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LE BELLEGOU-BEGUIN Geneviève

Ancien sénateur du Var

  • Vème République

    Ancien sénateur de la
    Ve République

Election

  • Sénateur le 27 septembre 1981 (en remplacement de M. Guy DURBEC, député)
  • Fin de mandat le 1er octobre 1986 (non réélue)

Situation en fin de mandat

  • Membre de la commission des lois constitutionnelles, de législation, du suffrage universel, du Règlement et d'administration générale
  • Membre du Groupe Socialiste

Extraits de la table nominative :

Biographie

Ve République  (Extrait du Dictionnaire des parlementaires français)

Ve République


LE BELLEGOU-BÉGUIN (Geneviève)

Née le 15 avril 1926 à Toulon (Var)

Décédée le 27 avril 2012 à Toulon (Var)

Sénateur du Var de 1981 à 1986

Geneviève Le Bellegou voit le jour à Toulon le 15 avril 1926. Fille d'Édouard Le Bellegou, avocat membre de la Section française de l'internationale ouvrière, elle suit les traces de son père. Ainsi fait-elle comme lui des études de droit. Devenue avocate, elle s'inscrit en 1948 au barreau de Toulon, dont son père est bâtonnier en 1950 et 1951. Elle épouse en 1950 l'un de ses confrères, Adolphe Béguin, qui dirige ensuite le cabinet d'Édouard Le Bellegou lorsque celui-ci devient maire de Toulon en 1953.

Parallèlement à sa carrière d'avocate, elle se tourne vers l'enseignement supérieur. Ayant rédigé une thèse sur l'évolution des institutions municipales toulonnaises des origines au milieu du XVIe siècle, Geneviève Le Bellegou-Béguin est en effet docteur en droit. À partir de 1951, elle devient professeur à la faculté libre de droit de Toulon avant d'y exercer aussi les fonctions de doyen. Elle est également chargée d'enseignement au département gestion de l'Institut universitaire de technologie de Toulon.

À la suite du décès de son père, victime d'un accident de la route le 5 décembre 1972, elle décide de reprendre son héritage politique. Auparavant premier magistrat socialiste de Toulon de 1953 à 1959, Édouard Le Bellegou était en effet sénateur du Var depuis 1959 et maire d'Aups depuis 1965. Geneviève Le Bellegou-Béguin s'engage ainsi à son tour dans la vie publique en 1973 : elle adhère au parti socialiste et prend immédiatement la succession de son père à la tête de la mairie d'Aups. Aisément réélue en 1977 et 1983, elle administre cette commune rurale du Haut-Var jusqu'en 1989. Présidente de l'Union départementale de la fédération des élus socialistes et républicains, elle est vice-présidente de l'Association des maires du Var. Elle siège également, à partir de 1973, au Conseil régional de Provence-Alpes-Côte d'Azur dont elle est vice-présidente.

Elle se présente en outre à l'élection sénatoriale partielle organisée dans le Var le 27 septembre 1981 afin de pourvoir le siège du socialiste Guy Durbec. Sénateur depuis octobre 1978, ce dernier avait abandonné son fauteuil après avoir été élu député de la troisième circonscription varoise le 21 juin 1981. Candidate imposée par le bureau exécutif du Parti socialiste au détriment du maire de Salernes Raymond Nicoletti, Geneviève Le Bellegou-Béguin n'arrive qu'en deuxième position à l'issue du premier tour : avec 412 des 1 133 suffrages exprimés, elle est nettement devancée par l'ancien député de l'Union pour la démocratie française Arthur Paecht qui réunit 553 voix. Elle est toutefois élue de justesse au second tour : avec 571 des 1 136 suffrages exprimés, elle l'emporte avec seulement six voix d'avance sur Arthur Paecht. Geneviève Le Bellegou-Béguin devient ainsi la première femme parlementaire du Var.

