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LAKHDARI Mohamed

Ancien sénateur de Constantine

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Elu le 31 mai 1959
  • Fin de mandat le 4 juillet 1962 (cessation de mandat (en application de l'ordonnance n°62-737 du 03-07-1962 consécutive à l'indépendance de l'Algérie))

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des affaires sociales
  • Membre du Groupe de la Gauche Démocratique

Travaux parlementaires

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République

LAKHDARI (Mohammed, Larbi)

Né le 1er janvier 1899 à Biskra (Algérie)

Décédé le 17 mars 1971 à Birmandreis (Algérie)

Sénateur de Constantine de 1959 à 1962

Après des études primaires et supérieures au lycée franco-musulman d'Alger, Mohammed Larbi Lakhdari, diplômé de législation algérienne et breveté de langue arabe, travaille en qualité d'interprète au tribunal de Batna. Licencié en droit, il devient conseiller des affaires musulmanes, magistrat, juge d'instruction, avant d'exercer les fonctions de conseiller technique à la sous-préfecture d'Aïn-M'Lila, à partir de 1957. Entre temps, il a siégé au conseil municipal de Batna, de 1932 à 1936.

Le 31 mai 1959, il se présente aux élections sénatoriales sur la « liste d'Union pour la paix et le Plan de Constantine », dirigée par Chérif Benabyles. Les quatre candidats - Léopold Morel et Ahmed Bentchicou sont respectivement inscrits en 2e et 4e positions - sont élus au second tour, avec 257 voix sur 657 suffrages exprimés.

Au Palais du Luxembourg, Mohammed Larbi Lakhdari est nommé membre de la commission des affaires sociales, et s'inscrit au groupe sénatorial de la Gauche démocratique. Il figure parmi les membres de la commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi relatif à la promotion sociale en Algérie et assurant, par des mesures exceptionnelles, la promotion des Français musulmans. En 1960, il vote pour le projet de loi autorisant le Gouvernement à prendre certaines mesures relatives au maintien de l'ordre, à la sauvegarde de l'Etat, à la pacification et à l'administration de l'Algérie.

Durant sa carrière sénatoriale, il ne dépose ni rapport, ni proposition de loi, mais prend la parole une fois en séance publique, lors de l'examen du projet de loi de finances rectificative pour 1961. A cette occasion, il dénonce la violence qui règne en Algérie : « Après la trêve décidée unilatéralement par le général de Gaulle en Algérie, on a relâché des prisonniers des camps et à Barika, petit centre du département des Aurès, on a libéré des prisonniers qui étaient détenus depuis très longtemps et, avant qu'ils ne soient arrivés chez eux, des harkis sont sortis des casernes et les ont égorgés. Ces faits ont été portés à la connaissance du préfet de Batna ; les harkis ont été arrêtés. Ils ont prétendu que leurs officiers leur en avaient donné l'ordre. Voilà le travail que font les harkis en Algérie. Je n'ajoute rien. »

Suite à l'indépendance de l'Algérie, et à l'ordonnance n° 62-737 du 3 juillet 1962 mettant fin à son mandat, Mohammed Larbi Lakhdari se retire de la vie publique. Il décède neuf ans plus tard, sur sa terre natale.

Il était chevalier de la Légion d'honneur.

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Photo de M. Mohamed LAKHDARI, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe de la Gauche Démocratique
Etat-civil
Né le 1er janvier 1899
Décédé le 17 mars 1971
Profession
Conseiller des Affaires musulmanes
Département
Constantine