au Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais à partir de 1973. Vice-président de l'assemblée régionale, il préside la commission de développement économique de la région de 1979 à 1982.

Il se présente aux élections sénatoriales le 22 septembre 1974 mais la liste communiste ne recueille que

670 des 3 382 suffrages exprimés et un seul siège, qui revient au sénateur sortant Léandre Letoquart.

Ce dernier démissionne toutefois de son mandat sénatorial dès le 1er octobre 1978 pour mieux se consacrer à la mairie d'Avion et à la vice-présidence du Conseil général du Pas-de-Calais. Raymond Dumont, son suivant de liste, fait alors son entrée à la Haute Assemblée. Il est par la suite réélu dès le premier tour aux élections sénatoriales du 25 septembre 1983 : 884 des 3 700 suffrages exprimés se portent sur son nom.

Au Palais du Luxembourg, il s'inscrit au groupe communiste dont il est devient vice-président en 1979. Membre de la commission des affaires économiques, il en assure le secrétariat à partir de 1979.

Très assidu, il prend part à la discussion de très nombreux textes. L'élu du Pas-de-Calais, grande terre minière en crise, se préoccupe d'abord de la diminution de la production charbonnière, des fermetures progressives des mines du bassin houiller et de la situation des mineurs. C'est du reste en raison de la présence de nombreux mineurs d'origine polonaise dans le Pas-de-Calais qu'il devient membre de la présidence nationale de l'Association d'amitié France-Pologne. Il dépose ainsi au Sénat des propositions de loi relatives à la suppression de la taxe sur la valeur ajoutée sur les attributions de charbon aux agents des houillères (1978) et au maintien du régime spécial aux ayants droit des affilés au régime minier (1979). Il est aussi l'auteur, en 1980, d'une proposition de loi visant à valoriser les réserves charbonnières du bassin des Cévennes.

Ne se contentant pas de se soucier de la seule industrie houillère, Raymond Dumont suit l'ensemble des questions énergétiques. Il intervient au Sénat en 1980 aussi bien au sujet des économies d'énergie et de l'utilisation de la chaleur que du contrôle et de la protection des matières nucléaires. En 1982, il prend également la parole pour critiquer le recours exclusif au pétrole et plaider en faveur de l'énergie nucléaire.

Plus largement, il s'intéresse à tous les sujets économiques, à commencer par les deux grands projets de loi du gouvernement socialiste de Pierre Mauroy : celui de nationalisation, en 1981-1982, et celui sur la

planification, en 1982. Il est d'ailleurs nommé membre de la délégation parlementaire du Sénat pour la planification en 1982 et se voit confier son secrétariat en 1983.

Il fait part de ses inquiétudes au sujet des ravages provoqués par la crise dans l'industrie française et surtout dans son Pas-de-Calais. Il s'alarme ainsi des difficultés de l'automobile (1980), du textile (1980 et 1982) et de la sidérurgie (1979 et 1981). Inquiet des conséquences sociales de la crise et de la hausse du chômage, il dépose en 1978 une proposition de loi sur les interventions des établissements publics régionaux en faveur de l'emploi. Il critique en outre, en 1981, l'absence de stratégie industrielle.

Il se soucie aussi naturellement des questions maritimes, lui l'élu d'un département dans lequel l'activité portuaire occupe une place importante, notamment à Boulogne-sur-Mer et à Calais. Il s'exprime ainsi sur le trafic dans le détroit du Pas-de-Calais (1978), le Crédit maritime mutuel et l'Institut français de recherche pour l'exploitation de la mer (1984). Il est par ailleurs rapporteur du projet de loi sur la réorganisation des pêches maritimes en 1984.

Le sénateur communiste prend également la parole en séance publique à la Haute Assemblée à propos des droits des travailleurs, qu'il s'agisse du contrat de travail à durée déterminée (1978), de la durée maximale hebdomadaire du travail (1978) ou de la participation des employeurs au financement des transports publics urbains (1982).

Enfin, il intervient sur les sujets les plus divers : la fiscalité directe locale (1978), les responsabilités des collectivités locales (1979), la loi d'orientation agricole (1980), les droits et les obligations des locataires et des bailleurs (1982) ou la création d'une société nationale d'exploitation industrielle des tabacs et allumettes (1984).

S'il se prononce contre la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en

1980, il vote la loi portant abolition de la peine de mort en 1981 et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982. Il s'abstient par ailleurs sur la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982.

Six ans après avoir lui-même succédé à un sénateur démissionnaire, Raymond Dumont quitte à son tour volontairement le Palais du Luxembourg le 3 octobre 1984 afin de prendre sa retraite politique. Il n'avait du reste accepté de conduire la liste communiste aux élections sénatoriales de l'année précédente qu'à condition de pas aller au terme de son mandat. Il est ainsi remplacé à la Haute Assemblée par son suivant de liste, le maire d'Auchel Jean-Luc Bécart.

Raymond Dumont se retire alors loin de son Pas-de-Calais natal, à Manosque, en Haute-Provence. C'est dans cette cité qu'il s'éteint le 9 mai 2009, à l'âge de quatre-vingt-trois ans.

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Photo de M. Raymond DUMONT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Communiste
Etat-civil
Né le 13 octobre 1925
Décédé le 9 mai 2009
Profession
Instituteur
Département
Pas-de-Calais