Au Palais du Luxembourg, elle rejoint le groupe socialiste. Membre de la commission des affaires sociales en 1981 et 1982, elle siège ensuite à celle des lois de 1982 à 1986. Elle est par ailleurs nommée membre de plusieurs commissions de contrôle : celle sur les services de l'État chargés du maintien de la sécurité publique (1982), celle sur les établissements chargés d'accueillir les personnes âgées (1982) et celle sur les conditions de la lutte contre le terrorisme (1983).

Au cours de son mandat sénatorial, l'une des rares femmes élues de la Haute assemblée, elle se préoccupe plus particulièrement de la condition féminine. Elle s'exprime notamment en 1981 et 1982 à propos du budget du ministère des droits de la femme, confié à Yvette Roudy par le président de la République François Mitterrand. Elle se soucie également de la formation professionnelle, et de l'égalité des femmes avec les hommes dans le monde du travail. Elle intervient en outre en 1982 à propos de la couverture des frais afférents à l'interruption volontaire de grossesse non thérapeutique, ainsi qu'au sujet de la situation des conjoints d'artisans et de commerçants travaillant dans l'entreprise familiale.

Plus largement, la sénatrice varoise s'intéresse à la famille. Elle rapporte ainsi en 1982 la proposition de loi sur l'établissement de la filiation naturelle. Elle prend aussi la parole sur l'aide financière aux jeunes ménages (1983) et l'intervention des organismes débiteurs des prestations familiales pour le recouvrement des créances alimentaires impayées (1984).

Cette avocate et professeur de droit suit par ailleurs de près les questions judiciaires dans les débats du Sénat. Juge suppléante de la Haute Cour de Justice de 1983 à 1986, elle rapporte en 1985 la proposition de loi relative à la protection des personnes victimes de diffamation. Elle intervient aussi sur le règlement judiciaire, le renforcement des droits des personnes en matière de déplacement en détention provisoire (1984) et la réforme de la procédure d'instruction pénale (1985). Lors de l'examen du budget de la Justice en 1984, elle s'exprime sur des sujets aussi divers que l'informatisation des juridictions, la création d'emplois de magistrats et de greffiers, l'éducation surveillée et les conditions de détention en prison.

Elle s'intéresse en outre à des questions très variées, qu'il s'agisse des droits et obligations des fonctionnaires, des difficultés des entreprises (1983), de la formation professionnelle continue, du Conseil économique et social (1984), de l'indemnisation des victimes d'accidents de la circulation (1985) ou de l'élection des députés à la représentation proportionnelle (1986).

Elle vote la loi portant abolition de la peine de mort en 1981 et celle relative aux prestations de vieillesse, d'invalidité et de veuvage en 1982. Elle s'abstient en revanche sur la loi Deferre relative aux droits et libertés des communes, des départements et des régions en 1982.

Elle perd toutefois son siège sénatorial dès les élections du 28 septembre 1986. Avec seulement 321 des 1 388 suffrages exprimés, elle est battue par les trois candidats de la liste d'union de la droite. Le président du Conseil général du Var, Maurice Arreckx, obtient en effet 848 voix, le maire de Toulon, François Trucy, 820 et le maire de Saint-Raphaël, René-Georges Laurin, 702. Pour la première fois depuis 1876, la gauche varoise ne remporte aucun fauteuil sénatorial.

Geneviève Le Bellegou-Béguin conserve néanmoins son fauteuil de maire d'Aups jusqu'en 1989. À cette date, elle choisit de se retirer de la vie politique.

Officier de la Légion d'honneur et des Palmes académiques, elle s'éteint le 27 avril 2012 à Toulon, à l'âge de quatre-vingt-six ans.

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Photo de Mme Geneviève LE BELLEGOU-BEGUIN, ancien sénateur
Appartenance politique
Membre du Groupe Socialiste
Etat-civil
Née le 15 avril 1926
Décédée le 27 avril 2012
Profession
Avocate
Département
Var