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GUILLAUMOT Paul

Ancien sénateur de l'Yonne

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Devenu Sénateur le 3 juillet 1959 (en remplacement de M. Philippe de RAINCOURT, décédé)
  • Elu le 22 septembre 1968
  • Réélu le 25 septembre 1977
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (ne se représente pas)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires économiques
  • Membre du Groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


GUILLAUMOT (Paul)

Né le 8 juillet 1913 à Molesmes (Yonne)

Décédé le 11 novembre 2011 à Perrigny (Yonne)

Sénateur de l'Yonne de 1959 à 1986

Paul Guillaumot voit le jour le 8 juillet 1913, à Molesmes, petite commune de l'Auxerrois. Il embrasse la profession d'agriculteur et exploite une ferme dans le village de Taingy, situé à vingt-quatre kilomètres au sud-ouest d'Auxerre et peuplé de quelque cinq cents âmes. Reconnu pour sa compétence, il est appelé à siéger dans les principaux organismes agricoles icaunais : membre de la Chambre d'agriculture de l'Yonne à partir de 1954, il préside l'Union des coopératives laitières de l'Yonne et de la Nièvre.

Il ne se contente toutefois pas d'exercer des responsabilités au sein du monde agricole de l'Yonne. Dès la fin de la Seconde guerre mondiale, il s'engage également dans la vie publique de son département. Il est ainsi élu maire de Taingy en mai 1945. Constamment reconduit, il administre cette petite commune rurale sans aucune interruption jusqu'en mars 1983. Parallèlement à son mandat municipal, Paul Guillaumot siège à l'assemblée départementale de l'Yonne pendant quatre décennies : il est conseiller général du canton de Courson-les-Carrières de 1945 à 1985.

Il se présente comme suppléant de Philippe de Raincourt, sénateur indépendant de l'Yonne depuis 1948, aux premières élections à la Haute assemblée de la Ve République, le 26 avril 1959. Réélu aisément dès le premier tour avec 497 des 888 suffrages exprimés, le maire de Saint-Valérien trouve la mort le 2 juillet suivant dans un accident de la circulation. Paul Guillaumot le remplace par conséquent au Sénat dès le lendemain.

Bien implanté sur la scène politique icaunaise, il voit son mandat sénatorial renouvelé lors des élections du 22 septembre 1968. Tête de liste des Républicains indépendants dans l'Yonne, le premier édile de Taingy retrouve son fauteuil au Sénat dès le premier tour : il recueille 642 des 890 suffrages exprimés, devançant son colistier Jacques Piot, maire de Chéroy, élu avec 625 voix.

Il est ensuite reconduit par les grands électeurs de l'Yonne lors du renouvellement sénatorial du 25 septembre 1977. Après avoir obtenu 374 des 934 suffrages exprimés au premier tour, il est réélu au second avec 420 des 924 suffrages exprimés, devant le président du Conseil général de l'Yonne et ancien ministre Jean Chamant qui réunit 344 voix.

Au Palais du Luxembourg, Paul Guillaumot s'inscrit au groupe des Républicains indépendants, devenu en 1977 celui de l'Union des républicains et des indépendants. Membre de la commission des affaires sociales de 1959 à 1967, il siège par la suite au sein de celle des affaires économiques jusqu'en 1986. Il est par ailleurs élu membre de la commission de contrôle sur les établissements chargés d'accueillir les personnes âgées en 1982.

Très occupé par ses mandats de maire et de conseiller général, il se montre d'une grande discrétion durant les vingt-sept années qu'il passe au Sénat : il ne procède à aucun dépôt législatif et ne prend que rarement la parole en séance publique. L'ensemble de ses interventions concernent un domaine qui lui est éminemment cher : l'agriculture. Le président de l'Union des coopératives laitières de l'Yonne et de la Nièvre s'intéresse principalement à l'élevage et à la production laitière. Il s'exprime ainsi au sujet de la baisse du prix des produits laitiers en 1968, des vaches laitières en 1971, de l'organisation interprofessionnelle laitière en 1974, du rôle de l'office interprofessionnel de l'élevage ainsi que de la situation de la production porcine et de l'aviculture en 1983. Officier du Mérite agricole et membre du groupe d'études sénatorial pour l'aménagement rural, Paul Guillaumot se préoccupe également du fonds national de solidarité pour les agriculteurs en 1970, de l'indemnité viagère de départ et du remembrement en 1971, de la taxe professionnelle pour les coopératives et unions de coopératives agricoles en 1975 et de la politique agricole commune en 1983.

La seule de ses interventions à la tribune du Palais du Luxembourg qui n'a pas directement trait aux questions agricoles est sa présentation du rapport pour avis sur le budget de l'environnement en 1982, en remplacement de son collègue républicain indépendant de la Meurthe-et-Moselle Richard Pouille, alors empêché.

Paul Guillaumot vote la loi autorisant le Gouvernement à prendre, par application de l'article 38 de la Constitution, certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'État, à la pacification et à l'administration de l'Algérie en 1960, la loi portant réforme des régimes matrimoniaux en 1965, la loi Neuwirth relative à la régulation des naissances en 1967, la loi portant création et organisation des régions en 1972, la loi Royer d'orientation du commerce et de l'artisanat en 1973, la loi fixant à dix-huit ans l'âge de la majorité en 1974, la loi Veil relative à l'interruption volontaire de grossesse en 1974, la loi portant réforme du divorce en 1975, la loi Peyrefitte renforçant la sécurité et protégeant la liberté des personnes en 1980, la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982 et la loi relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982. Il se prononce en revanche contre la loi portant abolition de la peine de mort en 1981.

Vingt-sept ans après avoir fait son entrée à la Haute assemblée, Paul Guillaumot choisit de ne pas se représenter aux élections sénatoriales du 28 septembre 1986. C'est le fils de Philippe de Raincourt, Henri, qui lui succède.

Ayant déjà renoncé à la mairie de Taingy en 1983 et au canton de Courson-les-Carrières en 1985, celui que l'ancien ministre et maire d'Auxerre, Jean-Pierre Soisson, considérait comme son « père spirituel » quitte définitivement la scène politique. Né un an avant le déclenchement de la Première guerre mondiale, il s'éteint le 11 novembre 2011, jour de la commémoration de l'armistice, à l'âge de quatre-vingt-dix-huit ans dans la maison de retraite de Perrigny, près d'Auxerre.

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Photo de M. Paul GUILLAUMOT, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de l'Union des Républicains et des Indépendants
Etat-civil
Né le 8 juillet 1913
Décédé le 11 novembre 2011
Profession
Agriculteur
Département
Yonne